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Informations
La
république des Fidji est un État insulaire situé dans le Pacifique-Sud
au nord de la Nouvelle-Zélande. Les États limitrophes sont à l’est la
Nouvelle-Calédonie, puis Tonga et les Samoa occidentales à l’ouest, et
Tuvalu au sud. Les Fidji forment un archipel de 844 îles, îlots et
atolls, dont une centaine seulement sont habitées
L’archipel
est habité par les ancêtres des Fidjiens d’origine, les Viti, depuis
trois mille ans. Ces premiers Mélanésiens ne semblent pas avoir connu
d’unification politique et, au XVIe siècle, ils ont été
intégrés dans l’empire maori de Tonga.
L’archipel a été
officiellement «découvert» par le Hollandais Abel Janszoon Tasman en
1643 et exploré par les Britanniques James Cook en 1774 et William Bligh
en 1789. L'exploration entière des îles fut menée par une expédition
américaine en 1840, mais ce sont les Britanniques qui annexèrent
juridiquement les îles Fidji en 1874 et en firent une colonie de la
Couronne. Devant le manque de coopération des Fidjiens, les Britanniques
importèrent massivement de la main-d’oeuvre indienne pour la culture de
la canne à sucre. C’est ainsi que, de 1879 à 1916, se développa un
important courant d'immigration de travailleurs indiens au point où, dans
les années 1970, ceux-ci étaient devenus majoritaires aux Fidji.
D'autres communautés ethniques immigrées se sont aussi développées,
mais en nombre plus restreint. Il s’agit de celles qui étaient venues
des îles Salomon, de Chine, d'Europe, de l'île Rotuma, de l'île Océan
(«Banabans») et des îles Ellice.
Les colonisateurs britanniques
imposèrent l’anglais dans l’Administration, mais laissèrent le
secteur de l’éducation aux communautés religieuses (méthodistes pour
les protestants, maristes pour les catholiques) jusqu’en 1930.
L’enseignement s’est alors fait en fidjien standard. Par la suite,
l’éducation est passée aux mains des autorités anglaises qui, sous prétexte
d’harmonie inter-ethnique, ont simplement imposé l’anglais tout en
interdisant l’enseignement en fidjien.
Depuis de nombreuses décennies,
une violente rivalité oppose les Indiens et les Mélanésiens
d’origine, c’est-à-dire les Indo-Fidjiens
et les Mélano-Fidjiens, ce qui
a provoqué des émeutes inter-ethniques en décembre 1959. Incités par
la majorité indo-fidjienne, les Britanniques consentirent en 1975 l’indépendance
à leur colonie, non sans avoir accordé aux Mélano-Fidjiens une large prééminence
dans l’appareil de l’État, ainsi que le contrôle de la police et de
l’armée, sans oublier le maintien de leur monopole foncier. Les Fidji
restèrent membres du Commonwealth au grand dam des Indo-Fidjiens qui
voyaient les avantages de l’indépendance leur échapper.
Les rapports entre les deux
grandes communautés restèrent tendus jusqu’en 1987 alors qu’un coup
d’État militaire renversait un gouvernement d’union dominé par les
Indo-Fidjiens. À la suite d’une seconde intervention militaire en
septembre de la même année, les Fidji furent chassées du Commonwealth
et se proclamèrent alors comme la république des Fidji en octobre 1987.
Bien que condamnés par la communauté internationale, les Mélano-Fidjiens
obtinrent quand même une révision de la Constitution légitimant leur
domination politique et renforçant leur représentation parlementaire.
Beaucoup d’Indo-Fidjiens décidèrent de quitter définitivement
l’archipel.
En 1990, la promulgation d'une
nouvelle constitution contribua à renforcer la prépondérance politique
des Mélano-Fidjiens en leur assurant un minimum de 37 sièges sur 70. En
1997, une commission parlementaire du ministère des Affaires étrangères,
formée de représentants des communautés fidjienne et indienne, fut créée
afin de réviser la Constitution de 1990 et elle remit un rapport unanime
en juin 1997. Malgré l’opposition des nationalistes fidjiens, les
modifications prévues à la Constitution devaient permettre une représentation
plus équitable des Indo-Fidjiens dans la vie politique du pays.
Ainsi, la nouvelle
Constitution de 1997 précise que les Mélano-Fidjiens disposeront dorénavant
de 23 sièges (au lieu de 37) à la Chambre des représentants, les
Indo-Fidjiens en auront 19, les Rotumans, un seul; il y aura aussi trois
représentants pour les «électeurs généraux». Ces dispositions
devraient permettre désormais la formation d'un gouvernement comprenant
des ministres indo-fidjiens et mélano-fidjiens. Les îles Fidji ont été
réadmises au sein du Commonwealth en 1998.
Fondée principalement sur l'agriculture, l'économie des îles Fudji a tendance à se tourner vers le tourisme, qui s'accroît rapidement. L'artisanat, de vêtements notamment, s'en trouve favorisé.
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