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Informations

La Réunion est une île française du sud-ouest de l'océan Indien située dans l'archipel des Mascareignes à environ 700 kilomètres à l'est de Madagascar et à un peu plus de 200 kilomètres au sud-ouest de l'île Maurice, terre la plus proche.
Soumise à un climat tropical, et située sur la route des cyclones, elle présente un relief escarpé travaillé par une érosion très marquée. Elle culmine à 3 071 mètres d'altitude au sommet du piton des Neiges et abrite par ailleurs l'un des volcans les plus actifs du monde, le piton de la Fournaise. Celui-ci augmente régulièrement la superficie totale de ce territoire d'environ 200 kilomètres de circonférence, et qui jouit sur ses quelques 2 512 kilomètres carrés actuels d'un endémisme naturel exceptionnel.
Repérée par les Arabes dès le Moyen Âge, La Réunion n'a été habitée qu'à compter du milieu du XVIIe siècle, soit environ 150 ans après son apparition sur les portulans des navigateurs portugais. Jusqu'alors connue sous le nom de Mascareigne, elle devient sous celui de Bourbon une escale de la Compagnie française des Indes orientales sur la route des Indes puis, à partir des années 1710, une véritable colonie pratiquant la culture du café. Désormais une société de plantation, elle passe ensuite sous le contrôle direct du roi de France dans les années 1760 avant d'être réaffectée à l'industrie de la canne à sucre au terme des Guerres napoléoniennes, puis d'être définitivement rebaptisée de son nom actuel et privée du recours à l'esclavage en 1848. Malgré l'engagisme, qui se pratique jusque dans les années 1930, il s'en suit une crise économique rampante à laquelle un terme ne sera mis que suite à sa transformation en département français en1946.
La Réunion est depuis lors un département d'outre-mer désigné par le numéro 974, et elle bénéficie de ce fait d'un développement rapide auquel participe son statut plus récent de région ultrapériphérique de l'Union européenne. Néanmoins, et en dépit de son appartenance à la zone euro, son tissu productif reste structurellement fragile et fortement dépendant de la France métropolitaine. On y relève un taux de chômage particulièrement élevé, de l'ordre de 25%, résultat de la croissance encore soutenue de la population, qui est en 2008 d'environ 800 000 habitants. Les Réunionnais se concentrent sur les côtes, où l'espace et le logement viennent à manquer, et où se trouve Saint-Denis, le chef-lieu.
La démographie locale se caractérise par la jeunesse des habitants et leurs origines variées, à la fois européennesouest-africainesest-africainesmalgachesindiennes, annamitesmalaises et chinoises. La cohabitation dans un espace restreint a donné lieu à des mélanges inédits, leurs langues formant le créole réunionnais, leurs religions se rencontrant autour d'un syncrétisme original, leurs gastronomies nourrissant ensemble la cuisine réunionnaise et leurs musiques fusionnant pour donner le séga et le maloya. Cemétissage original est considéré comme un atout essentiel pour le premier secteur économique de l'île, l'industrie touristique locale, à qui elle doit son surnom d'Île intense.

Géographie

D'un point de vue géographique, La Réunion est une île de l'hémisphère austral située dans le sud-ouest de l'océan Indien par 21 degrés de latitude sud et 55 degrés de longitude est. Cette localisation la place au large de la côte sud-est du continent africain, à qui on la rattache traditionnellement en l'englobant tantôt dans l'Afrique australe, tantôt dans l'Afrique de l'Est ou plus souvent dans l'ensemble géopolitique flou appelé Sud-ouest de l'océan Indien. De fait, elle se trouve plus précisément à environ 700 kilomètres à l'est de la façade orientale de l'île de Madagascar, qui relève elle aussi de ces régions.
La Réunion est l'île la plus occidentale d'un groupe d'îles que l'on appelle Mascareignes, et que l'on assimile à un archipel. Elle est située à approximativement 200 kilomètres de l'île la plus proche, qui est l'île Maurice, soit l'île principale d'un État souverain appelé République de Maurice et qui a pour possession la troisième plus grande île de ce groupe, Rodrigues, située plus à l'est.

Climat

La Réunion est caractérisée par un climat général de type tropical humide sous l'influence des vents alizés qui soufflent d'est en ouest. La présence de hautes montagnes induit de fortes différences microclimatiques, d'une part au niveau des précipitations entre une côte orientale pluvieuse exposée au vent et une côte occidentale assez sèche car protégée par le relief, d'autre part au niveau des températures entre un bord de mer chaud et des zones d'altitude relativement fraiches.
Au niveau de la mer, les températures moyennes mensuelles varient en général de 21 °C (août) à 32 °C (janvier) ; Le Port est la ville la plus sèche avec une hauteur annuelle normale de précipitations de 636 mm tandis que Saint-Benoît est la ville côtière la plus arrosée avec 3 464 mm. Dans les bourgs de montagne, comme à Cilaos ou à La Plaine-des-Palmistes, les températures moyennes oscillent plutôt entre 12° C et 22 °C ; les précipitations y sont aussi plus marquées (3 939 mm/an à Cilaos et 4 634 mm/an à La Plaine-des-Palmistes). Les zones d'habitat les plus élevées et les espaces naturels d'altitude peuvent connaître quelques gelées hivernales.
La situation très océanique de La Réunion tempère les températures estivales, qui ne sont jamais caniculaires (les températures maximum dépassent rarement 35 °C), mais place l'île entre janvier et mars dans une bande de passage des cyclones. Ceux-ci peuvent être dévastateurs avec des vents dépassant les 200 km/h et apportent des précipitations diluviennes qui constituent les records mondiaux de pluviométrie enregistrés sur les durées de 12 heures à une semaine.

Géologie

La Réunion est une île volcanique de l’océan Indien.
Elle est née, il y a quelque 2 millions d’années, avec l’émergence d’un massif montagneux culminant au piton des Neiges qui est, avec une altitude de 3 070,50 m, le sommet le plus élevé des Mascareignes et de l’océan Indien (mesure GPS effectuée en mai 2003 par l’Ordre des géomètres experts de La Réunion).
Ce massif forme la partie ouest de l’île, alors que l’est est constitué d’un volcan bien plus récent, à peine vieux de 500 000 ans, l’un des plus actifs de la planète : le piton de la Fournaise.
Le massif ancien, dont les volcans sont actuellement inactifs, abrite trois vastes cirques : les cirques de SalazieMafate et Cilaos, creusés par l’érosion. Le massif ancien est séparé du massif de la Fournaise par une trouée formée de la plaine des Palmistes et de la plaine des Cafres, voie de passage entre le nord et le sud de l’île. L’érosion a donné à ces formations volcaniques des reliefs abrupts, des pics vertigineux, des canyons, de multiples cascades, qui donnent à l’île une grande beauté et l’a faite surnommer « l’île à grand spectacle ».
La magnificence des paysages est accrue par la diversité des végétations qui prospèrent dans ces sites.
La partie émergée de l’île ne représente qu’un faible pourcentage (environ 3%) de la montagne sous-marine qui la forme.

Langues

La langue officielle est le français, même si la langue vernaculaire est le créole réunionnais langue structurée sur le français dominant et née des concessions langagières des divers peuples migrants pour se comprendre.
Le passage du créole au français s'est fait au cours des siècles. Bénéficiant aujourd'hui de plus de reconnaissance, le créole réunionnais est enseigné. Bien plus qu'un système de communication, elle est une manière de penser, d'être, de vivre ensemble. La langue réunionnaise aura été le premier vecteur de l’unité de cette population multiculturelle.

Religions

Du fait des différentes origines de la population réunionnaise, les principales religions pratiquées dans l’île sont le christianisme(essentiellement catholique romain, mais aussi protestant), les bahá'is (Foi Bahá'ie) sont présent depuis 1953, l’hindouisme (tamouls), l’islam majoritairement sunnite et le judaïsme. La communauté chinoise vénérant pour sa part le héros guerrier devenu dieu, Guan Di.
Diverses manifestations spirituelles jalonnent aujourd’hui l’année civile, Dipavali, Noël, Ramadan, Pandialé, Carême, commémorations sacrificielles du mouton et du cabri.

Venir et circuler a la Réunion

En Avion

L'aéroport principal est l'Aéroport Roland Garros de Gillot à Sainte-Marie. Cet aéroport est utilisé par
-La compagnie locale Air Austral qui dessert plusieurs destinations d'Afrique et de l'Océan Indien (Afrique du Sud, ComoresÎle MauriceMadagascarMayotte et Seychelles) ainsi que Paris (Roissy Charles De Gaulle), Marseille, Toulouse et Lyon en métropole. Air Austral propose aussi des correspondances avec le réseau TGV-Air vers de nombreuses provinces françaises et avec le réseau Thalys vers Bruxelles.
- La compagnie Air France à partir de Paris (Orly)
-La compagnie Corsair propose aussi des liaisons hebdomadaires entre cet aéroport et Paris (Orly), LyonMarseille et Toulouse mais également Nantes durant la haute-saison.
-De plus, Air Mauritius , en partenariat avec Air Austral assure des liaisons quotidiennes avec l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam de Port Louis à l'île MauriceAir Mauritius propose également deux liaisons hebdomadaires vers L'Île Rodrigues et des correspondances vers l'Inde, l'Australie, l'Asie et l'Europe...
- Finalement, Air Madagascar assure des liaisons vers Antanarivo, Tamatave, Tuléar, Nosy Bé et d'autres destinations à Madagascar.
Un autre aéroport international existe près de Saint Pierre, au sud de l'île. C'est celui de Saint-Pierre Pierrefond, il dessert
-L'Île Maurice sur des ATR 42 d'Air Mauritius et un ATR 72 de la compagnie locale Air Austral. La compagnie mauricienne privée Catovair propose depuis la fin Décembre 2005 des liaisons avec Maurice durant la haute-saison avec des tarifs moins chers que ses concurrents Air Austral et Air Mauritius avec son B1900 de 18 places.
Madagascar avec un ATR 42 de Air Madagascar.
- Mais aussi Paris (Roissy Charles De Gaulle), Lyon et Marseille avec une escale à L'Aéroport Rolland Garros avec Air Austral.
Air Mauritius propose une liaison vers l'Île Rodrigues.
En Bateau
Depuis La Réunion, il y a possibilité d'aller et venir en bateau depuis et vers L'Île Maurice et Madagascar. Deux ferries assurent la traversée, Le Mauritus Pride et le Mauritius Trochetia. Ils sont exploités par la SCOAM : 4, avenue du 14-Juillet 1789, 97420, Le Port, tel 0262.42.19.45
Durant l'année, certains bateaux de croisière accostent sur l'île. Se renseigner auprès des croisiéristes.

Circuler

Il est dit qu'il y a beaucoup de voitures sur l'île, et c'est vrai. Le réseau routier est saturé à certaines heures mais pour les touristes, il suffit d'en tenir compte et de se déplacer dans le bon sens au bon moment. La route nationale qui fait le tour de l'île est souvent en 2 fois 2 voies. Le reste du réseau est constitué de routes goudronnées ordinaires (1 voie dans chaque sens).
Les taxis sont chers, surtout au départ de l'aéroport (15 euros pour quitter l'aéroport). Les locations de voitures peuvent se faire sur place ou par Internet. A coté des grands loueurs internationaux, des petites entreprises locales proposent des véhicules plus vieux mais moins chers.
Enfin, des réseaux importants de bus et de taxis collectifs sillonnent l'île dans tous les sens. Les Cars Jaunes, mise en place par Le Département de La Réunion, réalisent les liaisons entre les villes. Il y a aussi des réseaux urbains : Citalis au Nord, Eolis à l'Ouest, ... Ces transports en communs ne respectent pas les horaires : les bouchons peuvent générer des retards importants, un car plein ne s'arrête pas, ...

 

A Faire

Découvrir l'île de la Réunion, c'est d'abord découvrir sa montagne et ses activités de pleine nature.
Deux sentiers de Grande Randonnée existent :
le [GR R2] traverse l'île de Saint-Denis au Nord jusqu'à Saint-Joseph au Sud. Prévoir une semaine pour réaliser ces 130 km.
le [GR R1] fait le tour des trois cirques (Cilaos, Mafate, Salazie). Il est réalisable en quatre jours.
Les randonneurs auront plaisir à marcher dans Mafate, un lieu sans route : c'est en visitant les villages (îlets) de Mafate que l'on s'aperçoit à quel point nos villes sont conçues pour la voiture.

Le Cirque de Cilaos

Accès depuis Saint-Louis par la route aux 420 virages. Ne pas manquer la visite du musée de la broderie dans cette ville accueillante plantée sous la falaise du Piton des Neiges.
Cilaos est le paradis des randonneurs de tous niveaux. Avec le tour du volcan, la plus célèbre randonnée de l'ile est sans conteste l'ascension du Piton des Neiges. Pour profiter au mieux de vos excursions il faut prévoir un minimum d'équipement : Solides chaussures de randonnées, eau, barres de céréales, fruits secs, une carte IGN de la région [St Pierre], éventuellement une deuxième paire de sandales légères pour les traversées de torrent. Les chemins sont très bien repérés et entretenus par l'ONF, il n'y a aucun risque de se perdre. La durée restante (pour un bon marcheur) est même indiquée à chaque nouveau fléchage. Pour se mettre en jambes, commencer par une ballade facile (la cascade de Bras-Rouge par exemple) avant d'attaquer une visite à Mafate (Marla par le col du Taïbit] ou l'ascension du Piton des Neiges. Cilaos est aussi le lieu de passage des sentiers de grandes randonnées GR1 et GR2.
La Roche Merveilleuse Promontoire rocheux au cœur de la forêt, d'où l'on jouit d'un panorama époustouflant sur le cirque et ses villages. 15 minutes en voiture, route goudronnée facile. Accès : prendre la route du Bras-Sec et attendre le panneau indicateur dans la forêt de cryptomerias.
Ilet-à-Cordes Niché sur un plateau au pied du Grand-Bénare, Ilet-à-Cordes fut un des refuges de prédilection des "Noirs marrons". Dévolu à l'agriculture (lentilles, agrumes, vigne), cet " écart" est riant même sous la pluie! Il se mérite au bout d'une route à flanc de montagne où, ses habitants se font un plaisir d'accueillir le visiteur et de parler de leur vie de tous les jours. Au passage, s'arrêter aux anciens thermes, à la cascade du Bras-Rouge... Accès : Voir la Chapelle un peu plus loin (c'est le même départ et une bonne partie de la rando suit le même parcours), prévoir 5 H.
La cascade de Bras-Rouge Située aux creux des gorges du Bras-Rouge, sur l'ancien sentier de Mafate, la cascade a créé de nombreux bassins au bord desquels le pique-nique est un rêve. Un bassin ferrugineux est la principale attraction du site. Promenade familiale facile, points de vue nombreux sur les gorges. 2h30 aller-retour. Accès : Accès des anciens termes (chemin des porteurs), le sentier bordé de fleurs et de plantes vertes est bien indiqué.
Palmiste-Rouge par le Sentier des Calumets Le Sentier des Calumets est la plus originale façon de découvrir Palmiste-Rouge (mais on peut y aller en voiture par la route d'accès à Cilaos depuis St Louis). Accès au bout du village de Bras-Sec, randonnée facile. Le circuit traverse des massifs forestiers, serpente au pied du Bonnet-de-Prêtre, et descend vers le petit "village au fond de la vallée". Rien de difficile, c'est parfois glissant, surtout tôt le matin. Après 2h30 d'une promenade familiale, on découvre un hameau de montagne typique, où la restauration traditionnelle est la bienvenue. Se faire récupérer en voiture (le stop marche bien) ou attendre le bus remontant vers Cilaos. On peut également effectuer le retour à pied. Prévoir alors 5h30 en tout, mais c'est plus dur.
La Chapelle Avant la route, le trajet vers Ilet-à-Cordes se faisait par un sentier abrupt descendant dans la rivière du Bras-Rouge pour regrimper vers le plateau. Au fond de la rivière, d'énormes blocs basaltiques forment une construction curieuse, impressionnante, surnommée "La Chapelle". Trajet : 4 heures aller-retour. Superbe ballade réservé aux solides marcheurs. Accès : un peu après l'entrée dans Cilaos prendre la rue de la chapelle juste en face de la boulangerie du cirque (sandwiches pas chers), puis suivre le fléchage à partir de la rue principale. Fortes chaussures et eau indispensables. Pensez également à une deuxième paire de chaussures pur traverser la cascade (plusieurs passages sont à prévoir) et ne pas hésiter à s'enfoncer dans la gorge jusqu'à la chute impressionnante de force, émotion garantie !

 

Le sentier des Sources Boucle pédestre aisée, circuit d'une durée de 1h30 qui démarre dans le village de Bras-Sec. Promenade familiale, emporter de l'eau. Accès : suivre le fléchage à partir de Bras-Sec.
Des balades forestières Cilaos dispose d'un important couvert forestier, forêt primitive (derrière l'église), ou forêt de replantation en cryptomerias (canton de Mare-à-Joseph, route de Bras-Sec). De très nombreux sentiers de randonnées, parfaitement entretenus et balisés, permettent de découvrir sans grand effort, les essences endémiques des hauts, les cascades, les bassins à l'eau revigorante, et des coins à pique-niques pour lesquels on n'a que l'embarras du choix. Renseignements : Maison du Tourisme au centre-ville.
Notre-Dame-des-Neiges et le Père Boiteau Notre-Dame-des-Neiges est un des fleurons de l'architecture sacrée de l'île. La nef et le chœur sont particuliers, les boiseries sont toutes le fait d'artisans ébénistes de la Rivière-Saint-Louis. Son titulaire le plus illustre fut le père Paul Boiteau, arrivé en 1927, décédé en 1947, ascète mystique, très proche des plus démunis, qui y accomplit tout son magistère. Il est enterré devant l'église, les ex-voto innombrables témoignant des grâces qu'il aurait accordées à ses fidèles. Accès : elle se voit de loin.

Le cirque de Mafate

Randonnées à Mafate. Accès depuis Cilaos par le col du Taïbit (5 heures pour arriver à Marla depuis Cilaos, 4 heures depuis la route de l'ilet à Cordes). Le cirque est aussi accessible depuis le cirque de Salazie par le Col des Bœufs, il y a même sur place un parking gardé (malheureusement un peu cher: compter 10ˆ/jour). Par ce col on peut rejoindre La Nouvelle en 2h30 de marche en traversant la forêt de tamarins, ou Marla en 3h. Prévoir quelques jours pour profiter de vivre dans un monde sans automobiles.
Autres accès par le GR2 depuis le Nord (canalisation des Orangers), ou depuis le Maïdo en empruntant le sentier étroit qui descend au col de "La Brèche", sur une dénivelé de 750 mètres. Parcours assez physique (2h de descente et 3h de montée mini), avec des aplombs vertigineux; Halte à mi-parcours pour observer le cirque de mafate depuis le promontoire au dessus d'un vide de 1500 mètres.
C'est le cirque de Mafate qui comprend le plus de villages ou îlets. Outre La Nouvelle (1470m), il y a Marla (1600m), Trois Roches (1220m), Roche Plate (1110m), Grand-Place (530m), Îlet des Orengers (1000m), Îlet des lataniers (650m), Îlet à Bourse (850), Îlet Malheur (828m), Aurére (930m) et Cayenne (530m). Bien que peu distants à vol d'oiseau, le parcours d'un village à l'autre demande plusieurs heures dans des conditions très physiques.
L'accès peut se faire aussi par hélicoptère depuis St. Denis ou St. Gilles, par la compagnie HELILAGON, Altiport de l'Eperon-97460 Saint-Paul, tél.(0)2.62.55.55.55.

 

Le cirque de Salazie

Le cirque de Salazie, dont l'entrée est placée "au vent" c'est-à-dire plein Est, est la région la plus verdoyante grâce aux embruns qui arrivent de l'océan. L'accès au différents villages ou ilets se fait très facilement par la route depuis Saint-André.
Les principaux villages sont Salazie (le chef-lieu), Hell-Bourg (village fleuri) et Grand-Ilet.
Salazie, le voile de la Mariée:
C'est un des sites le plus spectaculaire de l'île. les parois côté Est sont tapissées d'une végètation très verdoyante d'où descendent une multitude de cascades. On accède au site depuis Salazie en traversant la rivière par une passerelle suspendue, pour arriver le long des champs de cressons et de chouchous. Pour la beauté de la ballade, il est recommandé de se faufiller dans la végétation et d'aller jusqu'aux pieds des cascades pour un pick-nique inoubliable et rafraîchissant.
Hell-Bourg:
Depuis Hell-Bourg des itinéraires longs vous mènent au "trou de Fer" ou "piton des Neiges". Mais des sites plus proches sont également accessibles comme "Les Trois Cascades" qui se frait en 2 à 3h, aller-retour, sans difficulté... mais avec de bonnes chaussures quand même.
Grand-Ilet est le point de départ d'une petite route très tortueuse qui mène au "col de la Fourche". Là, un parking permet d'abandonner son véhicule puis d'emprunter un sentier balisé (GR1) qui descend dans le site de Mafate à travers la forêt de tamarin.

 

Le Piton des Neiges

Le plus haut sommet de l'île! Le Piton-des-Neiges Certains aiment tellement cette excursion qu'ils l'ont accomplie des dizaines de fois! Il est accessible de plusieurs endroits (Plaine-des-Cafres, Hell-Bourg, gite de Bélouve), la montée à partir de Cilaos recueillant la plupart des suffrages. Il s'agit pourtant d'une excursion dure! Les bons marcheurs peuvent le faire dans la journée en 8 heures aller-retour au départ de Cilaos.
Mais pour en profiter pleinement, il faut cependant prévoir une nuit là-haut, dans le gîte de la Caverne-Dufour (situé à 3 km du sommet). Les hôtes sont sympas et, après le traditionnel "rhum arrangé", le repas assez frugal pour vous faire oublier la fatigue de la montée.
Au petit matin (vers le 3h), reprendre ses baskets et admirer un ciel étoilé comme on n'en voit plus dans nos métropoles polluées, puis grimper,... à la lampe de poche ou frontale, par un sentier balisé de points blancs vers le sommet pour assister à un lever de soleil sans précédent qui vous laissera un souvenir impérissable. Les mots sont insuffisants pour exprimer ce que l'on ressent alors.
La redescente vers le gîte n'en n'est pas moins surprenante pour la plupart des visiteurs qui font la grimpée pour la première fois; à voir, au petit jour par où l'on est passé en pleine nuit. Là, la nature nous fait comprendre très vite que l'on est sur un volcan (éteint).
Accès pas Cilaos
Prendre la route de Bras-Sec où se trouve le départ du sentier. La vue est imprenable et la nature sauvage est d'une grande beauté, une petite halte casse-croute à mi-chemin, à la cabane du "Grand matarum". Réservé aux très bons grimpeurs! Réservations du gîte (plusieurs semaines à l'avance) : Maison de la Montagne - Tél : 02.62.90.78.78 ou au syndicat d'Initiative de Cilaos 02.62.31.71.71, puis réserver son repas et petit-déjeuner aux responsables du Gîte 02.62.51.15.26, 24h avant. Le retour vers Cilaos peut se faire en une seule étape sur les 1800 m de dénivelé (attention ceux qui sont fragiles des genoux!)
L'autre accès depuis le gite de Bélouve : compter de 4 à 6h de randonnée pour arriver au refuge de la caverne Dufour, accès plus long mais moins raide que depuis Cilaos.
Le sentier autour de Bélouve est parfois très boueux. Dernier accès directement depuis Hell-Bourg en passant par le cap Anglais : compter entre 6-7h de marche et 1500m de dénivelé.

 

Le Piton de la Fournaise

Le piton de la Fournaise (tour du volcan), prévoir une journée de beau temps et partir tôt le matin, univers tellurique incroyable. Le parcours de 14.5 km demande environ 5 heures de marches.
Déjà, la première surprise se situe au col du "Nez de boeuf" (2136m), où, après des heures de route dans une nature verdoyante on arrive au panorama de la "plaine des sables". Cette plaine faite de sable noir d'origine volcanique nous fait pressentir la suite. Un chemin, ou plus exactement une piste poussiéreuse, remplie de "nids de poule", nous amène au "Pas de Bellecombe" (2311 m). Une fois la voiture parquée, une petite marche de quelques mètres nous amène sur la panorama de la "Fournaise".
Le site est grandiose, c'est la Lune à portée de mains. Un sentier (seul accès au site de la Fournaise) descend sur une dénivelé de 150 mètres et quelques 580 marches (nous les avons compté). Heureusement, une barrière longe presque tout le trajet, car les marches sont loin d'être celles d'un escalier et sont toutes différentes; par la hauteur (10 à 40 cm) et la natures (roche, terre, racine d'arbre, béton, caillou,...). Mais la descente le long de la paroi recouverte de tamarin en fait une expédition des plus plaisantes.
Une fois en bas, la première visite est pour le "Formica Léo", petit volcan éteint depuis 1753, dont le nez rougeâtre émerge d'une vingtaine de mètres des cendres des éruptions successives de la Fournaise. Une piste balisée par des points peints à la peinture blanche vous amène tout au long du trajet. Nota: ces points, disposés tous les 2 mètres maxi, sont vitaux en cas de montée subite de la brume, ils vous permettrons de retourner au point de départ. Attention, ne pas s'en écarter, car au cas où vous seriez perdu,... pas de possibilité d'être secouru avant le lendemain matin, et là-haut les nuits sont fraîches!.
 
Après le « Formica Léo », le balisage vous amène en direction du piton sur un sol dur et assez lisse, composé de lave très ancienne. Un petit panneau en rappelle l’origine : Lave Cordée, dite aussi Pahochoc. A partir de là, le parcours se fait dans un paysage plus lunaire et la longue grimpée commence, à travers des blocs de lave plus récents.
Pour l’orientation, pas de problème, il suffit de suivre la colonne de visiteurs. Par contre un avertissement très important : buvez abondement et ne vous laissez pas abuser par l’air frais qui souffle à cette altitude de 2200 m, le soleil, même voilé cogne très fort ; protégez-vous la tête, utilisez de la crème antisolaire en abondance sur tous les membres à découvert, y compris les gambes,… sinon attention les prochaines nuits seront difficiles.
Après 2h de marche depuis le parking, on arrive (au tiers du parcours) enfin au sommet du cratère Bory à 2631 mètres. Petit cratère d’environ 350 m de diamètre et inactif depuis 1971. Endroit idéal pour immortaliser cet instant par une série de photos et de films. Toujours en suivant les points blancs, la marche continue en direction du cratère Dolomieu d’un diamètre d’environ 1000m, toujours actif comme le rappellent les fumeroles qui montent vers le ciel.
L’itinéraire fait le tour du cratère et le parcours se fait sur les récentes coulées de lave. L’impression est grande lorsqu’on perçoit encore la chaleur monter le long des gambes et le crissement de la lave sous les souliers (impression de marcher sur des morceaux de verre). Des pancartes indiquent le danger de s’approcher du cratère aux parois fragile. La présence de nombreuses sondes sismiques disposées tout autour du cratère rassure apaise l’appréhension naturelle de tout à chacun.
Une fois le tour fini, il vous reste que 2h30 de marche pour retourner à votre véhicule, … sans oublier qu’il y a les 580 marches à remonter.

 

Le Trou de Fer

La forêt de Bédour - Bélouveballade au Trou de Fer. Accès possible par le piton des neiges, par le cirque de Salazie [Hell Bourg] ou par la Plaine des palmistes. Gîte forestier fort sympathique. Pour la visite du Trou de fer prévoir d'arriver bien avant midi à cause de la montée de la brume depuis la mer.
Depuis la Plaine-des-Palmistes, prendre la route du col de Bébour (1414m) puis traverser la forêt de Bébour pour arriver au parking à deux cent mètres du gîte forestier.
Un itinéraire long se prend tout de suite à droite (sentier de l'Université), il traverse la plus belle des forêts avec des fleurs et des plantes endémiques, de magnifiques fougères arborescentes (3 à 4 m de haut). Le terrain est très boueux, mais heureusement les "forestiers" ont fait un travail formidable en construisant des pontons et des escaliers de bois. A chaque recoin l'on s'attend à se retrouver nez-à-nez avec un gorille ou Tarzan. La vue sur le Trou-de-Fer est grandiose.
Le retour peut se faire par le sentier qui mène au Gîte forestier, le chemin est plus court et plus propre. Le Gîte ouvre à 15 heures et sert de très bon repas, si vous avez oublié le votre.
Le summum est de casser sa tirelire et de faire le même voyage par hélicoptère et de descendre au fond du trou. Avec le parapente c'est l'expérience la plus inoubliable.

 

Manger à la Réunion

La cuisine réunionnaise est un mélange d'influences africaines, chinoises, indiennes...
Le plat typique est le cari : une viande (ou un poisson) cuite en sauce avec un accompagnement de riz blanc et de "grains" (des haricots rouges, des lentilles ou des pois du Cap). Le petit pot que vous apporte le serveur du restaurant contient du "rougail", une sauce à base de piment.
Le "rougail saucisse" est très répandu également, c'est une sorte de cari de saucisse fumée.
En dessert on peut vous servir des pâtisseries réunionnaises à base de patates douces : si vous avez l'estomac sensible demandez plutôt une salade de fruits locaux !
Pour le repas de midi, le moins cher consiste à acheter un cari à emporter dans une barquette : de 4 à 6 euros.
Tout le long des routes, on trouve des camions-bars ou autres petit échoppe vendant des sandwichs, plats, boissons et également des mets très appréciés par les Réunionnais (et les touristes!!) des Samoussas, Bonbon piments, Piment farci.
Quelques grandes enseignes sont présentes : Mac Donald's, Quick, Les Trois Brasseurs ...
Restaurants "haut de gamme" :
le Labourdonnais, à Saint-Denis
le restaurant de l'hôtel Saint-Alexis, à Boucan Canot
l'hémisphère sud, à L'Aéroport International Rolland Garros à Gillot, Sainte-Marie.
et bien d'autres à découvrir...
Un petit conseil de "routard":
Levé avec le soleil à 5h, petit déjeuner composé d'une salade de fruits "papaye, mangue, ananas victoria et litchis (de décembre à janvier)", fromage blanc et pain de la veille, café noir.
Pour la route, litchis (de décembre à janvier) à volonté et croissant.
Pour la Rando, litchis et eau plate en abondance.
Déjeuner dans la nature, pain frais, saucisson, fromage, ananas, dodo et eau.
Souper avec un (ou deux ou trois) rhum arrangé, plats typiques réunionnais, vin rouge et au dodo (le lit pas la bière!).

Environnement

L’île de La Réunion possède une faune et une flore variées, bien que localement menacée par des espèces introduites devenues invasives. Contrairement à la Guyane, on n’y trouve aucun grand mammifère sauvage (jaguar ou autres fauves par exemple). En revanche, de nombreuses espèces endémiques y sont répertoriées. Souvent menacées, comme leur habitat par la périurbanisation, elles font l’objet de plans de sauvegarde.
Net-Biome est un projet coordonné par la région Réunion et aidé par la Commission européenne pour mettre en réseau (à partir de 2008) les politiques publiques de recherche dans le domaine de la restauration et gestion durable de la biodiversité tropicale et subtropicale dans les 7 régions ultrapériphériques et la quasi-totalité des Pays et Territoires d’Outre-mer de l’UE. Il s'appuiera notamment sur :
le Parc national de La Réunion ;
le Parc marin de La Réunion.

Flore

L’île de La Réunion a la particularité de présenter une flore très variée. En effet on recense plus de 1 000 espèces de plantes sur l’île de La Réunion. Les différentes migrations y ont largement contribué au fil des siècles.

Faune

La réserve naturelle de Saint-Philippe Mare-Longue est l’une des dernières forêts primaires méga thermes hygrophiles de basse altitude de l’archipel des Mascareignes.

Histoire

La Réunion est une des seules îles de la région dont les premiers habitants aient été des Européens. En effet, l’île était totalement inhabitée avant d’être découverte par des navires européens en route vers les Indes. Si l’on date sa découverte à 1500, des explorateurs arabes semblent l’avoir déjà repérée avant.
Un navigateur portugaisDiogo Dias, y aurait débarqué en juillet 1500. Un autre navigateur portugais, Pedro de Mascarenhas y débarque le 9 février 1512 ou 1513, jour de la Sainte-Apolline, alors qu’il est sur la route de Goa. L’île apparaît ensuite sur des cartes portugaises sous le nom de Santa Apolonia. Vers 1520, La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues sont appelées archipel des Mascareignes, du nom de Mascarenhas. Aujourd’hui, ces trois îles sont couramment appelées les Mascareignes.
Au début du XVIIe siècle, l’île est une escale sur la route des Indes pour les bateaux anglais et néerlandais. Le23 mars 1613, l’amiral néerlandais Pieter Willemsz Verhoeff (Pierre-Guillaume Veruff), de retour de Java, fait escale à La Réunion et baptise l’île encore inhabitée England's forest.
Les Français y ont ensuite débarqué pour en prendre possession au nom du roi en 1642 et l’ont baptisée île Bourbon, du nom de la famille royale. En 1646, douze mutins chassés de Madagascar sont abandonnés à La Réunion.
C'est en 1665 qu'arrivent les vingt premiers colons de l'île de Bourbon. Cinq navires composaient l’escadre commandée par M. Véron : « l’Aigle blanc », « la Vierge », le « Bon port », « le Saint-Paul » et « le Taureau ». Le navire amiral battait pavillon de la Compagnie des Indes Orientales. La Loire charriait encore des glaçons quand la flotte quitta le quai de la Fosse à Nantes dans les premiers jours de février 1665. Prenant la direction des ports et des établissements de la côte de Malabar et du golfe de Bengale, elle est arrivée à l’île de Bourbon le 9 juillet 1665. La traversée fut marquée par une tragédie, qui fit douze victimes, lors de l’escale au Cap Vert le jeudi Saint 4 mars 1665 . Le 11 avril suivant, ayant rendu à ses morts un dernier hommage, la flotte remit à la voile. « Elle continua son voyage sans accident », note le chroniqueur Rennefort.
Parmi les vingt colons venus de France, on note la présence d'Hervé Dannemont (devenu Dennemont), né le 17 décembre 1635 à Brix(Manche), fils de Jacques Dannemont, maître verrier et de Marie Lecarpentier. Il a épousé vers 1668 à Saint-Paul, Léonarde Pillé, originaire de Granville. Hervé Dennemont serait décédé le 16 novembre 1678. Les Dannemont de Normandie sont représentés, aujourd'hui, par une trentaine de familles sur l'île de la Réunion. On les trouve également à l'île Maurice mais aussi à Madagascar... En Normandie, la famille s'est éteinte aux VIIIe siècle, le nom ayant muté en Dalmont. (Sa descendance est bien connue grâce à Camille Ricquebourg, auteur du dictionnaire généalogique des familles de Bourbon).
Françoise Chatelain de Cressy est arrivée pendant cette période et est à l’origine de plusieurs familles connues de Bourbon.
À partir de 1715, l’île connaît un important essor économique avec le développement de la culture et de l’exportation du café. Cette culture, malheureusement, a été à l’origine du développement considérable de l’esclavage dans la colonie. Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, gouverneur de l’île de 1735 à 1745, a apporté une dimension stratégique au développement de l’île, devenue pourvoyeuse en vivres de l’île de France (aujourd’hui île Maurice) et de la flotte française engagée dans la guerre franco-anglaise des Indes. Citons également le rôle de l’intendant Pierre Poivre, qui a considérablement enrichi la flore locale et diversifié les ressources agricoles par l'introduction de très nombreuses espèces tropicales, et notamment le girofle et la noix de muscade dont le commerce fut florissant au XVIIIe et début du XIXe siècle.

Bouleversements révolutionnaires

Le 19 mars 1793, pendant la Révolution, son nom devient « île de La Réunion » en hommage à la réunion des fédérés de Marseille et des gardes nationaux parisiens, lors de la marche sur le palais des Tuileries, la journée du 10 août 1792, et pour effacer le nom de la dynastie des Bourbons. Le 26 septembre 1806, l’île prend le nom de Bonaparte et se retrouve en première ligne dans le conflit franco-anglais pour le contrôle de l’océan Indien.
L'abolition de l'esclavage votée par la Convention nationale le 4 février 1794 se heurte au refus de son application par La Réunion, comme par l'Île de France. Une délégation accompagnée de forces militaires, chargée d'imposer la libération des esclaves, arrive à l'Île de France le18 juin 1796 pour se voir aussitôt expulsée sans ménagements. Il s'ensuit une période de troubles et de contestations du pouvoir de la métropole qui n'a plus aucune autorité sur les deux îles. Tout rentre dans l'ordre avec le rétablissement de l'esclavage colonial par Napoléon Ier en 1802.
Pendant les guerres napoléoniennes, en 1810 l’île passe sous domination britannique, puis est rétrocédée aux Français lors du traité de Paris en 1814.
Après les catastrophes climatiques de 1806-1807 (cyclones, inondations), la culture du café décline rapidement pour se voir substituer la culture de la canne à sucre, dont la demande métropolitaine augmente, du fait de la perte, par la France, de Saint-Domingue, et bientôt de l’île de France (île Maurice). Du fait de son cycle de croissance, la canne à sucre est en effet insensible à l’effet des cyclones. Survenue en 1841, la découverte d’Edmond Albius sur la pollinisation manuelle des fleurs de la vanille permet bientôt à l’île de devenir le premier producteur mondial de vanille. Essor également de la culture du géranium dont l’essence est très utilisée en parfumerie.
De 1838 à 1841, le contre-amiral Anne Chrétien Louis de Hell est gouverneur de l’île. Un changement profond de la société et des mentalités liés aux événements des dix dernières années conduisent le gouverneur à saisir le Conseil colonial de trois projets d’émancipation.
Le 20 décembre 1848, l’abolition de l'esclavage est finalement proclamée par Sarda Garriga (le 20 décembre est un jour férié à La Réunion). Louis Henri Hubert Delisle devient son premier gouverneur créole le 8 août 1852 et reste à ce poste jusqu’au 8 janvier 1858. L’Europe a de plus en plus recours à la betterave pour remplir ses besoins en sucre. Malgré sa politique d’aménagement et le recours à l’engagisme, la crise économique couve et devient patente à compter des années 1870. Par la suite, le percement du canal de Suez conduit le trafic marchand à s’éloigner de l’île. Cette dépression économique n’empêche toutefois pas la modernisation de l’île, avec le développement du réseau routier, la création du chemin de fer, la réalisation du port artificiel de la Pointe des Galets. Ces grands chantiers offrent une alternative bienvenue aux travailleurs agricoles.

Départementalisation et occidentalisation

Le 19 mars 1946, La Réunion devient un département d’outre-mer français puis, en 1997, l’une des sept régions ultrapériphériques de l’Union européenne.
À la départementalisation, La Réunion est en ruines. Mais la métropole est amenée à consentir de gros efforts pour la reconstruction de l’économie et le progrès social. L’instruction obligatoire constitue un progrès décisif. La mise en place, avec un léger décalage, du système de sécurité sociale hexagonal apporte un mieux être considérable. Au début des années cinquante, le paludisme, fléau sanitaire majeur depuis un siècle, est éradiqué. Le nombre de lits d’hôpital triple en dix ans. Il s’ensuit une amélioration importante de la santé publique, une chute considérable de la mortalité… et une augmentation galopante de la population, la natalité culminant à un niveau record proche de 50 pour mille. Dès la fin de la guerre, des liaisons aériennes régulières mettent La Réunion à trois journées seulement de la métropole. Autre conséquence de la départementalisation : une augmentation considérable du nombre de fonctionnaires, bien rémunérés, qui génèrent un flux commercial nouveau provoquant l’émergence d’une classe moyenne vivant du commerce, d’activités libérales et de fonctions d’encadrement. L’élection de Michel Debré à la députation, en 1962, apporte un atout considérable au développement, du fait de la dimension du personnage et de son poids politique en métropole.
Dans les années 1970 et 80, La Réunion accède vraiment à la modernité. Une université apparaît et se développe, ainsi que l’enseignement technique. La télévision supplante la radio. Les commerçants abandonnent leurs « boutiques chinois » et « bazar zarabs » pour créer supérettes et supermarchés. Le tourisme commence à se développer. Le réseau routier se densifie et se modernise, mais le parc automobile évolue plus rapidement encore ! L’habitat s’améliore, et la construction de logements, dopée par des avantages fiscaux spécifiques aux DOM, est très active. L’économie change. Dans l’agriculture, les cultures maraîchères et fruitières, l’élevage se développent pour satisfaire les besoins d’une population qui augmente et consomme. La canne à sucre, toutefois, maintient son rang de première production agricole. Le BTP se porte bien. Mais c’est désormais le secteur tertiaire qui tire l’économie : commerce, services, et, de plus en plus, tourisme. Aujourd’hui, le tourisme est la première activité de l’île, avec la construction.
En mai 2004, la Commission de l'Union africaine émet un Plan stratégique dans lequel le continent africain désigne l'occupation étrangère de La Réunion considérée comme africaine.

 

Traditions

Deux formes d'expression musicale composent historiquement la tradition folklorique de La Réunion. Si l'une, le séga, est une variante créole du quadrille, l'autre, le maloya, à l'image du blues américain, vient d'Afrique, porté par la nostalgie et la douleur des esclaves déracinés et déportés de leur terre natale.
Le séga, danse de salon costumée et rythmée par des instruments occidentaux traditionnels (accordéon, harmonica, guitare..), témoigne du divertissement policé en cours dans la société coloniale de l'époque. Il reste aujourd'hui la danse de salon typique de La Réunion et de l'archipel des Mascareignes en général avec le séga mauricien et le séga rodriguais.
Le maloya des esclaves, danse d'allure rituelle tout en mélopées et en gestuelles, se faisait casi-clandestinement la nuit autour d'un feu ; les quelques instruments d'accompagnement étaient de confection végétale (bambous, calebasses, etc.)
Les troupes de maloya, au-delà de leur goût pour cette forme d'art musical, veulent perpétuer la mémoire des esclaves, leur souffrance et leur déracinement. Au travers de textes parfois contestataires ils rappellent à la France son passé esclavagiste et soulignent les méfaits de cette époque coloniale sur l'homme; au cours de l'histoire de l'île, il est arrivé aux artistes de maloya et aux kabars (des rassemblements) d'être interdits par le pouvoir en place.
Avec l'institution d'un jour férié de célébration de l'Abolition de l'esclavage (Fête Caf', le 20 décembre), le maloya jouit d'une reconnaissance officielle ; on l'entend régulièrement sur les ondes publiques et nombre de night-clubs et de soirées dansantes le programment de manière systématique; il connaît même un regain, des groupes se sont mis à lui concocter des versions, des styles et des arrangements modernes, comme le maloggae et autre maloya électrique.
Parmi les groupes musicaux emblématiques de La Réunion, on peut citer : Groupe folklorique de La Réunion, Kalou Pilé, Baster,OusanousavaZiskakanPat'JauneDanyèl Waro, Tisours, François Dal's etc. On peut citer également, l’un des plus grands chanteurs de maloya : Lo Rwa Kaf. Né à Sainte-Suzanne, il est l’un des premiers à avoir chanté le maloya. À sa mort en 2004, il y eut énormément de personnes présentes pour ses obsèques.
En 2008, le chanteur Brice Guilbert réalise un clip intitulé La Réunion. On voit le chanteur marcher dans tous les paysages de l'île.
En danse contemporaine, on peut citer le chorégraphe Pascal Montrouge, qui dirige la seule compagnie en France qui vive une double implantation à Saint-Denis de La Réunion et à Hyères, confortant ainsi le sens de son regard sur l'identité. En 2007, la ville de Saint-Denis de La Réunion lui a confié la direction artistique de son festival Saint-Denis Danses.
La culture urbaine a également fait son apparition, selon les modes influencées de métropole et des USA. Ainsi la culture hip hop se développe, mais également le dancehall. KM David ou Kaf Malbar étant la figure de proue de cette nouvelle mouvance, influençant partout dans l'île la jeune génération, avec ses chansons diffusées par mp3 ou internet. Nombre de jeunes artistes tentent alors de « percer » dans cette musique, dont l'industrie se développe raisonnablement, localement, mais aussi internationalement, sans ne rien à voir à envier aux précurseurs du dancehall francophone, les toasters gwadeloupéens.

 

Source wikipedia et wikitravel

  


 
 


 


 

 

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