Soumise à un climat
tropical,
et située sur la route des cyclones,
elle présente un relief
escarpé travaillé par une érosion très
marquée. Elle culmine à 3 071 mètres d'altitude au
sommet du piton
des Neiges et
abrite par ailleurs l'un des volcans les
plus actifs du monde, le piton
de la Fournaise.
Celui-ci augmente régulièrement la superficie totale
de ce territoire d'environ 200 kilomètres de
circonférence, et qui jouit sur ses quelques
2 512 kilomètres carrés actuels d'un endémisme
naturel exceptionnel.
La Réunion est depuis lors
un département
d'outre-mer désigné
par le numéro 974, et elle bénéficie de ce fait
d'un développement rapide auquel participe son
statut plus récent de
région
ultrapériphérique de
l'Union
européenne.
Néanmoins, et en dépit de son appartenance à la zone
euro,
son tissu productif reste structurellement
fragile et fortement dépendant de la France
métropolitaine.
On y relève un taux
de chômage particulièrement
élevé, de l'ordre de 25%, résultat de la
croissance encore soutenue de la population, qui
est en 2008 d'environ
800 000 habitants. Les Réunionnais se
concentrent sur les côtes,
où l'espace et le logement viennent
à manquer, et où se trouve Saint-Denis,
le chef-lieu.
La Réunion est l'île la plus occidentale
d'un groupe d'îles que l'on appelle Mascareignes,
et que l'on assimile à un archipel.
Elle est située à approximativement 200
kilomètres de l'île la plus proche, qui est
l'île Maurice, soit l'île principale d'un État souverain
appelé République
de Maurice et qui a pour possession
la troisième plus grande île de ce groupe, Rodrigues,
située plus à l'est.
Climat
La Réunion
est caractérisée par un climat général de type
tropical humide
sous l'influence des vents alizés qui
soufflent d'est en ouest. La présence de hautes
montagnes induit de fortes différences
microclimatiques, d'une part au niveau des
précipitations entre une côte orientale
pluvieuse exposée au vent et une côte
occidentale assez sèche car protégée par le
relief, d'autre part au niveau des températures
entre un bord de mer chaud et des zones
d'altitude relativement fraiches.
Au niveau de la
mer, les températures moyennes mensuelles
varient en général de 21 °C (août) à 32 °C (janvier) ; Le
Port est la ville la plus sèche avec
une hauteur annuelle normale de précipitations
de 636 mm tandis
que Saint-Benoît est
la ville côtière la plus arrosée avec
3 464 mm. Dans les bourgs de montagne, comme à Cilaos ou
à La
Plaine-des-Palmistes, les
températures moyennes oscillent plutôt entre
12° C et 22 °C ; les précipitations y sont aussi
plus marquées (3 939 mm/an à Cilaos et 4 634 mm/an à
La Plaine-des-Palmistes). Les zones d'habitat
les plus élevées et les espaces naturels
d'altitude peuvent connaître quelques gelées
hivernales.
La
situation très océanique de La Réunion tempère
les températures estivales, qui ne sont jamais
caniculaires (les températures maximum dépassent
rarement 35 °C), mais place l'île entre janvier
et mars dans une bande de passage des cyclones.
Ceux-ci peuvent être dévastateurs avec des vents
dépassant les 200 km/h et apportent des
précipitations diluviennes qui constituent les
records mondiaux de pluviométrie enregistrés sur
les durées de 12 heures à une semaine.
Elle
est née, il y a quelque 2 millions d’années,
avec l’émergence d’un massif montagneux
culminant au piton
des Neiges qui est, avec une altitude
de 3 070,50 m,
le sommet le plus élevé des Mascareignes et
de l’océan Indien (mesure GPS effectuée en mai2003 par
l’Ordre des géomètres experts de La Réunion).
Ce
massif forme la partie ouest de l’île, alors que
l’est est constitué d’un volcan bien plus
récent, à peine vieux de 500 000 ans, l’un des
plus actifs de la planète : le piton
de la Fournaise.
Le
massif ancien, dont les volcans sont
actuellement inactifs, abrite trois vastes
cirques : les cirques de Salazie, Mafate et Cilaos,
creusés par l’érosion. Le massif ancien est
séparé du massif de la Fournaise par une trouée
formée de la plaine
des Palmistes et de la plaine
des Cafres, voie de passage entre le
nord et le sud de l’île. L’érosion a donné à ces
formations volcaniques des reliefs abrupts, des
pics vertigineux, des canyons, de multiples
cascades, qui donnent à l’île une grande beauté
et l’a faite surnommer « l’île à grand
spectacle ».
La
magnificence des paysages est accrue par la
diversité des végétations qui prospèrent dans
ces sites.
La
partie émergée de l’île ne représente qu’un
faible pourcentage (environ 3%) de la montagne
sous-marine qui la forme.
Langues
La
langue officielle est le français,
même si la langue
vernaculaire est le créole
réunionnais langue structurée sur le
français dominant et née des concessions
langagières des divers peuples migrants pour se
comprendre.
Le
passage du créole au français s'est fait au
cours des siècles. Bénéficiant aujourd'hui de
plus de reconnaissance, le créole réunionnais
est enseigné. Bien plus qu'un système de
communication, elle est une manière de penser,
d'être, de vivre ensemble. La langue
réunionnaise aura été le premier vecteur de
l’unité de cette population multiculturelle.
Religions
Du
fait des différentes origines de la population
réunionnaise, les principales religions pratiquées
dans l’île sont le christianisme(essentiellement catholique romain,
mais aussi protestant),
les bahá'is (Foi
Bahá'ie) sont présent depuis 1953,
l’hindouisme (tamouls),
l’islam
majoritairement sunnite et
le judaïsme.
La communauté chinoise vénérant pour sa part le
héros guerrier devenu dieu, Guan Di.
Diverses manifestations spirituelles jalonnent
aujourd’hui l’année civile, Dipavali, Noël,
Ramadan, Pandialé, Carême, commémorations
sacrificielles du mouton et du cabri.
Venir et circuler a la Réunion
En Avion
L'aéroport principal est l'Aéroport
Roland Garros de Gillot à Sainte-Marie. Cet
aéroport est utilisé par
-La
compagnie Corsair propose
aussi des liaisons hebdomadaires entre cet
aéroport et Paris (Orly), Lyon, Marseille et Toulouse mais
également Nantes durant
la haute-saison.
-
Finalement, Air
Madagascar assure des liaisons vers
Antanarivo, Tamatave, Tuléar, Nosy Bé et
d'autres destinations à Madagascar.
Un
autre aéroport international existe près de
Saint Pierre, au sud de l'île. C'est celui de Saint-Pierre
Pierrefond, il dessert
-L'Île
Maurice sur des ATR 42 d'Air
Mauritius et un ATR 72 de la compagnie
locale Air
Austral. La compagnie mauricienne privée Catovair
propose depuis la fin Décembre 2005 des liaisons
avec Maurice durant la haute-saison avec des
tarifs moins chers que ses concurrents Air
Austral et Air
Mauritius avec son B1900 de 18 places.
- Air
Mauritius propose une liaison vers l'Île
Rodrigues.
En Bateau
Depuis La Réunion, il y a possibilité d'aller et
venir en bateau depuis et vers L'Île
Maurice et Madagascar.
Deux ferries assurent la traversée, Le Mauritus
Pride et le Mauritius Trochetia. Ils sont
exploités par la SCOAM : 4, avenue du 14-Juillet
1789, 97420, Le Port, tel 0262.42.19.45
Durant l'année, certains bateaux de croisière
accostent sur l'île. Se renseigner auprès des
croisiéristes.
Circuler
Il
est dit qu'il y a beaucoup de voitures sur
l'île, et c'est vrai. Le réseau routier est
saturé à certaines heures mais pour les
touristes, il suffit d'en tenir compte et de se
déplacer dans le bon sens au bon moment. La
route nationale qui fait le tour de l'île est
souvent en 2 fois 2 voies. Le reste du réseau
est constitué de routes goudronnées ordinaires
(1 voie dans chaque sens).
Les
taxis sont chers, surtout au départ de
l'aéroport (15 euros pour quitter l'aéroport).
Les locations de voitures peuvent se faire sur
place ou par Internet. A coté des grands loueurs
internationaux, des petites entreprises locales
proposent des véhicules plus vieux mais moins
chers.
Enfin, des réseaux importants de bus et de taxis
collectifs sillonnent l'île dans tous les sens.
Les Cars Jaunes, mise en place par Le
Département de La Réunion, réalisent les
liaisons entre les villes. Il y a aussi des
réseaux urbains : Citalis au
Nord, Eolis à
l'Ouest, ... Ces transports en communs ne
respectent pas les horaires : les bouchons
peuvent générer des retards importants, un car
plein ne s'arrête pas, ...
A
Faire
Découvrir l'île de la Réunion, c'est d'abord
découvrir sa montagne et ses activités de pleine
nature.
Deux
sentiers de Grande Randonnée existent :
le [GR
R2] traverse l'île de Saint-Denis au Nord
jusqu'à Saint-Joseph au Sud. Prévoir une semaine
pour réaliser ces 130 km.
le [GR
R1] fait le tour des trois cirques (Cilaos,
Mafate, Salazie). Il est réalisable en quatre
jours.
Les
randonneurs auront plaisir à marcher dans Mafate,
un lieu sans route : c'est en visitant les
villages (îlets) de Mafate que l'on s'aperçoit à
quel point nos villes sont conçues pour la
voiture.
Le Cirque de Cilaos
Accès depuis Saint-Louis par la route aux 420
virages. Ne pas manquer la visite du musée de la
broderie dans cette ville accueillante plantée
sous la falaise du Piton des Neiges.
Cilaos est le paradis des randonneurs de
tous niveaux. Avec le tour du volcan, la plus
célèbre randonnée de l'ile est sans conteste
l'ascension du Piton des Neiges. Pour profiter
au mieux de vos excursions il faut prévoir un
minimum d'équipement : Solides chaussures de
randonnées, eau, barres de céréales, fruits
secs, une carte IGN de la région [St Pierre],
éventuellement une deuxième paire de sandales
légères pour les traversées de torrent. Les
chemins sont très bien repérés et entretenus par
l'ONF, il n'y a aucun risque de se perdre. La
durée restante (pour un bon marcheur) est même
indiquée à chaque nouveau fléchage. Pour se
mettre en jambes, commencer par une ballade
facile (la cascade de Bras-Rouge par exemple)
avant d'attaquer une visite à Mafate (Marla par
le col du Taïbit] ou l'ascension du Piton des
Neiges. Cilaos est aussi le lieu de passage des
sentiers de grandes randonnées GR1 et GR2.
La
Roche Merveilleuse Promontoire rocheux au cœur
de la forêt, d'où l'on jouit d'un panorama
époustouflant sur le cirque et ses villages. 15
minutes en voiture, route goudronnée facile.
Accès : prendre la route du Bras-Sec et attendre
le panneau indicateur dans la forêt de
cryptomerias.
Ilet-à-Cordes Niché sur un plateau au pied du
Grand-Bénare, Ilet-à-Cordes fut un des refuges
de prédilection des "Noirs marrons". Dévolu à
l'agriculture (lentilles, agrumes, vigne), cet "
écart" est riant même sous la pluie! Il se
mérite au bout d'une route à flanc de montagne
où, ses habitants se font un plaisir
d'accueillir le visiteur et de parler de leur
vie de tous les jours. Au passage, s'arrêter aux
anciens thermes, à la cascade du Bras-Rouge...
Accès : Voir la Chapelle un peu plus loin (c'est
le même départ et une bonne partie de la rando
suit le même parcours), prévoir 5 H.
La
cascade de Bras-Rouge Située aux creux des
gorges du Bras-Rouge, sur l'ancien sentier de
Mafate, la cascade a créé de nombreux bassins au
bord desquels le pique-nique est un rêve. Un
bassin ferrugineux est la principale attraction
du site. Promenade familiale facile, points de
vue nombreux sur les gorges. 2h30 aller-retour.
Accès : Accès des anciens termes (chemin des
porteurs), le sentier bordé de fleurs et de
plantes vertes est bien indiqué.
Palmiste-Rouge par le Sentier des Calumets Le
Sentier des Calumets est la plus originale façon
de découvrir Palmiste-Rouge (mais on peut y
aller en voiture par la route d'accès à Cilaos
depuis St Louis). Accès au bout du village de
Bras-Sec, randonnée facile. Le circuit traverse
des massifs forestiers, serpente au pied du
Bonnet-de-Prêtre, et descend vers le petit
"village au fond de la vallée". Rien de
difficile, c'est parfois glissant, surtout tôt
le matin. Après 2h30 d'une promenade familiale,
on découvre un hameau de montagne typique, où la
restauration traditionnelle est la bienvenue. Se
faire récupérer en voiture (le stop marche bien)
ou attendre le bus remontant vers Cilaos. On
peut également effectuer le retour à pied.
Prévoir alors 5h30 en tout, mais c'est plus dur.
La
Chapelle Avant la route, le trajet vers
Ilet-à-Cordes se faisait par un sentier abrupt
descendant dans la rivière du Bras-Rouge pour
regrimper vers le plateau. Au fond de la
rivière, d'énormes blocs basaltiques forment une
construction curieuse, impressionnante,
surnommée "La Chapelle". Trajet : 4 heures
aller-retour. Superbe ballade réservé aux
solides marcheurs. Accès : un peu après l'entrée
dans Cilaos prendre la rue de la chapelle juste
en face de la boulangerie du cirque (sandwiches
pas chers), puis suivre le fléchage à partir de
la rue principale. Fortes chaussures et eau
indispensables. Pensez également à une deuxième
paire de chaussures pur traverser la cascade
(plusieurs passages sont à prévoir) et ne pas
hésiter à s'enfoncer dans la gorge jusqu'à la
chute impressionnante de force, émotion
garantie !
Le
sentier des Sources Boucle pédestre aisée,
circuit d'une durée de 1h30 qui démarre dans le
village de Bras-Sec. Promenade familiale,
emporter de l'eau. Accès : suivre le fléchage à
partir de Bras-Sec.
Des
balades forestières Cilaos dispose d'un
important couvert forestier, forêt primitive
(derrière l'église), ou forêt de replantation en
cryptomerias (canton de Mare-à-Joseph, route de
Bras-Sec). De très nombreux sentiers de
randonnées, parfaitement entretenus et balisés,
permettent de découvrir sans grand effort, les
essences endémiques des hauts, les cascades, les
bassins à l'eau revigorante, et des coins à
pique-niques pour lesquels on n'a que l'embarras
du choix. Renseignements : Maison du Tourisme au
centre-ville.
Notre-Dame-des-Neiges et le Père Boiteau Notre-Dame-des-Neiges
est un des fleurons de l'architecture sacrée de
l'île. La nef et le chœur sont particuliers, les
boiseries sont toutes le fait d'artisans
ébénistes de la Rivière-Saint-Louis. Son
titulaire le plus illustre fut le père Paul
Boiteau, arrivé en 1927, décédé en 1947, ascète
mystique, très proche des plus démunis, qui y
accomplit tout son magistère. Il est enterré
devant l'église, les ex-voto innombrables
témoignant des grâces qu'il aurait accordées à
ses fidèles. Accès : elle se voit de loin.
Le cirque de Mafate
Randonnées à Mafate. Accès depuis Cilaos par le
col du Taïbit (5 heures pour arriver à Marla
depuis Cilaos, 4 heures depuis la route de
l'ilet à Cordes). Le cirque est aussi accessible
depuis le cirque de Salazie par le Col des
Bœufs, il y a même sur place un parking gardé
(malheureusement un peu cher: compter 10ˆ/jour).
Par ce col on peut rejoindre La Nouvelle en 2h30
de marche en traversant la forêt de tamarins, ou
Marla en 3h. Prévoir quelques jours pour
profiter de vivre dans un monde sans
automobiles.
Autres accès par le GR2 depuis le Nord
(canalisation des Orangers), ou depuis le Maïdo
en empruntant le sentier étroit qui descend au
col de "La Brèche", sur une dénivelé de 750
mètres. Parcours assez physique (2h de descente
et 3h de montée mini), avec des aplombs
vertigineux; Halte à mi-parcours pour observer
le cirque de mafate depuis le promontoire au
dessus d'un vide de 1500 mètres.
C'est le cirque de Mafate qui comprend le plus
de villages ou îlets. Outre La Nouvelle (1470m),
il y a Marla (1600m), Trois Roches (1220m),
Roche Plate (1110m), Grand-Place (530m), Îlet
des Orengers (1000m), Îlet des lataniers (650m),
Îlet à Bourse (850), Îlet Malheur (828m), Aurére
(930m) et Cayenne (530m). Bien que peu distants
à vol d'oiseau, le parcours d'un village à
l'autre demande plusieurs heures dans des
conditions très physiques.
L'accès peut se faire aussi par hélicoptère
depuis St. Denis ou St. Gilles, par la
compagnie HELILAGON,
Altiport de l'Eperon-97460 Saint-Paul,
tél.(0)2.62.55.55.55.
Le cirque de Salazie
Le
cirque de Salazie, dont l'entrée est placée "au
vent" c'est-à-dire plein Est, est la région la
plus verdoyante grâce aux embruns qui arrivent
de l'océan. L'accès au différents villages ou
ilets se fait très facilement par la route
depuis Saint-André.
Les
principaux villages sont Salazie (le chef-lieu),
Hell-Bourg (village fleuri) et Grand-Ilet.
Salazie, le voile de la Mariée:
C'est un des sites le plus spectaculaire de
l'île. les parois côté Est sont tapissées d'une
végètation très verdoyante d'où descendent une
multitude de cascades. On accède au site depuis
Salazie en traversant la rivière par une
passerelle suspendue, pour arriver le long des
champs de cressons et de chouchous. Pour la
beauté de la ballade, il est recommandé de se
faufiller dans la végétation et d'aller
jusqu'aux pieds des cascades pour un pick-nique
inoubliable et rafraîchissant.
Hell-Bourg:
Depuis Hell-Bourg des itinéraires longs vous
mènent au "trou de Fer" ou "piton des Neiges".
Mais des sites plus proches sont également
accessibles comme "Les Trois Cascades" qui se
frait en 2 à 3h, aller-retour, sans
difficulté... mais avec de bonnes chaussures
quand même.
Grand-Ilet est le point de départ d'une petite
route très tortueuse qui mène au "col de la
Fourche". Là, un parking permet d'abandonner son
véhicule puis d'emprunter un sentier balisé
(GR1) qui descend dans le site de Mafate à
travers la forêt de tamarin.
Le Piton des Neiges
Le
plus haut sommet de l'île! Le
Piton-des-Neiges Certains aiment tellement cette
excursion qu'ils l'ont accomplie des dizaines de
fois! Il est accessible de plusieurs endroits
(Plaine-des-Cafres, Hell-Bourg, gite de Bélouve),
la montée à partir de Cilaos recueillant la
plupart des suffrages. Il s'agit pourtant d'une
excursion dure! Les bons marcheurs peuvent le
faire dans la journée en 8 heures aller-retour
au départ de Cilaos.
Mais
pour en profiter pleinement, il faut cependant
prévoir une nuit là-haut, dans le gîte de la
Caverne-Dufour (situé à 3 km du sommet). Les
hôtes sont sympas et, après le traditionnel
"rhum arrangé", le repas assez frugal pour vous
faire oublier la fatigue de la montée.
Au
petit matin (vers le 3h), reprendre ses baskets
et admirer un ciel étoilé comme on n'en voit
plus dans nos métropoles polluées, puis
grimper,... à la lampe de poche ou frontale, par
un sentier balisé de points blancs vers le
sommet pour assister à un lever de soleil sans
précédent qui vous laissera un souvenir
impérissable. Les mots sont insuffisants pour
exprimer ce que l'on ressent alors.
La
redescente vers le gîte n'en n'est pas moins
surprenante pour la plupart des visiteurs qui
font la grimpée pour la première fois; à voir,
au petit jour par où l'on est passé en pleine
nuit. Là, la nature nous fait comprendre très
vite que l'on est sur un volcan (éteint).
Accès pas Cilaos
Prendre la route de Bras-Sec où se trouve le
départ du sentier. La vue est imprenable et la
nature sauvage est d'une grande beauté, une
petite halte casse-croute à mi-chemin, à la
cabane du "Grand matarum". Réservé aux très bons
grimpeurs! Réservations du gîte (plusieurs
semaines à l'avance) : Maison de la Montagne -
Tél : 02.62.90.78.78 ou au syndicat d'Initiative
de Cilaos 02.62.31.71.71, puis réserver son
repas et petit-déjeuner aux responsables du Gîte
02.62.51.15.26, 24h avant. Le retour vers Cilaos
peut se faire en une seule étape sur les 1800 m
de dénivelé (attention ceux qui sont fragiles
des genoux!)
L'autre accès depuis le gite de Bélouve :
compter de 4 à 6h de randonnée pour arriver au
refuge de la caverne Dufour, accès plus long
mais moins raide que depuis Cilaos.
Le
sentier autour de Bélouve est parfois très
boueux. Dernier accès directement depuis Hell-Bourg
en passant par le cap Anglais : compter entre
6-7h de marche et 1500m de dénivelé.
Le Piton de la Fournaise
Le
piton de la Fournaise (tour du volcan), prévoir
une journée de beau temps et partir tôt le
matin, univers tellurique incroyable. Le
parcours de 14.5 km demande environ 5 heures de
marches.
Déjà, la première surprise se situe au col du
"Nez de boeuf" (2136m), où, après des heures de
route dans une nature verdoyante on arrive au
panorama de la "plaine des sables". Cette plaine
faite de sable noir d'origine volcanique nous
fait pressentir la suite. Un chemin, ou plus
exactement une piste poussiéreuse, remplie de
"nids de poule", nous amène au "Pas de
Bellecombe" (2311 m). Une fois la voiture
parquée, une petite marche de quelques mètres
nous amène sur la panorama de la "Fournaise".
Le
site est grandiose, c'est la Lune à portée de
mains. Un sentier (seul accès au site de la
Fournaise) descend sur une dénivelé de 150
mètres et quelques 580 marches (nous les avons
compté). Heureusement, une barrière longe
presque tout le trajet, car les marches sont
loin d'être celles d'un escalier et sont toutes
différentes; par la hauteur (10 à 40 cm) et la
natures (roche, terre, racine d'arbre, béton,
caillou,...). Mais la descente le long de la
paroi recouverte de tamarin en fait une
expédition des plus plaisantes.
Une
fois en bas, la première visite est pour le
"Formica Léo", petit volcan éteint depuis 1753,
dont le nez rougeâtre émerge d'une vingtaine de
mètres des cendres des éruptions successives de
la Fournaise. Une piste balisée par des points
peints à la peinture blanche vous amène tout au
long du trajet. Nota: ces points, disposés tous
les 2 mètres maxi, sont vitaux en cas de montée
subite de la brume, ils vous permettrons de
retourner au point de départ. Attention, ne pas
s'en écarter, car au cas où vous seriez
perdu,... pas de possibilité d'être secouru
avant le lendemain matin, et là-haut les nuits
sont fraîches!.
Après le « Formica Léo », le balisage vous amène
en direction du piton sur un sol dur et assez
lisse, composé de lave très ancienne. Un petit
panneau en rappelle l’origine : Lave Cordée,
dite aussi Pahochoc. A partir de là, le parcours
se fait dans un paysage plus lunaire et la
longue grimpée commence, à travers des blocs de
lave plus récents.
Pour
l’orientation, pas de problème, il suffit de
suivre la colonne de visiteurs. Par contre un
avertissement très important : buvez abondement
et ne vous laissez pas abuser par l’air frais
qui souffle à cette altitude de 2200 m, le
soleil, même voilé cogne très fort ;
protégez-vous la tête, utilisez de la crème
antisolaire en abondance sur tous les membres à
découvert, y compris les gambes,… sinon
attention les prochaines nuits seront
difficiles.
Après 2h de marche depuis le parking, on arrive
(au tiers du parcours) enfin au sommet du
cratère Bory à 2631 mètres. Petit cratère
d’environ 350 m de diamètre et inactif depuis
1971. Endroit idéal pour immortaliser cet
instant par une série de photos et de films.
Toujours en suivant les points blancs, la marche
continue en direction du cratère Dolomieu d’un
diamètre d’environ 1000m, toujours actif comme
le rappellent les fumeroles qui montent vers le
ciel.
L’itinéraire fait le tour du cratère et le
parcours se fait sur les récentes coulées de
lave. L’impression est grande lorsqu’on perçoit
encore la chaleur monter le long des gambes et
le crissement de la lave sous les souliers
(impression de marcher sur des morceaux de
verre). Des pancartes indiquent le danger de
s’approcher du cratère aux parois fragile. La
présence de nombreuses sondes sismiques
disposées tout autour du cratère rassure apaise
l’appréhension naturelle de tout à chacun.
Une
fois le tour fini, il vous reste que 2h30 de
marche pour retourner à votre véhicule, … sans
oublier qu’il y a les 580 marches à remonter.
Le Trou de Fer
La
forêt de Bédour - Bélouveballade au Trou de Fer.
Accès possible par le piton des neiges, par le
cirque de Salazie [Hell Bourg] ou par la Plaine
des palmistes. Gîte forestier fort sympathique.
Pour la visite du Trou de fer prévoir d'arriver
bien avant midi à cause de la montée de la brume
depuis la mer.
Depuis la Plaine-des-Palmistes, prendre la route
du col de Bébour (1414m) puis traverser la forêt
de Bébour pour arriver au parking à deux cent
mètres du gîte forestier.
Un
itinéraire long se prend tout de suite à droite
(sentier de l'Université), il traverse la plus
belle des forêts avec des fleurs et des plantes
endémiques, de magnifiques fougères
arborescentes (3 à 4 m de haut). Le terrain est
très boueux, mais heureusement les "forestiers"
ont fait un travail formidable en construisant
des pontons et des escaliers de bois. A chaque
recoin l'on s'attend à se retrouver nez-à-nez
avec un gorille ou Tarzan. La vue sur le
Trou-de-Fer est grandiose.
Le
retour peut se faire par le sentier qui mène au
Gîte forestier, le chemin est plus court et plus
propre. Le Gîte ouvre à 15 heures et sert de
très bon repas, si vous avez oublié le votre.
Le
summum est de casser sa tirelire et de faire le
même voyage par hélicoptère et de descendre au
fond du trou. Avec le parapente c'est
l'expérience la plus inoubliable.
Manger à la Réunion
La
cuisine réunionnaise est un mélange d'influences
africaines, chinoises, indiennes...
Le
plat typique est le cari : une viande (ou un
poisson) cuite en sauce avec un accompagnement
de riz blanc et de "grains" (des haricots
rouges, des lentilles ou des pois du Cap). Le
petit pot que vous apporte le serveur du
restaurant contient du "rougail", une sauce à
base de piment.
Le
"rougail saucisse" est très répandu également,
c'est une sorte de cari de saucisse fumée.
En
dessert on peut vous servir des pâtisseries
réunionnaises à base de patates douces : si vous
avez l'estomac sensible demandez plutôt une
salade de fruits locaux !
Pour
le repas de midi, le moins cher consiste à
acheter un cari à emporter dans une barquette :
de 4 à 6 euros.
Tout
le long des routes, on trouve des camions-bars
ou autres petit échoppe vendant des sandwichs,
plats, boissons et également des mets très
appréciés par les Réunionnais (et les
touristes!!) des Samoussas, Bonbon piments,
Piment farci.
Quelques grandes enseignes sont présentes : Mac
Donald's, Quick, Les Trois Brasseurs ...
Restaurants "haut de gamme" :
le
Labourdonnais, à Saint-Denis
le restaurant de l'hôtel Saint-Alexis, à Boucan
Canot
l'hémisphère sud, à L'Aéroport International
Rolland Garros à Gillot, Sainte-Marie.
et
bien d'autres à découvrir...
Un
petit conseil de "routard":
Levé
avec le soleil à 5h, petit déjeuner composé
d'une salade de fruits "papaye, mangue, ananas
victoria et litchis (de décembre à janvier)",
fromage blanc et pain de la veille, café noir.
Pour
la route, litchis (de décembre à janvier) à
volonté et croissant.
Pour la Rando, litchis et eau plate en
abondance.
Déjeuner dans la nature, pain frais, saucisson,
fromage, ananas, dodo et eau.
Souper avec un (ou deux ou trois) rhum arrangé,
plats typiques réunionnais, vin rouge et au dodo
(le lit pas la bière!).
Environnement
L’île de La Réunion possède une faune et
une flore variées,
bien que localement menacée par des espèces
introduites devenues invasives.
Contrairement à la Guyane,
on n’y trouve aucun grand mammifère sauvage
(jaguar ou autres fauves par exemple). En
revanche, de nombreuses espèces endémiques y
sont répertoriées. Souvent menacées, comme leur
habitat par la périurbanisation,
elles font l’objet de plans de sauvegarde.
Net-Biome est un projet coordonné par la
région Réunion et aidé par la Commission
européenne pour mettre en réseau (à partir
de 2008) les politiques publiques de recherche
dans le domaine de la restauration et gestion
durable de la biodiversité tropicale
et subtropicale dans les 7 régions
ultrapériphériques et la quasi-totalité des Pays
et Territoires d’Outre-mer de l’UE.
Il s'appuiera notamment sur :
L’île de La Réunion a la particularité de
présenter une flore très variée. En effet on
recense plus de 1 000 espèces de plantes sur
l’île de La Réunion. Les différentes migrations
y ont largement contribué au fil des siècles.
Faune
La
réserve naturelle de Saint-Philippe Mare-Longue est
l’une des dernières forêts
primaires méga thermes hygrophiles de
basse altitude de l’archipel des Mascareignes.
Histoire
La
Réunion est une des seules îles de la région
dont les premiers habitants aient été des
Européens. En effet, l’île était totalement
inhabitée avant d’être découverte par des
navires européens en route vers les Indes. Si
l’on date sa découverte à 1500,
des explorateurs arabes semblent l’avoir déjà
repérée avant.
Un
navigateur portugais, Diogo
Dias, y aurait débarqué en juillet1500.
Un autre navigateur portugais, Pedro
de Mascarenhas y débarque le 9février1512 ou 1513,
jour de la Sainte-Apolline, alors qu’il est sur
la route de
Goa. L’île
apparaît ensuite sur des cartes portugaises sous
le nom de Santa Apolonia. Vers 1520,
La Réunion, l'île
Maurice et Rodrigues sont
appelées
archipel
des Mascareignes, du nom de
Mascarenhas. Aujourd’hui, ces trois îles sont
couramment appelées les Mascareignes.
Les Français y
ont ensuite débarqué pour en prendre possession
au nom du roi en 1642 et
l’ont baptisée île Bourbon, du nom de la famille
royale. En 1646,
douze mutins chassés de Madagascar sont
abandonnés à La Réunion.
C'est en 1665 qu'arrivent
les vingt premiers colons de l'île de Bourbon.
Cinq navires composaient l’escadre commandée par
M. Véron : « l’Aigle blanc », « la Vierge », le
« Bon port », « le Saint-Paul » et « le
Taureau ». Le navire amiral battait pavillon de
la Compagnie des Indes Orientales. La Loire
charriait encore des glaçons quand la flotte
quitta le quai de la Fosse à Nantes dans les
premiers jours de février 1665. Prenant la
direction des ports et des établissements de la
côte de Malabar et du golfe de Bengale, elle est
arrivée à l’île de Bourbon le 9 juillet 1665. La
traversée fut marquée par une tragédie, qui fit
douze victimes, lors de l’escale au Cap Vert le
jeudi Saint 4 mars 1665 . Le 11 avril suivant,
ayant rendu à ses morts un dernier hommage, la
flotte remit à la voile. « Elle continua son
voyage sans accident », note le chroniqueur
Rennefort.
Parmi les vingt colons venus de France, on note
la présence d'Hervé Dannemont (devenu
Dennemont), né le 17 décembre 1635 à Brix(Manche),
fils de Jacques Dannemont, maître verrier et de
Marie Lecarpentier. Il a épousé vers 1668 à Saint-Paul,
Léonarde Pillé, originaire de
Granville.
Hervé Dennemont serait décédé le 16 novembre
1678. Les Dannemont de Normandie sont
représentés, aujourd'hui, par une trentaine de
familles sur l'île de la Réunion. On les trouve
également à l'île Maurice mais aussi à
Madagascar... En Normandie, la famille s'est
éteinte aux VIIIe siècle,
le nom ayant muté en Dalmont. (Sa descendance
est bien connue grâce à Camille Ricquebourg,
auteur du dictionnaire généalogique des familles
de Bourbon).
Françoise Chatelain de
Cressy est arrivée pendant cette
période et est à l’origine de plusieurs familles
connues de Bourbon.
À
partir de 1715,
l’île connaît un important essor économique avec
le développement de la culture et de
l’exportation du café.
Cette culture, malheureusement, a été à
l’origine du développement considérable de
l’esclavage dans la colonie. Bertrand-François
Mahé de La Bourdonnais, gouverneur de
l’île de 1735 à 1745,
a apporté une dimension stratégique au
développement de l’île, devenue pourvoyeuse en
vivres de l’île de France (aujourd’hui île
Maurice) et de la flotte française
engagée dans la guerre franco-anglaise des
Indes. Citons également le rôle de l’intendant Pierre
Poivre, qui a considérablement
enrichi la flore locale et diversifié les
ressources agricoles par l'introduction de très
nombreuses espèces tropicales, et notamment le girofle et
la noix
de muscade dont le commerce fut
florissant au XVIIIe et
début du XIXe siècle.
L'abolition de l'esclavage votée par la Convention
nationale le 4février1794 se
heurte au refus de son application par La
Réunion, comme par l'Île de France. Une
délégation accompagnée de forces militaires,
chargée d'imposer la libération des esclaves,
arrive à l'Île de France le18juin1796 pour
se voir aussitôt expulsée sans ménagements. Il
s'ensuit une période de troubles et de
contestations du pouvoir de la métropole qui n'a
plus aucune autorité sur les deux îles. Tout
rentre dans l'ordre avec le rétablissement de
l'esclavage colonial par Napoléon
Ieren 1802.
Après les catastrophes climatiques de 1806-1807 (cyclones,
inondations), la culture du café décline
rapidement pour se voir substituer la culture de
la canne
à sucre, dont la demande
métropolitaine augmente, du fait de la perte,
par la France, de Saint-Domingue,
et bientôt de l’île de France (île
Maurice). Du fait de son cycle de
croissance, la canne à sucre est en effet
insensible à l’effet des cyclones. Survenue en 1841,
la découverte d’Edmond
Albius sur la pollinisation manuelle
des fleurs de
la vanille permet
bientôt à l’île de devenir le premier producteur
mondial de vanille. Essor également de la
culture du géranium dont l’essence est très
utilisée en parfumerie.
De
1838 à 1841, le contre-amiral Anne
Chrétien Louis de Hell est gouverneur
de l’île. Un changement profond de la société et
des mentalités liés aux événements des dix
dernières années conduisent le gouverneur à
saisir le Conseil colonial de trois projets
d’émancipation.
Le 20décembre1848,
l’abolition
de l'esclavage est finalement
proclamée par Sarda
Garriga (le 20 décembre est un jour
férié à La Réunion).
Louis
Henri Hubert Delisle devient
son premier gouverneur créole le 8août1852 et
reste à ce poste jusqu’au 8janvier1858.
L’Europe a
de plus en plus recours à la betterave pour
remplir ses besoins en sucre.
Malgré sa politique d’aménagement et le recours
à l’engagisme,
la crise économique couve et devient patente à
compter des années 1870.
Par la suite, le percement du canal
de Suez conduit le trafic marchand à
s’éloigner de l’île. Cette dépression économique
n’empêche toutefois pas la modernisation de
l’île, avec le développement du réseau routier,
la création du chemin de fer, la réalisation du
port artificiel de la Pointe des Galets. Ces
grands chantiers offrent une alternative
bienvenue aux travailleurs agricoles.
À la
départementalisation, La Réunion est en ruines.
Mais la métropole est amenée à consentir de gros
efforts pour la reconstruction de l’économie et
le progrès social. L’instruction obligatoire
constitue un progrès décisif. La mise en place,
avec un léger décalage, du système de sécurité
sociale hexagonal apporte un mieux être
considérable. Au début des années cinquante, le paludisme,
fléau sanitaire majeur depuis un siècle, est
éradiqué. Le nombre de lits d’hôpital triple en
dix ans. Il s’ensuit une amélioration importante
de la santé publique, une chute considérable de
la mortalité… et une augmentation galopante de
la population, la natalité culminant à un niveau
record proche de 50 pour mille. Dès la fin de la
guerre, des liaisons aériennes régulières
mettent La Réunion à trois journées seulement de
la métropole. Autre conséquence de la
départementalisation : une augmentation
considérable du nombre de fonctionnaires, bien
rémunérés, qui génèrent un flux commercial
nouveau provoquant l’émergence d’une classe
moyenne vivant du commerce, d’activités
libérales et de fonctions d’encadrement.
L’élection de
Michel
Debré à la députation, en 1962,
apporte un atout considérable au développement,
du fait de la dimension du personnage et de son
poids politique en métropole.
Dans
les années
1970 et 80,
La Réunion accède vraiment à la modernité. Une
université apparaît et se développe, ainsi que
l’enseignement technique. La télévision
supplante la radio. Les commerçants abandonnent
leurs « boutiques chinois » et « bazar zarabs »
pour créer supérettes et supermarchés. Le
tourisme commence à se développer. Le réseau
routier se densifie et se modernise, mais le
parc automobile évolue plus rapidement encore !
L’habitat s’améliore, et la construction de
logements, dopée par des avantages fiscaux
spécifiques aux DOM,
est très active. L’économie change. Dans
l’agriculture, les cultures maraîchères et
fruitières, l’élevage se développent pour
satisfaire les besoins d’une population qui
augmente et consomme. La canne à sucre,
toutefois, maintient son rang de première
production agricole. Le BTP se porte bien. Mais
c’est désormais le secteur tertiaire qui tire
l’économie : commerce, services, et, de plus en
plus, tourisme. Aujourd’hui, le tourisme est la
première activité de l’île, avec la
construction.
En mai
2004, la Commission de l'Union
africaine émet un Plan
stratégique dans lequel le continent africain
désigne l'occupation étrangère de La Réunion
considérée comme africaine.
Traditions
Deux formes
d'expression musicale composent historiquement
la tradition folklorique de La Réunion. Si
l'une, le séga,
est une variante créole du quadrille, l'autre,
le maloya,
à l'image du blues américain,
vient d'Afrique, porté par la nostalgie et la
douleur des esclaves déracinés et déportés de
leur terre natale.
Le séga,
danse de salon costumée et rythmée par des
instruments occidentaux traditionnels
(accordéon, harmonica, guitare..), témoigne du
divertissement policé en cours dans la société
coloniale de l'époque. Il reste aujourd'hui la
danse de salon typique de La Réunion et de
l'archipel des Mascareignes en général avec le séga
mauricien et le séga rodriguais.
Le maloya des
esclaves, danse d'allure rituelle tout en
mélopées et en gestuelles, se faisait casi-clandestinement
la nuit autour d'un feu ; les quelques
instruments d'accompagnement étaient de
confection végétale (bambous, calebasses, etc.)
Les
troupes de maloya,
au-delà de leur goût pour cette forme d'art
musical, veulent perpétuer la mémoire des
esclaves, leur souffrance et leur déracinement.
Au travers de textes parfois contestataires ils
rappellent à la France son passé esclavagiste et
soulignent les méfaits de cette époque coloniale
sur l'homme; au cours de l'histoire de l'île, il
est arrivé aux artistes de maloya et aux kabars (des
rassemblements) d'être interdits par le pouvoir
en place.
Avec
l'institution d'un jour férié de célébration de
l'Abolition de l'esclavage (Fête
Caf', le 20 décembre), le maloya
jouit d'une reconnaissance officielle ; on
l'entend régulièrement sur les ondes publiques
et nombre de night-clubs et de soirées dansantes
le programment de manière systématique; il
connaît même un regain, des groupes se sont mis
à lui concocter des versions, des styles et des
arrangements modernes, comme le maloggae et
autre maloya électrique.
Parmi les groupes musicaux emblématiques de La
Réunion, on peut citer : Groupe folklorique de
La Réunion, Kalou Pilé, Baster,Ousanousava, Ziskakan, Pat'Jaune, Danyèl
Waro, Tisours, François Dal's etc. On
peut citer également, l’un des plus grands
chanteurs de maloya : Lo Rwa Kaf. Né à
Sainte-Suzanne, il est l’un des premiers à avoir
chanté le maloya. À sa mort en 2004, il y eut
énormément de personnes présentes pour ses
obsèques.
En
2008, le chanteur Brice
Guilbert réalise un clip intitulé La
Réunion. On voit le chanteur marcher dans tous
les paysages de l'île.
En
danse contemporaine, on peut citer le
chorégraphe Pascal
Montrouge, qui dirige la seule
compagnie en France qui vive une double
implantation à Saint-Denis
de La Réunion et à Hyères,
confortant ainsi le sens de son regard sur
l'identité. En 2007, la ville de Saint-Denis
de La Réunion lui a confié la
direction artistique de son festival Saint-Denis
Danses.
La
culture urbaine a également fait son apparition,
selon les modes influencées de métropole et des
USA. Ainsi la culture hip
hop se développe, mais également le dancehall.
KM David ou Kaf Malbar étant la figure de proue
de cette nouvelle mouvance, influençant partout
dans l'île la jeune génération, avec ses
chansons diffusées par mp3 ou internet. Nombre
de jeunes artistes tentent alors de « percer »
dans cette musique, dont l'industrie se
développe raisonnablement, localement, mais
aussi internationalement, sans ne rien à voir à
envier aux précurseurs du dancehall francophone,
les toasters gwadeloupéens.