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Les guides de tourisme
Livre
Hebdo, revue hebdomadaire du Syndicat
national de l'édition consacre
traditionnellement un numéro spécial au tourisme et aux voyages en
mars, chaque année.
L'édition touristique :
ce sont 1 150 ouvrages publiés en 2000 par l'édition francophone,
principalement des guides de voyages. Les objets principaux des
guides de voyage sont :
Le repérage :
itinéraire, hôtellerie, restauration (ex. : Guide
du routard)
L'offre culturelle : monuments, sites, curiosités, musées, (ex. : Guides
Michelin "verts"
et assimilés,
Guides bleus)
Le marché est très
concentré, dominé largement par le trio Hachette - Michelin - Gallimard qui
à eux seuls représentent environ 80 % du marché - mais des éditeurs
de taille plus modeste se taillent des parts considérables, par
exemple Le Petit
Futé, avec en
2000 une production de 300 titres. Certains guides accueillent de la
publicité, présentée clairement en tant que telle.
L'édition touristique se
caractérise également par une production de niche :
Rivages :
avec les destinations de charme (un profil de clientèle),
Autrement : approche littéraire des
destinations, à travers le regard d'écrivains, (un profil
d'écriture),
Parigramme : plus de 100 titres
consacrés exclusivement à Paris, notamment avec la collection Le
Guide du promeneur (une destination unique),
Editions du Plaisancier : consacré
exclusivement à la navigation de plaisance, (une activité unique
pour une clientèle très ciblée),
Guides CitySpeaker :
une collection de guides culturels et pratiques à télécharger sous
la forme de fichiers audio, lisibles sur un baladeur numérique,
Rando
Editions :
spécialisé sur les ouvrages de randonnées dans les Pyrénées, (une
destination unique et une activité unique).
ou encore Solilang dont
Repères de vie quotidienne proposent aux voyageur de faire des
expériences de voyage, en partageant leur vie de tous les jours.
De plus, contrairement à d'autres domaines éditoriaux, les éditeurs
provinciaux, parfois liés à des groupes de presse importants, ce qui
favorise leur diffusion locale, sont très bien représentés : par
exemple, Ouest
France ou
Rando Editions.
Nouveaux supports
La plupart des éditeurs
de guides touristiques amorce en ce moment un virage vers les
supports électroniques en ligne, tout en n'abandonnant pas le papier
qui a pour lui d'être itinérant, quoique pesant, et qui présente de
plus l'inconvénient majeur d'être obsolète quasiment dès sa
parution, notamment pour les renseignements pratiques.
Le guide sur support
électronique, notamment en ligne, a pour lui d'être mis à jour
instantanément. Il est particulièrement adapté à un public de niche,
qui prépare activement son voyage, qui recherche des informations
fiables et qui dispose d'outils informatiques et télématiques.
L'édition de guides touristiques s'intéresse de plus en plus aux
nouveaux supports, notamment mobiles.
Un bel exemple sur
support électronique est proposé par l'éditeur australien Lonely
Planet (qui édite encore principalement sur support
papier) dont le site francophone reçoit 80 000 visiteurs par mois en
2001, (il faut préciser que son site anglophone reçoit près de 3
millions de visiteurs par mois). Ce site n'est pas encore marchand,
la fonction portail est privilégiée, mais Lonely Planet travaille à
un projet de guide vendu directement en ligne. Des guides créés par
LP sont déjà disponibles sur PSP pour certaines grandes villes
européennes.
Le Guide du Routard est
l'éditeur de guides dont le site est le plus visité (en 2007, le
site comptabiliserait plus de 700 000 pages vues par jour10),
et son offre s'est désormais élargie à des guides audio, en
partenariat avec Nouvelles Frontières, et des guides sur GPS, en
partenariat avec le constructeur Navigon. Quant à Michelin,
certaines bonnes adresses issues des Guides Rouges ou des Guides
Verts sont désormais disponibles sur les GPS développés par la
marque.
Mais les guides
francophones sont globalement en retard par rapport à l'offre sur
support électronique des guides anglophones : le site
lonelyplanet.com propose des extraits de chapitres à télécharger ;
Rough Guides propose plusieurs solutions comme la consultation
intégrale de guides en ligne, des podcasts, des guides sous forme de
ebooks, des cartes interactives et des bonnes adresses à télécharger
sur un iPod ; DK a lancé a lancé un nouveau site interactif consacré
au voyage, basé sur les informations des collections Eyewitness
À côté du « tourisme de vacances », il existe des activités de
tourisme spécifiques, dont certaines assez anciennes, qui
bénéficient en général d'une bonne santé économique et apportent un
complément aux recettes du tourisme de masse. Parmi ces activités,
on peut citer le tourisme lié à des occupations sportives (golf,
pêche, équitation…), le tourisme culturel et religieux, les parcs de
loisirs (parc Disneyland Paris, parc Astérix), le tourisme de santé
(thermalisme) et le tourisme d'affaires qui bénéficie des effets de
la mondialisation des échanges. Dans la mesure où les dépenses des «
touristes d'affaires » sont des frais professionnels et non
personnels, ils séjournent moins longtemps que les vacanciers mais
ont tendance à dépenser davantage par visite. Un marché annexe, le
secteur des réunions, séminaires, congrès et salons, connaît un
grand développement. Des villes asiatiques comme Hong Kong et
Singapour ont récemment mis en place des infrastructures de grande
qualité, capables de concurrencer les centres d'Europe et d'Amérique
du Nord. Paris demeure la première ville de congrès au monde.
Les
personnes qui voyagent sont appelés « voyageurs »,
ou dans certains modes de transport « passagers ».
Historiquement motivé par des raisons pratiques
(commerce, exploration,...), le voyage se transforme
au XIXe siècle avec l'arrivée du touriste qui se
déplace pour son plaisir.
Les
motivations deviennent à partir de là plus complexes
et plongent leurs racines dans l'Histoire et dans
les mythes entretenus par la littérature (Marco
Polo, Jules Verne, Robinson Crusoé,...). Cette
littérature de l'aventure se développe d'ailleurs
fortement au XIX° siècle.
Cependant, en même temps que le monde "se rétrécit"
sous l'effet de la rapidité des transports, son
identification sous différentes formes
(cartographie, images, informations,...) s'accroît,
laissant moins de place à la surprise du voyageur.
Marc Augé parle ainsi de l’impossible voyage,
« celui que nous ne ferons jamais plus, celui qui
aurait pu nous faire découvrir des paysages nouveaux
et d’autres hommes ».
Actuellement, l'extension des voyages pose le
problème du tourisme responsable ainsi que celui du
changement climatique, le transport étant un des
principaux responsables de l'émission de gaz à
effets de serre et de surcroît en augmentation
constante.