Les îles qui forment
le cœur de l'archipel (Mahé, Praslin, La
Digue) sont du type microcontinent, en
effet ni corallien ni volcanique, le
soubassement est de type granitique. On peut en
voir de magnifiques affleurements à la fameuse
plage Anse
Source d'argent dans l'île de la Digue.
D'autres îles (Aldabra,
la plus grande des îles de l'archipel) sont de
type corallien.
Formalité
d'entrée
Document de voyage:
Passeport
valable (doit être encore valable au moins 6 mois après le séjour).
Aucun visa requis. Billet de retour!
Douane: 200 cigarettes ou
50 cigares ou 250 g de tabac. 1L de spiritueux, 1L de vin, 125
ml de parfum ou 250 ml d'eau de toilette
Prévention
médical: Vous pouvez
obtenir des renseignements et des conseils spécialisés auprès
du centre vaccinal de l'Université de Zurich, bande sonore
Asie, tél. 01 252 82 20 ou auprès de l'Institut tropical à
Bâle tél. 061 284 82 97
Langues
La langue courante
est le créole,
à base lexicale française, mais l'anglais et le
français sont respectivement parlés par 45% et
37% d'une population très métissée, originaire
d'Europe, d'Afrique et de l'Inde.
Mahé: A Victoria , le
marché et les boutiques près de Market Street , une réplique
réduite de Big Ben , le Musée National et le Jardin
Botanique où vous apercevrez peut-être pour la première
fois coco-de-mer et tortues géantes.
La plage de Beau
Vallon où vous pourrez pratiquer tous les sports nautiques .
Le Parc National
Marin de St-Anne à quelques kilomètres de Victoria : la
visite des îles de Cerf, Ronde et Moyenne , la découverte
des fonds marins avec bateau à fond de verre et plongée tuba
vous donneront un avant-goût de ce que vous réservent les
autres îles.
Réserver auprès de Mason's , TSS , NTA à Victoria .
Praslin:
La Vallée de
Mai , aussi appelé le Jardin d' Eden , est le lieu où
poussent les fameux coco-de-mer , espèce endémique aux
Seychelles.La noix de ce cocotier ressemble à un bassin féminin;son
exportation est strictement contrôlée;sa chair sert à réaliser
des boissons aphrodisiaques
Excursion vers
les îles Cousin , Curieuse et l' îlot St-Pierre : ces
petites îles préservées sont le refuge de milliers d'
oiseaux , de tortues et leurs eaux offrent à la vue des
amateurs de snorkling des massifs coralliens splendides fréquentés
par une multitude de poissons dans une eau cristalline.
Renseignements et réservation à l' hôtel Maison des Palmes
à Praslin.
La Digue: A 30 mn de
bateau de Praslin
plusieurs navettes par jour depuis la jetée de Baie St-Anne ,
vous découvrirez la sérénité d' une île sans automobiles
où la marche et la bicyclette ou le char à boeufs ( un peu
kitsch ) sont rois.
C'est à la Digue que les photographes rapporteront les clichés
les plus caractéristiques de plages seychelloises : l' Anse
Patate ou Source d' Argent sont célèbres pour le contraste
de leurs rochers en granit sur le blanc du sable et les mélanges
de bleus de la mer et du ciel. La couleur de ces rochers change
selon les heures de la journée passant du rose à au noir en
passant par l' ocre.
Bird: 2 millions de
sternes nichent entre Mai et Octobre dans ce paradis pour
ornithologues .Tous ces oiseaux font beaucoup de bruit ;
heureusement les bungalows sont situés à quelques centaines
de mètres.
Esmeralda
viendra sans doute vous rendre visite devant votre bungalow;
elle est considérée comme la plus vielle et la plus grosse
tortue du monde
Transports
Entre les îles
En avion
Depuis Mahé, Air Seychelles dessert
régulièrement Praslin, Frégate, Desroches, Bird
et l’île Denis.
En bateau
Des navettes maritimes partent de Mahé pour
Praslin, La Digue, Bird et Frégate. Il faut
compter plus de 2 h de traversée pour Praslin et
Frégate, et jusqu’à 7 h pour Bird. Praslin et La
Digue sont également reliées entre elles, en 30 mn.
En hélicoptère
Helicopter Seychelles (Tél. : 373-900) assure
des transferts vers les îles de Denis, Frégate,
La Digue, Praslin ou Silhouette. On peut aussi
s’offrir un simple vol panoramique.
Sur les îles
Voiture de location
Elle se justifie à Mahé, éventuellement à
Praslin. Plusieurs sociétés de location
proposent leurs véhicules, notamment des
voitures climatisées et des jeeps. La conduite
se fait à gauche. La vitesse est limitée à 80 km/h
dans le meilleur des cas (à 65 km/h le plus
souvent), ce qui paraît peu, mais vous
comprendrez mieux pourquoi lorsque vous vous
trouverez face aux virages et aux pentes des
routes.
En taxi
Des taxis, reconnaissables aux bandes jaunes sur
leurs flancs, sont stationnés à Victoria
(notamment près de Clock Tower), à l’aéroport et
devant les grands hôtels. Les tarifs sont
affichés sur les taximètres.
En bus
Pas chers et sympas à utiliser, les bus de la
SPTC fonctionnent à Mahé et à Praslin de 5 h 30
à 19 h. Ils passent devant les principaux
hôtels, ce qui est pratique pour rentrer chez
soi. À Victoria, la gare centrale des autobus se
trouve sur Palm Street.
Á vélo
La bicyclette est idéale pour visiter Praslin et
La Digue (vous en trouverez sans problème à
louer). La Digue peut aussi se visiter en char à
bœufs ou à cheval
Histoire
L’époque précoloniale
Parce qu’elles se situent trop loin des routes
de navigations fréquentées, il est à peu près
certain que les Seychelles n’ont
pas été visitées par les premiers marins perses et arabes qui
ont navigué dans l’océan
Indien autour
des côtes asiatiques, du golfe
Persique,
de l’Afrique
du Nord et
de la mer
Rouge.
En revanche, il ne fait pas de doute qu’ils
furent bien, plus tard, les premiers visiteurs
des Seychelles, longtemps avant sa
« découverte ». Le marchand Al Mas’eudi qui
s’est rendu régulièrement aux Maldives au xive siècle
a évoqué dans ses écrits les « hautes îles » qui
se trouvaient sur sa route. La découverte de
tombes en 1910 a confirmé la présence de marins
arabes sur l’île. Dans des documents du xive siècle
et du xve siècle,
les Seychelles apparaissent sous le nom de Zarin,
les sœurs.
Les Portugais ont
été les premiers européens à s’aventurer dans
l’océan Indien. En 1498, Vasco
de Gama passe
le cap
de Bonne-Espérance
et
est le premier Européen à atteindre l’Inde –
avec l’assistance d’un navigateur arabe. En
1502, lors d’un second voyage vers l’Inde, Vasco
de Gama atteint des îles qui appartiennent
aujourd’hui aux Seychelles. À partir de 1506,
les Seychelles commencent à apparaître sous
différents noms sur les cartes portugaises. Il
est donc vraisemblable que les Portugais sont
passés à plusieurs reprises à proximité de ces
îles et y ont éventuellement fait escale. Aucun
élément ne permet de supposer qu’ils aient fondé
des colonies, les îles leur servant avant tout
de source d’approvisionnement en nourriture, par
exemple avec les tortues
géantes.
Avec l’aide de navigateurs arabes, les Portugais
explorèrent la région : Madagascar,
l'archipel
des Comores, la
Réunion et
l’île
Maurice.
À
partir du XVIe siècle,
les Anglais commencèrent
à naviguer dans l’océan Indien. En 1609, une
expédition de la British Indian Ocean Company
accosta sur les îles qui portent aujourd’hui le
nom de Mahé, Sainte-Anne, Île
du Nord, Silhouette et Praslin.
Ils y restèrent une semaine avec la certitude
d’être les premiers à y poser le pied.
À
partir du XVIIe siècle
et du XVIIIe siècle,
les Français et
les Hollandais naviguent
à leur tour dans l’océan Indien. Les Français
disposent d’une première base fortifiée sur la
pointe de Madagascar avec Fort-Dauphin,
puis bientôt sur l’île Bourbon, aujourd’hui la
Réunion. À partir de cette époque, les navires
de commerce anglais, français et hollandais
croisent de plus en plus régulièrement dans la
région et, attirée par l’appât du gain, la
piraterie se développe. On a trouvé des traces
du passage de pirates sur l’île
Frégate et
sur Mahé
Les
Seychelles sous domination française
En
1735, les Français, qui sont présents à La
Réunion et sur l'Île
Maurice, décident de fortifier
leurs colonies. Cette opération est sous la
direction de La
Bourdonnais. Afin d’assurer la
sécurité des positions françaises en Inde,
il lui parait nécessaire de prendre possession
des îles du nord, sur la route
des Indes : les Seychelles actuelles.
En 1742,
il envoie deux bateaux en reconnaissance sur les
îles avec à leur tête le commandant Lazare
Picault. Avec ses hommes, il
débarque le 21 novembre 1742 sur l'île portant
aujourd'hui le nom de Mahé.
À peine a-t-il fait son rapport à La Bourdonnais
que celui-ci le renvoie vers cette île afin de
l'explorer plus en profondeur. Ils baptisent
alors l'archipel « Iles
de La Bourdonnais » et la plus grosse de ses
îles Mahé.
Malgré le portrait enthousiaste que Picault
dresse de l'île, il faut attendre douze ans
avant que les Français y reviennent. Le
successeur de La Bourdonnais envoie une
expédition vers Mahé en 1756 pour
s'emparer de l'île et empêcher du même coup les
Anglais d'y débarquer. C'est à cette époque que
l'île change de nom pour être nommée d'après le
ministre des Finances de Louis
XV, Jean
Moreau de Seychelles. Cette
fois encore, les Français se contentent de
débarquer et de graver les armoiries françaises
dans la pierre avant de quitter l'île qui n'est
plus visitée pendant douze autres années. La
guerre maritime que se mènent Français et
Anglais contrecarre tout projet de colonisation.
À partir de 1768,
des expéditions à intervalles réguliers
permettent d'avoir une bonne connaissance de
l'île.
La
première colonie permanente est bâtie en 1770 sous
le commandement de Brayer du Barré à Saint-Anne.
La preuve est faite rapidement que l'île était
très favorable à l'agriculture et
à la vie en général. En 1771,
une seconde colonie s'établit sur Mahé. Il
semble cependant que ces premiers colons n'aient
jamais souhaité s'établir durablement aux
Seychelles et ils retournent à Maurice dès leur
contrat échu. Mis à part quelques exceptions,
comme les plantations de M. Hangard ou de Mme
Larue, aucune tentative de colonie n'est
prospère et les colons se contentent de vivre de
chasse et de cueillette1.
De plus, ils abattent les tortues
géantes par milliers afin de
les vendre comme provisions aux équipages qui
font escale. En 1778,
le lieutenant Romainville est envoyé avec
quinze soldats pour
mettre fin à cette situation désastreuse. Les
soldats construisent les premiers bâtiments de
ce qui est aujourd'hui le port de Victoria.
À
cette époque, la vie aux Seychelles suit un
modèle relativement simple. Le commandant sur
place représente le gouverneur général qui
représente lui-même le roi à l'île Maurice. En 1788,
l'île compte pour « habitants » une trentaine de
Français qui règnent en maître sur environ 200 esclaves noirs.
Ils vivent des produits issus du commerce avec
les équipages et de l'agriculture : riz, manioc, maïs et
toutes sortes de
légumes ainsi
que le coton,
le café et
l'indigotier.
Le
19 juin 1790, après que les nouvelles de la Révolution colportées
par bateau ont atteint les Seychelles, les
colons formulent quelques revendications d'après
la « nouvelle » constitution du 30
juillet1787.
C'est la première demande (modeste)
d'indépendance vis-à-vis de l'administration
mauricienne de l'île. Mais les velléités
d'indépendance prennent fin avec la visite des
commissaires du roi Gautier et Yvon à Mahé le 30
juillet1791 qui
réaffirment l'autorité du souverain sur l'île et
ses habitants. Un nouveau gouverneur est nommé, Jean-Baptiste
Queau de Quincy, qui
administre l'île selon les intérêts de la cour.
Ce même gouverneur doit cependant se mettre au
service de la République après la
proclamation
de la République en France le 21
septembre1792.
À
partir de cette période, les Seychelles
deviennent le port de stationnement des navires
de corsaires chargés
de pourchasser les bateaux anglais dans l'océan
Indien. Après que ceux-ci ont
pris le contrôle la plus grande partie des
richesses de l'Inde, il leur faut sécuriser la
route maritime. La première attaque contre les
Seychelles a lieu le 16
mai1794.
Quincy, qui dispose en tout de 60 fusils,
n’a aucune chance de défendre l'île contre les 1
200 soldats du commandant anglais New come. La
capitulation signée dès le lendemain de
l'attaque garantit aux français le maintien de
leurs possessions et de leur administration. Les
Anglais ne restent pas longtemps sur l'île et il
faut attendre les défaites
napoléoniennes de 1811 pour
qu'ils en prennent possession.
Entre 1800 et 1810,
la population passe de 2 000 à 4 000 habitants,
essentiellement composée d'esclaves déportés
avec violence sur l'île depuis l'Afrique
noire. À eux s'ajoutent en
nombre légèrement inférieur des immigrés venus
d'Inde, d'Europe ou
de Madagascar.
Pendant cette période prospère, le commerce
depuis Victoria se développe rapidement, les
produits coloniaux se vendant bien en Europe.
L'agriculture et la
pêche sont
elles aussi florissantes. Les esclaves ne
profitent évidemment nullement de cette période
de prospérité. Dans les premières années du xixe siècle,
Quincy met en place une petite administration et
un tribunal civil.
Les
Seychelles sous domination anglaise
Envoyé par le roi britannique, Barthelemy
Sullivan prend la place de Quincy comme
gouverneur des Seychelles le 21 avril 1811. Le
roi de France cède formellement les Seychelles
et Maurice aux Britanniques le 30 mai 1814. Le
principal changement qu’apporte la souveraineté
britannique est l’abolition
de l'esclavage en 1812. Il
faut cependant attendre 1836 pour que cette
interdiction soit effectivement appliquée sur
toutes les îles de l’archipel. À cette époque,
parmi les 7 500 habitants de l’île, on retrouve
plus de 6 600 esclaves, dont 2 231 Créoles,
4 000
Africains,
300 Malgaches et
40 Hindous.
Les esclaves libérés travaillent dès lors comme
« apprentis » contre un maigre salaire. À partir
de 1839, ils obtiennent le droit de décider
s’ils préfèrent continuer à travailler pour leur
employeur ou se mettre à leur compte. Beaucoup
se contentent de culture
vivrière et un grand nombre de
grandes plantations périclitent. Néanmoins, leur
situation générale s'améliore. Un certain nombre
de planteurs se contentent de vivre des
dédommagements qu’ils ont reçus pour la
libération de leurs esclaves. Il se développe
une population de pêcheurs,
artisans et petits paysans.
Dans
les années qui suivent, la situation économique
se dégrade : l’administration anglaise, pour
garantir l’interdiction de l’esclavage,
contraint tout commerce à passer par Maurice, la
concurrence de l’agriculture américaine et
mauricienne se fait sentir et les propriétaires
terriens manquent de main d’œuvre.
Contrairement aux habitants de l'île Maurice,
les Seychellois ne sont pas autorisés à faire
venir des travailleurs hindous, les Coolies,
et doivent se contenter de la main d’œuvre
disponible sur place. Ils compensent cette
situation en développant la culture des noix
de coco afin d’exporter l'huile
de palme. La situation
économique reste néanmoins très précaire et la
population chute à 5 500 habitants.
Malgré la souveraineté britannique et le serment
de fidélité à George
III du Royaume-Uni, la
population est toujours française et catholique
dans l'âme. Elle perçoit d'autant plus mal
l'arrivée du premier pasteur anglican sur
l’île en 1832. Une mission
catholique est fondée le 20
septembre 1853 avec le soutien de la population
et malgré les réticences du gouverneur. En
février 1854, 5 000 Seychellois sont baptisés.
Le
12 octobre 1862 a lieu la seule catastrophe
naturelle qu’a connue l’île2 :
un glissement de terrain – connu aujourd’hui aux
Seychelles sous le nom créole de Lavalas – fait
une centaine de morts et emporte 30 000 palmiers.
Cette catastrophe est suivie de la dernière
grande vague d'immigration.
Les négriers arabes
et européens interceptés par la marine anglaise
sont conduits à Victoria.
Les esclaves y sont libérés et on leur attribue
un lopin de terre sur l’île. Entre 1860 et 1874
arrivent de cette manière environ 3 000 nouveaux
habitants. De même qu’à Maurice, l’ouverture du canal
de Suez favorise l’économie,
l’île devenant beaucoup plus facile à atteindre
depuis l’Europe.
Les Seychelles exportent l’huile de palme, mais
aussi la vanille,
le cacao,
le café et
le clou
de girofle.
Cette vague d'immigration est suivie à la fin
du XIXe siècle et au début du XXe siècle
par l’arrivée régulière d’opposants africains à
l'impérialisme
anglais, dont le roi Prempe du Ghana,
les rois Unvanga et Bunjoro de l'Ouganda actuel,
le sultan Mahmud
Ali de Somalie et
le premier ministre
égyptien Saad
Zaghoul Pascha. À la fin du XIXe siècle
sont construits le premier hôpital et le premier
hôtel. Par ailleurs, il est désormais possible
de télégraphier à Londres via Zanzibar.
L’économie est florissante et la population
s'élève à 20 000 habitants en 1900.
Vers
l'indépendance
De
même qu'à Maurice, la Première
Guerre mondiale est une
période d'isolement, de récession
économique et d’accroissement
de la pauvreté. En 1916, un contingent militaire
de 796 hommes s'engagent aux côtés des alliés en
Afrique. Le retour à la normale en 1919 ne dure
que dix ans : la crise
de 1929 touche de plein fouet
les exportations seychelloises et il faut
attendre la fin de la Seconde
Guerre mondiale pour voir
l’économie repartir vraiment. Pendant la guerre,
900 jeunes Seychellois combattent en Afrique
du Nord sous l’uniforme
britannique. Après la guerre, la Grande-Bretagne mène
par le biais du nouveau gouverneur Sir Selwin
Clark un plan décennal pour
développer l'irrigation,
la pêche, les exploitations forestières et
construire de nouveaux logements. Mais les
salaires restent extrêmement bas et le solde de
la balance
commerciale fortement
déficitaire, le cours des matières premières
exportées étant très bas et celui des produits
manufacturés importés très élevés. Soutenue de
l’extérieur, l’économie seychelloise se redresse
peu à peu.
En
1964, deux partis sont créés : le Seychelles
Democratic Party (SDP) et le Seychelles Peoples
United Party (SPUP) dont les orientations sont
opposées. Tandis que le SDP cherche à intégrer
au mieux les Seychelles dans l’Empire
britannique et à garantir une
pleine citoyenneté aux Seychellois, le SPUP
affiche d’emblée l’objectif d’obtenir
l’indépendance de l’île. Depuis la fin de la
guerre, une assemblée représentative est
impliquée dans les décisions du gouverneur. Lors
des élections de novembre 1970, le SDP obtient
52,4% des voix et, à la faveur du mode de
scrutin, deux fois plus de sièges que le SPUP. James
Mancham devient premier
ministre du gouverneur. Les élections de 1974
apportent un résultat comparable et les
Seychelles obtiennent en 1975 le statut de
« colonie autonome ». Les deux partis nouent une
coalition et l’île gagne son indépendance en
janvier 1976 : Mancham devient président et son
opposant, France-Albert
René, premier ministre de la
nouvelle République. Contrairement à sa ligne
originelle, le SDP combat finalement comme le
SPUP pour l’indépendance. Mais la coalition est
de courte durée : à la faveur d’un déplacement à
l’étranger de Mancham, René s’empare du pouvoir
par un coup d'État. Dès lors, dans un contexte
de parti unique, il mène une politique
d’inspiration socialiste.
Sous la pression de la communauté
internationale, le pluralisme politique est
réintroduit en 1992. L’ancien vice-président de
René, James
Alix Michel, devient président
le 14 avril 2004 puis est réélu à cette fonction
le 31 juillet 2006.