La Turquie est considérée
comme faisant partie parfois de l'Europe, parfois de l'Asie. Par sa
localisation géographique, à cheval sur deux continents, au carrefour
des axes Russie - Méditerranée et Balkans - Moyen-Orient, sur l'antique
route de la soie, aujourd'hui sur le tracé d'oléoducs d'importance
stratégique, la Turquie a toujours été un carrefour d'échanges
économiques, culturels, religieux, ... Elle a fait le lien entre
l'Orient et l'Occident, d'où sa position géostratégique de premier plan
qui se renforce au vu des évènements politiques qui secouent tant le
Moyen-Orient que le marché des hydrocarbures ou les tensions liées au
problème de l'eau.
La Turquie moderne, fondée
sous l'impulsion de Mustafa
Kemal en 1923 sur
les ruines de l'Empire
ottoman défait
par la Première
Guerre mondiale,
est une république démocratique, unitaire, constitutionnelle et laïque.
Depuis lors elle n'a eu de cesse de se rapprocher de l'Occident en se
joignant par exemple à des organisations de coopération : l'OTAN,
l'OCDE,
l'OSCE,
le Conseil
de l'Europe ou
le G20 ...
La Turquie est officiellement candidate depuis 1963 à
l'entrée dans la Communauté
économique européenne (CEE),
l'actuelle Union
européenne (UE)
avec qui elle a conclu un accord d’union douanière en 1995, en vigueur
depuis 1996. Parallèlement, la Turquie a su conserver des liens
privilégiés avec les pays à population majoritairement musulmane comme
elle, ainsi qu'avec le Moyen-Orient et l'Asie centrale en participant
notamment à l'Organisation
de la conférence islamique.
Histoire
La
péninsule Anatolienne (ou Asie Mineure), qui représente aujourd'hui 95 %
de la Turquie moderne est parmi les régions du globe qui furent
continuellement habitées tout au long de l'histoire de l'humanité. Les
premières implantations comme celles de Çatalhöyük,
Çayönü, Hacılar, Göbekli
Tepe et Mersin sont
considérées comme les premières au monde.
Le premier empire à émerger
sur ces terres fut sans nul doute l'empire Hittite,
du XVIIIe s av Jc au XIIIe s av JC. Par la suite un peuple
indo-européen, les Phrygiens régnèrent
sur ces terres jusqu'à leur anéantissement par les
Cimmériens au VIIe s av Jc. D'autres
peuples indo-européens se succédèrent là : Les Lydiens et
les Lyciens.
Vers
1200 av JC, la cote ouest de l'Anatolie subit l'invasion des grecs
Éoliens et Ioniens. Puis l'empire perse
Achéménide, domina toute l'Asie mineure
aux VIe et Ve s av JC. En 334 av JC, Alexandre
le Grand, dans sa grande conquête, envahi l'Anatolie et la
divise en royaumes grecques (la Bithynie,
la Cappadoce,
les royaumes de Pergame et
du Pont).
Ces derniers furent
submergés par l'invasion romaine. En 324, l'empereur romain Constantin Ier choisit Byzance pour
nouvelle capitale de l'Empire romain. Elle devient la Nouvelle Rome qui
sera plus tard Constantinople,
la capitale de l'Empire romain d'orient à la chute de Rome.
Puis à l'invasion par le sultan Mehmed
II elle deviendra Istanbul.
Arriver et Circuler en Turquie
En avion
Vols Paris - Istanbul.
Comptez 3h 20 min en vol direct. Il existe des vols en partance de
Genève. Zurich ou Bruxelles, entre autres. Pour un vol Bruxelles -
Antalya 3h30
En train
On peut facilement partir en
train, de France, de Suisse ou de Belgique, pour Istanbul, par Vienne et
Budapest grâce au pass Inter
Rail.
Bruxelles se situe
approximativement à 2726 km de Istanbul et Paris à 2759 km d’Istanbul.
Belgique, Allemagne, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie et Turquie.
France, Suisse et Italie où on peut prendre le ferry-boat jusqu’en
Turquie.
Depuis les pays situés à l'est de l'Italie,
il est commode de prendre des ferries d'Italie pour
Igoumenitsa en
Grèce (liaisons quotidiennes, au moins
en saison). Il reste alors une dizaine d'heures de trajet pour arriver à
la frontière Turque en traversant la Grèce.
Prévoir de l'attente à la frontière, en particulier dans le sens Turquie
-> Union Européenne.
Le visa de la voiture est lié à celui du conducteur. Le conserver avec
soi. Repartir séparément de sa voiture nécessite des formalités
administratives.
CIRCULER
En train
Très peu de villes sont
reliées de voie, seulement quelques grandes villes vous permettent de
voyager en train. La liaison Istanbul - Ankara est la plus fréquentée
En voiture
Limitations de vitesse :
autoroute 130 km/h, route 90 km/h, agglomération 50 km/h.
Autoroute : De nombreuses
autoroutes relient les principales villes ainsi qu'Istanbul à la
frontière bulgare si l'on vient de l'Europe Occidentale. Toutes sont
payantes et il faut prendre un ticket au péage. Prévoir du liquide pour
payer.
Route : Les réseau routier
turc est en bon état, compte tenu de la surface du pays, et les routes
sont assez bien sécurisées, avec glissières de sécurité et virages
signalés à l'avance. Il est difficile de prévoir la durée d'un trajet
car les cartes indiquent des quatre-voies qui traversent des villes et
donc grouillent de feux rouges, et des petites routes qui en réalité ont
trois voies (une voie pour doubler partagée entre les deux sens, voire
pas de marquage du tout) et permettent d'aller beaucoup plus vite. C'est
donc plus l'altitude, la présence ou pas de cols, qui permet d'imaginer
la durée du trajet.
La conduite turque est un
cliché exagéré. Les règles tacites sont un peu différentes en Turquie,
mais les turcs s'y conforment.
Les limitations de vitesse
ne sont pas respectées. Dans la pratique on roule à 110 sur la route, et
assez vite en ville selon le type de rue. Mais globalement, les turcs ne
font pas de folies, il se tiennent simplement à une vitesse qui est
supérieure à la vitesse autorisée. Les bolides sont en général les
voitures étrangères, belges ou allemandes en particulier.
Beaucoup de petites routes
sont entre la quatre-voies et la deux-voies, sans marquage, et les
voitures se serrent pour assurer les dépassement, ce qui se passe sans
difficulté quand le trafic est faible.
Le clignotant est
pratiquement ignoré, et le klaxon sert à avertir de son arrivée le
véhicule qui précède.
En plus des garages, on
trouve beaucoup de magasins de pneus, appelés lastikci.
Les carburants sont
généralement les mêmes que ceux distribués en Europe Occidentale et le
gasoil est nommé là-bas motorin, ou simplement diesel et se décline en
diesel normal et euro diesel, plus cher et prétendument de meilleure
qualité. Litre de diesel : 3 YTL (été 2008).
Sécurité : il est conseillé
de se pourvoir d'un extincteur, d'une trousse de premiers secours, d'une
boite d'ampoules de rechanges et d'un triangle de pré signalisation.
En Bus
La Turquie dispose d'un
réseau de Bus extrêmement évolué et efficace. Les liaisons entre les
gares routières sont très fréquentes. Les Bus sont très ponctuels et
plutôt confortables. De plus, les prix sont très compétitif
(~10e/personne et 4h30 de trajet pour Ankara-Göreme (Cappadoce)
en Avril 2006).
Il y a la plupart du temps
un service gratuit à bord du Bus: distribution d'eau, boissons sucrées,
café, thé, petit gâteau. Sympa car inclus dans la prestation.
Pour les longs trajets sur
les axes principaux vous pouvez utilisez les Bus de nuit.
La principale difficulté,
notamment à Istanbul, réside dans la cohabitation de plusieurs
compagnies, l'une publique et les autres privées. Ainsi, le tarif n'est
pas le même selon le transporteur utilisé. Les bus de la ville,
généralement rouges, sont légèrement moins onéreux, et à payer à la
montée du bus. Les autres, bleus ou verts, sont plus chers (la
différence est de l'ordre de quelques dizaines de kurus), et il faut
acquérir un billet avant d'y accéder. Les billets sont disponibles aux
guichets des grandes stations, mais il est relativement aisé d'en
trouver à tous les arrêts de bus, où ils sont vendus par des vendeurs de
simit (brioche) ambulants.
L'idéal reste dans tous les
cas de se déplacer à l'aide d'un Akbil, qui n'est pas un abonnement mais
une clé magnétique à recharger. Elle se débite automatiquement
lorsqu'elle est présentée à l'entrée du bus, et fonctionne avec tous les
bus, tramways, métros et bateaux publics. On trouve cet akbil en vente à
la station du Vieux métro, à Karaköy, à proximité de la tour Galata.
En dolmus
Les dolmus (prononcer
dolmouche) sont des mini-bus collectifs qui partent de stations fixes et
indiquées. Ils ne coûtent pas cher du tout et généralement moins que les
taxis, par contre ils suivent un circuit fixe comme des bus, même s'ils
n'ont souvent pas d'arrêts signalisés autres que le départ et l'arrivée.
La destination et le départ d'une ligne de dolmus sont généralement
indiqués sur un signe sur le toit ou le pare-brise. Il est recommandé de
vérifier la destination du dolmus avec le chauffeur avant de partir. On
paie dans le bus, en faisant remonter l'argent de voyageur en voyageur
jusqu'au chauffeur, qui retourne la monnaie de la même facon. Pour
descendre, il suffit de demander au chauffeur de vous déposer quand vous
arrivez. De la même façon, on peut faire signe à un dolmus pour qu'il
vous prenne en route, même s'il n'y a pas de stop.
Géographie Géologie et paysage
du pays
La Turquie est bordée par 8
pays et 6 mers. Entouré par l'eau de trois côtés et protégé par de
hautes montagnes le long de sa frontière orientale. Le pays a
généralement les frontières bien définies. Ses frontières terrestres ont
été arrangées par traité tôt au cours du vingtième siècle et sont depuis
restées stables.
Depuis 1991 la frontière de
plus de 500 kilomètres avec l'ancienne Union
Soviétique, qui a été définie dans le Traité de Moscou (1921)
et le
Traité de Kars, a formé les frontières
de la Turquie avec les pays indépendants de l'Arménie,
de l'Azerbaïdjan,
et de la Géorgie.
En dépit de la perte par l'Arménie de territoire en raison de ce traité,
l'Arménie, comme successeur légal de la RSS d'Arménie, a déclaré sa
fidélité au Traité de Kars et tous les accords hérités par l'ancien
gouvernement arménien soviétique après son indépendance.
La frontière avec l'Iran a
été confirmée par le traité de Kasr-i Sirin en 1638.
La frontière avec l'Irak a
été confirmée par le Traité de l'Angora (Ankara) en 1926. Les voisins
méridionaux de la Turquie deux, Irak et Syrie, avaient fait partie de
l'empire Ottoman jusqu'à 1918. Selon les limites du Traité de Lausanne,
la Turquie a cédé toutes ses réclamations à ces deux pays, qui avaient
été organisés comme ligue des mandats de nations sous la responsabilité
régissante de la Grande-Bretagne et de la France, respectivement. La
Turquie et la Grande-Bretagne ont convenu la frontière dans le Traité de
l'Angora (Ankara).
La frontière de la Turquie
avec la Syrie n'est
pas reconnue par la Syrie. En raison du Traité de Lausanne, l'ancien
Sanjak ottoman (province) d'Alexandretta (province actuelle de Hatay) a
été cédé à la Syrie. Cependant, en juin 1939 les habitants de Hatay ont
formé un nouvel état indépendant et juste après, le parlement a voté
pour l'unir à la Turquie. Depuis l'indépendance en 1946, Les syriens ont
un profond ressentiment suite à la perte de cette province de la
province et de ses principales villes d'Antakya et d'İskenderun (autrefois Antioche et
Alexandretta). Cette question continue à être un problème dans des
relations Syrie-Turquie.
D’après
l’article III de la Constitution de 1982, la Turquie a une seule langue
officielle qui est le turc écrit
en alphabet latin depuis 1928.
Parmi les autres langues parlées, on trouve notamment l'arabe (dans
le sud-est et dans la région de Hatay (Antakya,
ex-Antioche et Siirt),
le kurde
(Kurmandji et zazaki)
(est et sud-est de la Turquie), le laze (nord-est),
etc. On dénombre en Turquie une cinquantaine de langues et dialectes
différents et neuf alphabets. Depuis 2002,
d’autres langues minoritaires sont reconnues et autorisées, y compris à
l’enseignement.
La religion de la population
est en très large majorité l'islam, avec, en fonction des références, 70
à 85 % musulmans sunnitehanafite et
entre 15 et 25% d'alévis.
Il est difficile de quantifier le nombre de ceux-ci en Turquie : les
responsables d'associations parlent de 25 millions, les démographes
expriment les chiffres de 8 millions (soit 11% de la population) à 12
millions (17% de la population turque). Si on se réfère aux différents
pourcentages des différentes élections qui se sont déroulées en Turquie
pour faire une estimation des alévis, et en particulier à
Sivas, la ville qui compte le plus de
villages alévis dans toute la Turquie, les trois partis ayant une
politique ouvertement pro-sunnite ou plus ou moins hostile aux alévis et
donc pour lesquels les alévis ne devraient pas voter, atteignent 63,75 %
en 1999, 72,16% en 2002 et 79,96% en 2007 avec des taux de
participations dépassant les 85% à chaque fois.
Au
début du XXe siècle, des Arménienschrétiens vivaient
en Turquie orientale sur le haut-plateau
arménien et des Grecsorthodoxes sur
la côte de la mer
Égée ainsi que sur les côtes septentrionales et
méridionales (Trébizonde, Antalya, Smyrne...).
Au cours de la Première
Guerre mondiale, la plupart des Arméniens ont été tués,
déportés ou ont fui lors du génocide
arménien. Les Grecs ont d'abord fui après l'incendie de
leurs maisons par les forces turques, pendant la guerre
gréco-turque de 1920-1922, ensuite ont été sujet à un
échange de populations entre la Grèce et la Turquie entre 1923 et
1927, avec un transfert de populations grecques d'Anatolie vers
la Grèce et des populations turques de la Grèce vers la Turquie.
L'Asie mineure est l'un
des berceaux du christianisme.
Selon les actes des Apôtres, c'est à Antakya que
les disciples reçurent pour la première fois le nom de chrétiens.
Saint Paul est originaire de Tarse et il voyagea beaucoup en
Turquie : Antakya, Konya, Ankara (capitale
des Galates), Éphèse.
Cette dernière ville est attachée à la mémoire de saint Jean. Selon
la tradition, la Vierge Marie passa ses dernières années près
d'Éphèse, à Selçuk.
La grotte des Sept
Dormants d'Éphèse se situe près d'Éphèse comme son nom
l'indique. Six des sept conciles œcuméniques se rassemblèrent en
Turquie actuelle (Éphèse, Nicée, Constantinople, Chalcédoine).
On trouve des vestiges du christianisme primitif en Cappadoce et
dans la région de Trabzon.
Le nombre des chrétiens
en Turquie ne dépasserait pas à ce jour les cent mille, bien que la
plus grande ville du pays, Istanbul, soit le siège de deux
patriarcats prestigieux : celui des Grecs et des Arméniens. Les
Arméniens constituent la plus grande communauté chrétienne du pays
(60 000 dont 45 000 à Istanbul), répartis en trois communautés :
apostoliques (57 000), catholiques (3 000) et protestants (500) à
Istanbul, Antakya et Kayseri). On peut également citer les Syriaques
(15 000 dont 2 000 catholiques, à Istanbul et Mardin), les Chaldéens
(10 000, pour la plupart de nationalité irakienne), les Latins
(5 000, concentrés à Istanbul et Izmir ; de petites communautés à
Bursa, Konya, Mersin, Tarsus, Antakya, Iskenderun, Samsun, Trabzon),
les orthodoxes grecs (3 000, à Istanbul, Antakya, Gökçeada et
Bozcaada). Il convient aussi d'ajouter les « nouveaux » protestants,
soit les musulmans convertis au protestantisme évangélique, qui sont
au nombre de 5 000
Système hospitalier
Deux grandes catégories
se distinguent : les hôpitaux privés et les hôpitaux publics, et –
au sein de ces derniers – les hôpitaux d’État et ceux de la SSK. Les
hôpitaux de l’État se répartissent à leur tour entre hôpitaux du
ministère de la Santé, hôpitaux dépendant de tel ou tel ministère
(Défense, Police, Intérieur…), et hôpitaux universitaires.
Au total, la Turquie
compte 1 256 établissements hospitaliers publics regroupant 176 121
lits, auxquels il faut ajouter le réseau des dispensaires. Ces
derniers sont au nombre de 5 700 environ, ils couvrent une
population de 7 500 personnes et contrôlent plusieurs sous-unités
(trois à quatre en moyenne).
Les établissements
publics de santé se répartissent entre :
les établissements du
ministère de la Santé (communément appelés « hôpitaux d’État ») ;
les hôpitaux
particuliers des ministères (Défense, Police…), qui en possèdent
plusieurs. Ce sont aussi des hôpitaux d’État dont l’accès est
réservé en principe aux agents des ministères en question ;
les hôpitaux
universitaires : hôpitaux d’État qui, à l’instar de leurs homologues
français, ont une vocation d’enseignement et de recherche ;
les hôpitaux de la SSK,
la sécurité sociale turque. Ce sont des hôpitaux publics, mais qui
ne dépendent pas de l’État.
L’étanchéité initiale
entre les hôpitaux publics – particulièrement entre hôpitaux d’État
et de la SSK – cède peu à peu la place à une forme d’intégration,
encore très parcellaire et incomplète. À elle seule, la métropole
d’Istanbul dispose de 39 hôpitaux du ministère de la Santé, 3
hôpitaux universitaires, 16 hôpitaux de la SSK ; elle regroupe 234
dispensaires, dont 220 reliés au ministère de la Santé.
On compte environ 150
hôpitaux privés qui regroupent 11 500 lits. Ce secteur de la santé
est en plein développement, en particulier à l’incitation des grands
organismes financiers internationaux qui exigent des autorités
turques une libéralisation de l’offre de soins. Comme exemples
d’institutions privées, on peut citer la chaîne d’hôpitaux Acibadem,
l’Universal Vatan (52 établissements). À Istanbul, les hôpitaux
« nationaux » sont très présents : français, américain, allemand,
italien, bulgare, arménien, grec…
Les hôpitaux privés sont
souvent particulièrement bien dotés en personnel et très bien
équipés : le premier TEP Scan installé dans le monde par la société
Siemens l’a été dans un hôpital d’Acibadem. Ils disposent de
l’ensemble des outils de diagnostic et de traitement : laboratoires,
centre de transfusion sanguine, services d’urgence…
Manger et boire
Les "mezze" sont des
entrées très variées comme le Tarama, le cacik (se prononce djadjik,
équivalent du tsatsiki grec), etc...
Beaucoup de plats à base
de viande de mouton en majorité mais également bœuf ou poulet :
Döner kebab, chiche kebab, iskender... accompagnés de yaourt et
boulgour.
Les "pide" sont des
sortes de pizza.
Poissons grillés
délicieux au bord de la mer.
En dessert : loukoums et baklava.
La boisson nationale est
le RAKI (sorte de pastis local). La bière turque, l'Efes (c'est une
marque, bière se dit "bira" avec le R roulé), est très répandue dans
les bars et boîtes de nuit des villes. Les autres alcools sont chers
par rapport au niveau de vie du pays, par l'effet conjugué du coût
de l'importation et de la politique de limitation du gouvernement
aux fortes valeurs islamiques.
On trouvera en Turquie
la majorité des sodas habituels, ainsi que de nombreux jus de
fruits, en supermarché ou parfois frais, disponibles auprès de
vendeurs ambulants.
A noter qu'il vaut mieux
éviter de boire l'eau du robinet, même dans les grandes villes. Elle
est généralement mauvaise au goût et peut entraîner des dérangements
intestinaux. On trouvera généralement dans les hôtels des bouteilles
d'eau à des prix compétitifs, et dans le cas d'un séjour plus long,
il est possible de se faire livrer à domicile des bidons de 20
litres munis d'un robinet.
Culture
La Turquie a une culture
très diverse qui est un mélange des éléments des cultures et traditions oghouzes, anatoliennes (arméniennes, grecques,
kurdes, lazes...), ottomanes (qui
elles-mêmes sont une continuation des cultures gréco-romaines et islamiques)
et occidentales,
qui a commencé avec l'occidentalisation
de l'Empire ottoman et continue encore aujourd'hui. Ce
mélange a commencé par la rencontre des Turcs et leur culture avec
celles des peuples qui étaient sur le chemin de leur migration d'Asie
centrale vers l'ouest. Avec la transformation progressive d'un Empire
ottoman fondé sur la religion en un état-nation moderne, avec une
séparation forte de l'État et de la religion, les méthodes d'expression
artistique se sont développées. Pendant les premières années de la
république, le gouvernement investit beaucoup de ressources dans les
beaux-arts, les musées, les théâtres, les opéras et l'architecture. Les
différents facteurs historiques jouent un rôle important dans la
définition de l'identité turque contemporaine et la culture turque est
le produit des efforts pour être « moderne » et occidental avec la
nécessité éprouvée de maintenir des valeurs traditionnelles, religieuses
et historiques.
Musique
La
musique pop de Turquie a fait une croissance après l'ouverture de
nouvelles chaînes de télévision dès le début des années 1990. Pour
citer quelques artistes turcs, il y a Sezen
Aksu (très aimée pour les chansons qu'elle compose et
chante elle-même), Tarkan (avec
un album qui l'a rendu très célèbre en
Europe), Sertab
Erener qui a gagné le grand prix de l'Eurovision en
2003. Il existe plusieurs instruments typiquement turcs, tels que
le saz, le ney qui sont toujours pratiqués dans la vie moderne
turque. Le rap et le rock sont surtout appréciés par les jeunes.
Les différentes
influences culturelles que subit la Turquie se retrouvent au cœur de
sa musique, mêlant sonorités traditionnelles et occidentales.
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