Suva située sur l'île de Viti Levu, la plus
importante de l'archipel
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Informations
La
république
des Fidji est un État insulaire situé dans le Pacifique-Sud au nord de
la Nouvelle-Zélande. Les États limitrophes sont à l’est la
Nouvelle-Calédonie, puis Tonga et les Samoa occidentales à l’ouest, et
Tuvalu au sud. Les Fidji forment un archipel de 844 îles, îlots et
atolls, dont une centaine seulement sont habitées
Géographie
Les îles Fidji sont
un groupe d’îles et archipelsvolcaniques dans
le Pacifique sud,
à l’ouest du
Vanuatu et
au nord de la Nouvelle-Zélande.
Sur l’ensemble des 322 îles et
522 îlots qui
composent l’archipel, 106 sont habités en
permanence. Viti
Levu, la plus grande, couvre à elle seule
57% de la surface du pays et accueille 69% de la
population, les deux plus grandes villes, la
capitale Suva et Lautoka,
ainsi l’aéroport international à Nadi. Vanua
Levu, à 64 km au nord de Viti Levu, couvre
30% du territoire et accueille 15% de la
population. Ses villes principales sont
Labasa et Savusavu.
Le relief est montagneux,
avec des pics abrupts culminant à 1 300 mètres,
et couvert de forêt
tropicale. Les côtes au vent (exposées au
sud-est) reçoivent de fortes précipitations qui
peuvent atteindre 3 000 mm par année. Les
plaines des côtes ouest sont protégées des vents
dominants par des chaînes montagneuses et
bénéficient d’une saison sèche propice à la
culture de la canne
à sucre. Le climat est tropical, avec des
variations saisonnières faibles.
Les autres îles couvrent 2,5% du territoire pour
16% de la population. Les principales sont Taveuniet Kadavu,
l’archipel Mamanuca, Yasawa, Lomaiviti et Lau.La seule grande ville située en dehors des deux
grandes îles est Levuka,
l’ancienne capitale, située sur l’île d’Ovalau.
La plus grande partie de la population est
concentrée sur les côtes, l’intérieur étant
beaucoup moins peuplé en raison de son relief
très abrupt.
Arriver et circuler aux Fidji
En
avion
L'aéroport international principal est situé à Nadi (prononcé
Nandi), du côté occidental de Viti Levu, à
l'opposé de Suva.
Fidji se situe environ à 3 heures de vol de la
Nouvelle-Zélande, 4 heures de Sydney en
Australie, et 10 heures de Los Angeles. Il faut
donc envisager un voyage de 20 heures au minimum
pour se rendre à Fidji.
Circuler
L'intérêt d'aller à Fidji réside dans le fait de
se rendre sur les îles ! Viti Levu,
incontournable présente en effet un intérêt
limité pour le visiteur. C'est dans toute les
autres îles que se cache la beauté de Fidji !
Par
la route
Le
réseau routier est relativement bon sur Viti
Levu en particulier, et la route goudronnée qui
relie Nadi à Suva est la plus empruntée (compter
4h de route). La route qui mène de Nadi à
l'aéroport et au port est elle aussi excellente.
En dehors de cela, les visiteurs se déplacent
peu par la route...
La
conduite se fait à gauche de la chaussée
(héritage britannique...) et la vitesse est
limitée à 80 km/h. Des animaux errants font
souvent partie du décor des chaussées du
territoire, il est demandé la plus grande
vigilance lors des déplacements. Conduire de
nuit peut s'avérer d'avantage risqué.
Le
permis de conduire international est demandé si
vous voulez conduire aux îles Fidji, mais
généralement le permis de conduire national fait
l'affaire.
Bien
se renseigner sur les conditions et tarifs de
location d'un véhicule avant votre départ afin
d'éviter de mauvaises surprises une fois sur
place.
En
bateau
Le
bateau est un des moyens les plus utilisés pour
se rendre dans les Yasawas et les Mamanucas. Une
seule compagnie gère la desserte de ces îles, et
les bateaux font généralement un aller-retour
dans la journée, d'île en île. Il existe aussi
des catamarans rapides vers certaines îles des
Mamanucas. On peut enfin affrêter des
embarcations privées.
Par
les airs
Air
Fiji et Pacific Sun, les deux compagnies offrant
des vols intérieurs à Fidji, proposent des vols
vers la plupart des îles visitables de Fidji, de
Nadi ou Suva. Les tarifs des vols intérieurs en
font un choix intéressant, d'autant plus que le
survol de l'archipel est fascinant.
Pour
les "petites distances" (de Nadi vers les
Mamanucas en particulier), l'hydravion et
l'hélicoptère présentent l'avantage d'être très
rapides (une dizaine de minutes) et d'offrir aux
visiteurs un vol à toute heure. Certains resorts,
comme le Yasawa Island Resort, ne sont
accessibles que par ce biais. Pour des distances
courtes, les tarifs sont tout à fait
raisonnables en comparaison avec le bateau.
Histoire
Les
premiers habitants des îles Fidji, des Austronésiens sont
arrivés du sud-est
asiatique longtemps avant que les
îles furent découvertes par l'explorateur Abel
Janszoon Tasmanau XVIIe siècle.
Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), des
habitants du littoral de la Chine du
Sud, cultivateurs de millet et de riz,
commencent à traverser le détroit pour
s'installer à Taiwan. Vers 2 000 avant J.-C.,
des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines.
De nouvelles migrations commencent bientôt des
Philippines vers Célèbes et Timor et
de là, les autres îles de l'archipel indonésien.
Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène
des Philippines en Nouvelle-Guinée et
au-delà, les îles du Pacifique.
Les Austronésiens
sont probablement les premiers navigateurs de
l'histoire de l'humanité.
Cependant ce n'est qu'au XIXe siècle que
les Européens colonisèrent ces îles pour les
occuper de manière permanente. En 1874,
les îles furent sous contrôle britannique.
L'indépendance fut accordée en 1970.
Le régime démocratique fut
interrompu par deux
coups
d'État militaires en 1987,
car le gouvernement était perçu comme dominé par
la communauté indienne.
La
Constitution de 1990 favorisa
le contrôle par les indigènesmélanésiens des
Fidji mais provoqua une émigration importante de
la population indienne. La perte de population
eut comme conséquence des difficultés
économiques, mais assura la majorité aux
Mélanésiens. Les amendements décrétés en 1997 rendirent
la constitution plus équitable. Les élections
libres et paisibles de 1999 permirent
de constituer un gouvernement mené par un
Indo-Fidjien, Mahendra
Chaudhry, mais celui-ci fut renversé
en 2000 lors d'un troisième coup d'État mené
par George
Speight, un homme d'affaires qui
s'appuya sur une rhétorique nationaliste
indigène. Speight, soutenu par une milice
privée, prit Chaudhry en otage et réclama de
nouvelles institutions qui établiraient la
suprématie politique des indigènes, et
interdiraient à nouveau (comme l'avait fait la
Constitution de 1990) l'accès au sommet de
l'État à tout Indo-Fidjien. La crise fut
désamorcée à travers les efforts de médiation
menés par le chef des armées, Frank
Bainimarama. Speight fut finalement
arrêté et condamné à la prison à perpétuité.
Chaudhry demeura néanmoins écarté du pouvoir; le
banquier et homme politique indigène Laisenia
Qarase dirigea un gouvernement de
transition, avant d'être élu par la voie
démocratique en 2001. Il fut réélu en 2006.
Les
Fidji ont été à plusieurs reprises un membre
important des missions de maintien de la paix de
l'Organisation
des Nations unies dans diverses
régions du monde.
Un
nouveau coup d'État militaire, le 5 décembre 2006,
voit l'accession au pouvoir du chef des forces
armées, le commodore Frank
Bainimarama, et le renversement du
gouvernement Qarase, jugé coupable par
Bainimarama d'avoir attisé les tensions entre
les deux principales communautés ethniques
(Fidjiens indigènes et Indo-Fidjiens). Le
gouvernement de Qarase avait mené une politique
de "discrimination positive" favorisant les
indigènes, et certains membres du gouvernement
avaient tenu des propos racistes et incendiaires
à l'encontre des Indo-Fidjiens. La ministre des
Femmes, Asenaca Caucau, avait ainsi annoncé
devant le Parlement : « Nous devons surveiller
de près les Indo-Fidjiens, car ils sont comme
des mauvaises herbes. Ils ont tendance à
pousser, à saisir et à s'approprier les terres
et la nation ». Bainimarama, lui-même indigène,
reproche également à Qarase d'être corrompu et
d'avoir préparé une législation qui faciliterait
l'amnistie pour les complices de Speight. Qarase
dément toute accusation de corruption (aucune
preuve n'a été trouvée à ce jour), et dénonce le
refus de Bainimarama de désamorcer la crise par
le dialogue plutôt que par un coup d’État.
Economie
Les
Fidji, dotées de forêts,
de minerais et
ressources en poissons,
possèdent l'une des économies les plus
développées des îles du Pacifique,
malgré un toujours grand secteur d'économie
de subsistance. Les exportations de sucre et
une industrie du tourisme en
croissance (environ 300 000 à 400 000 touristes
annuellement) sont les principales sources de devises étrangères.
Le traitement du sucre compose
un tiers de l'activité industrielle. Les
problèmes à long terme sont, entre autres, les
faibles taux d'investissement et des droits de
propriété assez incertains. L'agitation
politique aux Fidji a eu un impact grave : son
économie diminua de 2,8% en 2000 et
ne s'accrut que de 1% en 2001.
Le bureau du tourisme des Fidji s'attend à ce
que les arrivées de visiteurs atteignent un
niveau comparable à celui d'avant le
coup
d'État en 2002.
La capacité du gouvernement à contrôler son
budget (prévision d'un déficit net de 6% pour 2002)
dépendra du retour de la stabilité politique et
de la confiance des épargnants. Un aéroport
international dessert les Fidji, à Nadi.