Avec
plus de 700 îles et îlots, dont seulement trente habitées,
les Bahamas offrent aux visiteurs, des plages de rêve au
sable blanc d’une finesse incomparable ainsi que l'une des
mers les plus claires au monde, subtile variation de bleu et
de vert cristallin. De véritables éclats paradisiaques se
disséminent ainsi sur quelque 250.000 kilomètres carrés
dans le sud-est de l'océan Atlantique, de la Floride aux
abords des Caraïbes.
Certaines îles sont naturellement plus importantes que
d'autres, telles Eleuthera et Andros qui contrastent avec les
simples petits îlots tout juste mentionnés sur une carte.
La capitale des Bahamas, Nassau, située sur l'île de New
Providence, a conservé son charme et son architecture
coloniale. Parmi les îles Extérieures dont Abacco, Andros,
l'île Cat, Mayaguana, certaines n'ont pratiquement pas changé
depuis l'arrivée de Christophe Colomb, il y a plus de 500
ans.
Les plages, inondées de soleil, offrent un territoire sur
lequel le farniente règne en maître incontesté. La mer, clémente
et généreuse, présente, quant à elle, d'incroyables
possibilités de pêche (les pêcheurs du monde entier s’y
retrouvent !) et de plongée sous-marine.
Sur l'île Grande Bahama, située à 80 kilomètres des côtes
de la Floride, la mer y est toujours chaude et le soleil y
brille sans cesse. Freeport et Lucaya proposent de magnifiques
hôtels, de multiples casinos et équipements sportifs. Bien sûr,
les plages superbes et les eaux limpides vous invitent à
pratiquer la natation, la voile, la planche à voile, la pêche
et la plongée.
Les portes de ce paradis s’ouvrent néanmoins sur un aspect
beaucoup moins idyllique… Les Bahamas connaissent, selon les
autorités françaises et locales, une aggravation préoccupante
de la criminalité violente. Dans l'île de New Providence
(Nassau), il convient de prendre ses précautions, en
particulier, mieux vaut éviter de se promener seul, à pied,
la nuit. Il n'y a pas, en revanche, de réels problèmes de sécurité
dans les autres îles de l'archipel.
Santé: Aucun vaccin n’est obligatoire.
Electricité: 110 volts, comme aux Etats-Unis. Pour tout appareil
électrique, il est nécessaire de vous munir d'un adaptateur
pour prises américaines.
Décalage
horaire: Il faut compter 6 heures de moins par
rapport à la France.
Religion
Le christianisme est
la religion principale des îles, répartie entre les baptistes formant
la plus grande communauté (35 %), suivi par l'Église
anglicane et l'Église
catholique romaine.
La population bahaméenne est à 85% noire ou métisse type
créole, avec 12% de blancs. La langue officielle est l'anglais,
parlée par tous les habitants.
Climat
Les Bahamas
abritent un climat semi tropical. Il y fait toujours beau :
ciel dégagé, soleil et brises soutenues qui tempèrent les
éventuels excès de chaleur. Toutefois, de décembre à mars,
il fait parfois un peu trop frais pour passer des journées
entières sur la plage en raison des vents forts. Les pluies
tombent la nuit, de mai à octobre. La partie méridionale de
l'archipel peut être touchée par des ouragans qui sévissent
généralement en septembre et en octobre. Les températures
varient de 22°C en hiver à 29°C en été. La température
de l’eau oscille entre 24°C et 28°C.
Tourisme
Le
tourisme et ses activités induites représentent,
selon les chiffres officiels bahaméens, 60 % des
sept milliards de dollars du PIB des
Bahamas.
Tout
près de la Floride, les Bahamas restent, bien
sûr, la destination exotique préférée des Américains,
qui représentent, selon le Ministère du tourisme
de l'archipel, plus de 80 % des 4,6 millions de
visiteurs annuels.
Le
gouvernement, dirigé depuis les élections de mai
2007 par le Premier ministre conservateur Hubert
Ingraham, multipie les efforts pour
attirer des touristes venus d'Europe, de Russie
ou d'Asie. Avantage ? Ils séjournent plus
longtemps que les croisiéristes américains, avec
d'avantage de retombées pour l'économie locale.
Ainsi, l'ouverture de la nouvelle ligne aérienne
directe Paris-Nassau d'XL
Airways France, en décembre 2008,
vise à atténuer l'impact du reflux américain.
Nassau est une ville très populaire et
merveilleuse.
Parcs
nationaux
Près
de 260 000 hectares marins et terrestres d'une
exceptionnelle biodiversité sont aujourd'hui
protégés par le Bahamas
National Trust.
Rand
Nature Centre Création : 1992 - Taille : 40 ha.
Un spot sans rival pour l'observation des
oiseaux comme la rare paruline
de Kirtland,
qui vient y hiverner.
Peterson Cay National Park Création : 1968 -
Taille : 0,5 ha. Un des lieux de prédilection
des oiseaux marins
pour la nidification.
Lucayan
National Park Création : 1977 - Taille : 16 ha.
A voir pour ses grottes sous-marines et sa mangrove,
où vit notamment le mérou
rayé,
une espèce en danger.
Abaco
Abaco
National Park Création : 1994 - Taille : 8 300
ha. Le site d'observation du très rare perroquet
des Bahamas au
magnifique plumage vert et orange.
Pelican
Cays Land and Sea Park Création : 1972 -
Taille : 850 ha. Les inestimables trésors du
site sont ses récifs corailliens.
Tilloo
Cay Reserve Création : 1990 - Taille : 4,5 ha.
Un refuge idéal où viennent nidifier les oiseaux marins.
Walkers
Cay National Park : Création : 2002 - Taille :
1 550 ha. A voir pour ses récifs coralliens magnifiques
enfin protégés.
Black Sound Cay Reserve : Création : 1988 -
Taille : 1 ha. Petit par sa taille mais
important pour la concentration de gibiers d'eau
qui viennent y hiverner.
Andros
Blue
Holes National Park Création : 2002 - Taille :
13 450 ha. Les plongeurs ne doivent pas manquer
la plus grande concentration de trous
bleus du
monde.
Southern Marine Parks Création : 2002 - Taille :
26 240 ha. La troisième barrière de corail au
monde par sa longueur.
Crab
Replenishment National Park Création : 2002 -
Taille : 1 200 ha. Le royaume des crabes de
terre.
The
Retreat Création : 1985 - Taille : 4,5 ha. Un
jardin luxuriant : feuillus, palmiers et
d'autres essences exotiques rares.
Bonefish Pond National Park Création : 2002 -
Taille : 520 ha. Superbe écosystème de mangrove.
Primeval
Forest National Park Création : 2002 - Taille :
1 ha. Loin des plages, cette forêt primaire est
truffée de grottes calcaires
où reposent peut-être des vestiges des
communautés indiennes lucayas.
Exuma
Exuma
Cays Land and Sea Park Création : 1958 -
Taille : 45 580 ha. L'un des parcs les plus
spectaculaires pour ses paysages et
ses
faunes marine
et terrestre.
Conception Island National Park Création : 1964
- Taille : 850 ha. Un sanctuaire pour les oiseaux marins
et les tortues de
mer. Un superbe récif corallien.
Crooked Island
Great Hope House &
Marine Farm Création : 2002 - Taille : 1,5 ha. A
voir absolument pour le patrimoine bâti par les Loyalistes au XVIIIe siècle.
Little Inagua
Little Inagua National Park Création : 2002 -
Taille : 12 690 ha. La plus grande île inhabitée
des Caraïbes. Du coup, ses eaux, qui vont jusque
13 mètres de profondeur sont une zone vitale de
reconstitution des ressources marines.
Great Inagua
Union Creek Reserve Création : 1965 - Taille :
2 000 ha. Les tortues
vertes de
mer y font l'objet de toutes les attentions
scientifiques.
Inagua National Park Création : 1965 - Taille :
74 360 ha. Le parc des records : plus grand lac du
pays et plus grande concentration de
flamants de Cuba.
Histoire
Le
premier pas de Christophe
Colomb dans le Nouveau Monde le 12
octobre 1492 a
été accompli sur l'île de San
Salvador , située aux Bahamas. Il la
nomma San Salvador pour remercier le Christ de
l'avoir guidé jusque-là. Il y a rencontré des Arawaks aussi
connus comme Lucayens qui ont donné son premier
nom à l'archipel (les îles Lucayes) avec
lesquels il a échangé des présents. Ces Amérindiens vivaient
aussi en Jamaïque.
Les
Espagnols, qui depuis Colomb, estimaient avoir
des droits sur l'archipel, y firent de
fréquentes incursions et l'occupèrent par
intermittence.
A la
mort de Charles
II Stuart en 1685, l'accession au
trône de son frère, le duc
d'York, devenu Jacques
II, allait changer le statut des
Bahamas. Le nouveau roi exigea l'annulation de
la charte de 1663 et de ses additifs. Les
expulsés, négocièrent avec profit la cession à
la Couronne
d'Angleterre de leurs droits sur des
lieux qu'ils ne connaissaient que par récits et
cartes.
Quand, en 1714, l'électeur de Hanovre,
arrière-petit-fils de Jacques
Ier d'Angleterre, accéda au trône
d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande sous le nom
de George
Ier, son premier geste fut de
remplacer le représentant des anciens
propriétaires par un gouverneur royal des
Bahamas. Il choisit le capitaine Woodes
Rogers, dont la devise en latin de
sacristie annonça aussitôt les intentions : « Expulsis
piratis, restituta commercia ». Woodes Rogers,
officier de marine, dont on connaissait les
exploits pendant la guerre de Succession
d'Espagne, était écrivain à ses heures.
Le
nouveau gouverneur usa plus souvent de son épée
que de sa plume. Il mit un terme au règne des
pirates, fit pendre Calico
Jack et quelques douzaines d'autres.
Les pirates pendus ou expulsés, la
Grande-Bretagne dut, en effet, défendre sa
colonie contre les Américains, engagés depuis
1775 dans la guerre d'Indépendance conduite par George
Washington. G. Washington envoya,
entre 1776 et 1781, plusieurs expéditions pour
occuper New
Providence, où trouvaient refuge et
appui ceux que les fédéralistes qualifiaient de
rebelles et que les Anglais tenaient pour
royalistes.
Pourvue d'un gouvernement, d'assemblées
législative et délibérative, de tribunaux, de
services publics, les Bahamas devinrent
accueillantes aux nouveaux colons. En 1782, les
Espagnols - à qui Louis
XV avait offert, vingt ans plus tôt,
la Louisiane pour
les dédommager de la perte de la
Floride -
attaquèrent New Providence. L'île capitale ne
comptait alors que mille quatre cents
défenseurs. Une flotte, commandée par le
gouverneur de Cuba, don
Juan Manuel de Cagigal y Montserrat,
et appuyée par des vaisseaux américains,
s'empara de Nassau.
Il fallut l'intervention d'une petite armée,
recrutée en Caroline par
un loyaliste, le colonel Andrew
Devaux, pour chasser les occupants et
assurer à l'archipel une paix durable.
En
avril 1861, quand éclata aux États-Unis la
guerre entre les États du nord et du sud de
l'Union, les Bahamas devinrent, pour les
Sudistes, un arsenal transitoire. La victoire du
Nord, en 1865, et les pénitences imposées au Sud
provoquèrent un nouvel afflux de réfugiés,
planteurs ruinés par l'abolition de l'esclavage.
Venus avec leurs esclaves, ils furent déçus
d'apprendre que, depuis le Ier août
1833, tous les noirs débarquant aux Bahamas
devenaient libres, jouissant comme l'exigeait l'Emancipation
Act, des mèmes droits que les blancs.
Malgré la loi, subsista longtemps une
ségrégation raciale qui fit qu'en 1885, à Harbour
Island, cinq noirs furent condamnés à
vingt shillings d'amende pour avoir emprunté la
porte réservée aux Blancs afin d'entrer dans
l'église méthodiste qu'ils avaient contribué à
construire.
Les
épreuves avaient si bien renforcé les liens
entre les Bahamas et la lointaine mère patrie
que des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté
vinrent tenter fortune dans les îles.
Même
depuis l'indépendance de la colonie, accordée
sans hésitation, en 1973, par la
Grande-Bretagne, les Bahaméens se flattent de
rester fidèles à la Couronne. Comme tous les
pays du Commonwealth,
le portrait de leur chef d'État, la reine
Élisabeth II, figure dans tous les
locaux administratifs.