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EUROPE
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ALLEMAGNE |
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L'Allemagne est un État qui ne connaît aucune contrainte
naturelle liée au relief ou au climat. Le Nord est occupé par
une plaine aux paysages monotones, le centre par des montagnes
anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin
sédimentaire et par le massif alpin. |
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BELGIQUE |
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La Belgique est une monarchie constitutionnelle, représentative, héréditaire et parlementaire. La succession au trône est déterminée par primogéniture. La Constitution belge a été promulguée le 7 février 1831 et révisée en 1893, 1921, 1970, 1971, 1980, 1989 et 1993. |
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ESPAGNE |
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Plus de 45 millions de touristes
viennent chaque année en Espagne, ce qui en fait l'un des trois pays
les plus visités du monde. Faites connaissance avec
notre climat, nos coutumes, notre art, nos paysages... une façon
particulière de vivre. |
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FRANCE |
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La France est l’état le plus étendu
d’Europe après la Russie et l’Ukraine. Elle a la forme d’un
hexagone. La mer du Nord et la Manche baignent sa côte nord-est,
l’océan Atlantique sa côte ouest. Au sud-ouest, le massif des
Pyrénées marque la frontière avec l’Espagne. |
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GRANDE
BRETAGNE |
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Des centaines de musées
dont certains parmi les plus importants au monde comme le
British Museum, la National Gallery, Madame
Tussaud's, la Tour de Londres, Buckingham Palace et le Parlement avec sa fameuse
cloche "Big Ben". |
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GRÈCE |
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Les Crétois sont un peu les Berrichons
de la Grèce. Ils sont restés authentiques. Leur cuisine étonne
les chercheurs américains. Il paraît que c'est le fait de manger
des escargots et de consommer une nourriture à base de polyol qui les
immunisent contre les maladies cardio-vasculaires. |
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ITALIE |
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Son identité s'équilibre
harmonieusement entre campagne, montagne, mer, vestiges, îles,
villes et industries. |
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PAYS
- BAS |
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Que diriez-vous d'une petite
escapade dans un endroit vraiment différent ? Découvrez la
Hollande et ses villes où l'on a l'impression de se promener dans un
livre d'histoire. Venez au pays des mille et un musées! |
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PORTUGAL |
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Vers la fin du XIVe siècle, le Portugal se tourne vers la
mer. Une lutte acharnée avec l’Espagne commence alors. Ce
n’est qu’en 1494 qu’est scellé l’accord pour le
partage du Nouveau Monde entre ces deux pays. |
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L’Europe est
considérée comme un continent,
voire comme l’extrémité occidentale de l’Eurasie, le petit
cap du continent asiatique, voire de l’Afro-Eurasie,
selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux
Continent » (ou d’« Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau
Monde »
(Amérique).
L'Europe est formée par les cultures de différents pays qui
se situent dans la péninsule occidentale de l'Eurasie, mais
d'un héritage vraisemblablement commun.
Les limites
terrestres de l'Europe ont
toujours été imprécises dans leur partie est car
il n'existe pas de limite clairement définie, de relief, ou
de mer venant clairement scinder l'Eurasie.
De plus, il ne faut pas confondre les notions d'Europe
géographique et territoriale, d'une part, et celle de zone
d'influence de la culture occidentale, d'autre part, ces
notions étant surtout politiques (certains pensent
d'ailleurs à ce propos qu'à l'instar du Commonwealth britannique,
l'Union
européenne pourrait
être définie selon l'étendue de la culture euro-occidentale
à travers le monde).
Dans la vision
purement géographique, l'Europe est usuellement séparée de
l'Asie à
l'est par
le massif
de l'Oural et
le fleuve
Oural.
Au sud-est, la mer
Caspienne,
le massif du Caucase et
le détroit
du Bosphore la
séparent du Proche-Orient.
Au sud et au sud-ouest, la Méditerranée et
le détroit
de Gibraltar séparent
l'Europe de l'Afrique.
Le continent est bordé à l'ouest par
l'océan
Atlantique et
au nordpar
l'Arctique.
Sont considérées européennes l'Islande (située
géologiquement sur la séparation Europe-Amérique), et les
principales îles de la Méditerranée ; le cas de Chypre est
toutefois particulièrement sujet à débat, à la fois sur les
plans géographique, culturel, politique et historique.
Les cas de la Russie et
de la Turquie sont
emblématiques du hiatus géographico-politique.
Ces deux nations ayant la plus grande partie de leur
territoire en Asie (Russie), et Moyen-Orient (Turquie), le
plan politique ne recoupe pas le « plan » géographique
premier. Ainsi, si la Russie est occidentale par sa culture,
son histoire et une part de son territoire, son centre de
gravité fait d'elle un quasi-continent, s'étendant du Pacifique jusque
dans l'Europe. Le cas est plus complexe pour la Turquie,
celle-ci possédant la majeure partie de son territoire au
Moyen-Orient, et possédant par l'histoire une culture mixte
entre la culture occidentale et moyen-orientale.
Une citation
célèbre de Paul
Valéry[réf. nécessaire] résume
bien l'ambiguïté de la délimitation stricte des frontières
est et sud-est de l'Europe, puisqu'il décrit l'Europe comme
le « petit cap du continent asiatique ». Par ailleurs, il a
proposé sa propre définition de l'Europe : ce serait
l'ensemble des régions ayant subi la triple influence :
de l'hellénisme (philosophie,
raison, république et démocratie, art et technique,
science, humanisme) ;
de la
romanité (latin,
importance du droit,
rapport essentiel aux textes et à l'écriture, gestion
administrative des territoires, impérialisme expansif) ;
du christianisme (monothéisme,
valeurs morales de pardon et d'amour de son prochain,
missionarisme moral expansif) ;
le tout formant
depuis la Renaissance le
fonds culturel commun de la philosophie humaniste
européenne.
Quelques îles de
l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores),
que la géographie ne rattache pas à ce continent, sont
considérées comme européennes par l'origine de leur
peuplement et de leur culture.
C'est aussi le cas du Groenland,
qui appartient au Danemark.
Certaines anciennes puissances coloniales d'Europe
occidentale ont
conservé quelques territoires en dehors du continent dont
les habitants sont européens, et intégrés à différents
niveaux au sein de l'Union européenne, comme par exemple
les départements
et territoires d'outre-mer pour
la France.
L'Europe a une
superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres
carrés,
précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afriqueou
un quart de l'Asie ou
de l'Amérique.
On peut
distinguer cinq grandes régions géographiques :
L'organisation
de l'espace montre un cœur économique, la « banane
bleue »
ou mégalopole
européenne,
qui comprend notamment l'Europe
rhénane ainsi
que les périphéries européennes.
Les frontières
orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la
limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre
Ier le Grand auxviiie siècle.
De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers
la mer
Caspienne au
début du xixe siècle pour
justifier l'annexion de la Géorgie et
de l'Arménie dans
l'empire
russe.
D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique
des plaques,
l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne
sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie.
Aussi, quelques géographes éminents,
tels qu' Alexander
von Humboldt,
considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de
l'Asie.
Dans la vision
purement anthropologique du xxe siècle, « la pensée
classique des anthropologues » étendait « le substratum
biologique des populations européennes au-delà des
frontières politiques de l'Europe » et établissait « d'abord
la présence d'une commune humanité » sans établir « une
conjonction entre identité politique, identité culturelle et
identité biologique »2.
L'Europe anthropologique comprenait donc non seulement
l'Europe géographique mais aussi toutes les populations
« europoïdes » du pourtour méditerranéen (Proche et
Moyen-Orient, Afrique du Nord). Ainsi pour Marc
Sauter « les
frontières que tracent le géographe et l'historien ne
signifient pas grand-chose... En fait, sur le plan
anthropologique, l'Europe déborde largement les mers
méridionales, la chaîne du Caucase et les steppes russes
pour englober toute une humanité. Racialement, l'Europe est
partout où la peau de l'homme est blanche ».
Climat
Le climat
européen est conditionné notamment par son étalement en latitude du
36e au 71e parallèle nord, soit plus de 4 000 kilomètres
entre les espaces scandinave et méditerranéen. De ce fait,
le contraste de température est considérable entre l'extrême
nord, moyenne annuelle -5 °C environ,
et l'extrême sud, moyenne annuelle 18 °C environ.
L'Europe dispose
d'une vaste zone côtière, et l'influence océanique
atlantique et méditerranéennes contribuent à modérer les
températures sur une bonne partie de l'Europe. Elle est
située à l'est et au sud de l'Atlantique nord-est dont la
température est notablement attiédie par la dérive
nord-atlantique. Du fait de sa latitude, la majeure partie
du continent est soumise au flux d'ouest dont la température
a été auparavant adoucie par son passage sur cette partie de
l'océan. Ce flux d'ouest n'est pas contrarié dans sa
progression vers l'est en raison des grandes plaines
largement ouvertes vers l'ouest dans la partie moyenne de
l'Europe.
En toutes
saisons, ce flux est tempéré et porteur de perturbations
assurant des pluies régulières. Au fur et à mesure de sa
progression à l'intérieur des terres, ce flux subit les
influences continentales : il devient moins tempéré et
s'assèche progressivement, les précipitations devenant moins
régulières. Vers l'est, les hautes pressions hivernales
prennent de l'importance, font barrage au flux océanique et
sont la source d'épisodes très froids et secs. Au nord, les
montagnes scandinaves font obstacle aux vents d'ouest et
entrainent un climat continental froid sur une bonne partie
de la Scandinavie.
Le flux océanique voit également son importance climatique
diminuer au sud de l'Europe, à cause de la latitude et à
cause des barrières montagneuses conséquentes qui
s'interposent la plupart du temps en direction de la
Méditerranée.
Tous ces
facteurs expliquent la répartition des climats européens :
La bordure de
l'océan Arctique connait un climat polaire sans véritable
été (température de juillet inférieure à 10 °C,
ET dans la classification de Köppen) avec des précipitations
faibles. L'hiver est froid ou très froid avec une
température moyenne de janvier qui s"abaisse à -20°C vers
l'est, il est assez perturbé du fait du voisinage de la mer.
Les littoraux du
nord-ouest, la bordure côtière de la Norvège,
les îles au nord de l'archipel britannique, l'Islande connaissent
un climat océanique frais avec une température moyenne
dépassant 10 °C pendant
moins de 4 mois (Cfc dans la classification de Köppen). Les
précipitations sont abondantes, généralement plus de
1 000 mm par an et souvent beaucoup plus dès qu'il y a des
reliefs un peu importants. Les pluies sont réparties en
toutes saisons avec un maximum d'automne ou d'hiver. Les
tempêtes d'automne et d'hiver sont très fréquentes. Bien
qu'agité, l'hiver reste « tempéré » par rapport à la
latitude, entre -3 °C et 4 °C pour
le mois le plus froid. L'été est frais et la température
moyenne de juillet est comprise entre 10 °C et 14 °C.
Toujours sur le
domaine littoral mais plus bas en latitude, depuis les Îles
britanniques jusqu'au nord du Portugal en
passant par la bordure côtière des Pays-Bas,
de la Belgique,
de la France et
par le Nord-Ouest de l'Espagne s'étend
un climat
océanique bien
caractérisé, avec une température moyenne qui augmente du
nord vers le sud mais assez homogène par rapport à
l'étalement en latitude. Dans cette zone, le flux océanique
modère les températures, les pluies sont fréquentes et
régulières en toutes saisons avec cependant un maximum
d'automne au nord et d'hiver au sud. Le total des
précipitations annuelles, plus modéré que dans le type
précédent, est compris entre 700 mm et 1000 mmm sauf sur les
des massifs côtiers (Écosse, Pays
de Galles,
chaîne cantabrique) où ce total peut largement dépasser
3 000 mm. Les tempêtes automnales et hivernales sont
fréquentes mais un peu moins que dans la zone précédente. En
hiver, par rapport à la latitude, le gel et la neige sont
relativement rares ainsi que les fortes chaleurs en été. Les
étés sont tempérés avec une température moyenne qui
dépasse 10 °C pendant
plus de 4 mois, Cfb dans la classification de Köppen. Pour
le mois le plus chaud la température est comprise entre15 °C et 19 °C du
nord au sud, celle du mois le plus froid de 2 °C à 10 °C du
nord-est au sud-ouest.
À l'est de cette
zone, la limite avec le domaine précédent étant assez floue,
dans la vaste zone de plaines ou de moyennes montagnes qui
va du bassin
parisien au
sud de la Scandinavie, à l'ouest de la Pologne et
limitée par les contreforts des Alpes suisses
et autrichiennes au sud, le climat se continentalise peu à
peu tout en conservant des caractéristiques modérées par
rapport à la latitude (comme précédemment Cfb selon Köppen),
les pluies deviennent cependant un peu moins régulières,
leur volume diminue progressivement, entre 500 et 700 mm en
plaine, 800 à 1 500 mm sur les reliefs. Les pluies sont
réparties très uniformément tout au long de l'année avec un
maximum pluviométrique qui tend à devenir plutôt estival.
Les tempêtes automnales et hivernales voient leur importance
diminuer au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'océan.
La fréquence des épisodes de température extrêmes augmente
progressivement mais la moyenne reste modérée, la
température du mois le plus chaud est comprise entre 16 °C et 19 °C du
nord au sud, celle du mois le plus froid de 5 °C à-3 °C de
l'ouest vers l'est. Cette zone est très homogène du point de
vue climatique, les conditions varient peu sur des centaines
de kilomètres.
Un peu plus au
sud, de l'Aquitaine aux Balkans et
à la mer
Noire vers
l'est, le climat se continentalise également mais plus
rapidement, du fait des reliefs plus accentués le flux
atlantique pénètre moins facilement. Malgré la latitude plus
basse, le long d'un même méridien les hivers sont presque
aussi froids que dans le domaine précédent, les étés
deviennent par contre nettement plus chauds avec une
température moyenne comprise entre 20 °C et 23 °C en
plaine (Cfb d'après Köppen, Cfa là où la moyenne de juillet
dépasse 22°C). La température du mois le plus froid est
comprise entre 5 °C et -3 °C de
l'ouest vers l'est. Les tempêtes océaniques concernent peu
cette zone et, sauf configuration particulière, le climat
est beaucoup plus calme que dans les trois domaines
précédents. Le climat s'assèche progressivement vers l'est.
Les pluies, toujours réparties sur toute l'année, deviennent
un peu plus irrégulières également que dans le domaine
océanique, les orages d'été prennent de l'importance. Du
fait du relief beaucoup plus compartimenté, il y a
multiplication des climats locaux.
À l'est des deux
domaines précédents, à partir de la Pologne à l'ouest,
depuis la façade orientale de la chaine scandinave et les
confins de l'océan
Arctique au
nord jusqu'à l'Oural vers
l'est, jusqu'à la mer Noire, le Caucase et
la Caspienne au
sud apparait le climat
continental.
L'hiver est froid avec blocage fréquent du flux océanique
par l'anticyclone continental générateur d'épisodes très
froids et secs, la moyenne de janvier va de -5 °C de
l'ouest à -20 °C vers
le nord-est. L'été, l'anticyclone continental disparait et
le flux atlantique pénètre plus librement à l'intérieur du
continent, l'été est encore frais au nord mais il est de
plus en plus chaud vers le sud, 10 °C en
juillet à la frontière du domaine polaire, jusqu'à 25 °C près
de la mer
Caspienne (au
nord, où les étés sont frais nous sommes dans le domaine Dfc
de Köppen, Dfb plus au sud là où la moyenne dépasse 10°C
durant au moins 4 mois). Les saisons intermédiaires sont
courtes. Les pluies sont plus irrégulières avec un maximum
de printemps ou d'été. Au nord du domaine, les étés sont
assez pluvieux et restent frais avec une évaporation
modérée, la sécheresse d'été est modérée. Vers le sud, la
chaleur augmente ainsi que l'irrégularité des pluies, la
sécheresse relative d'été s'intensifie et les abords de la
Caspienne connaissent un climat steppique (BSk selon Köppen).
Les montagnes (Alpes, Pyrénées, Carpates,
chaines balkaniques, Caucase, Alpes
scandinaves)
connaissent le climat
montagnard qui
correspondent à peu près à celui des plaines environnantes
mais modifiés par l'altitude. Celle-ci provoque un
abaissement de la température, en toutes saisons mais
davantage en été qu'en hiver et une augmentation des pluies
pour les versants exposés aux vents pluvieux. Les reliefs
multiplient les climats locaux du fait des différences
d'expositions au soleil et du fait de la modification du
régime des vents qu'ils induisent.
Les régions
bordant la Méditerranée (majeure partie de l'Espagne,
Sud-Est de la France, Italie hors
les Alpes et la plaine
du Po,
la Croatie,
l'Albanie,
la Grèce et
les îles méditerranéennes) connaissent un climat
méditerranéen,
Csa d'aprés Köppen. À l'écart du flux océanique humide du
fait des montagnes et de la latitude, ce climat est
caractérisé par une sécheresse estivale et un ensoleillement
nettement plus importants que dans les domaines précédents.
Les pluies ne sont pas souvent apportées par le flux
atlantique mais la plupart du temps par des perturbations
qui se développent sur place, alimentées par l'air
méditerranéen, ces perturbations sont moins nombreuses que
les perturbations océaniques mais les pluies qu'elles
apportent sont copieuses et parfois excessives. Le total
pluviométrique annuel des régions méditerranéennes est à peu
près le même que pour les domaines précédents mais la
répartition des précipitations est beaucoup plus
irrégulière. L'été est à peu près sec surtout près des cotes
et dans le sud, les pluies de printemps et d'automne sont
prédominantes au nord du domaine méditerranéen et celles
d'hiver au sud. Suivant les effets d'abris ou au contraire
suivant les effets de couloir induits par les reliefs
environnants, ce domaine est calme ou au contraire très
venté (mistral, tramontane, bora,
etc.). Les températures hivernales sont douces,5 à 11 °C en
janvier, de l'intérieur vers la côte et du nord vers le sud.
L'été devient chaud 22 °C à 27 °C en
juillet du nord vers le sud. Du fait de sa position en
latitude, le Portugal connait un climat analogue mais avec
des étés un peu moins chauds car tempérés par l'influence
atlantique, Csa ou Csb là où la moyenne de juillet n'atteint
pas 22°C.
Langues
Avec plus de 720
ou 980 millions d'habitants et sur une surface réduite pour
une moyenne d'une langue pour 4,3 millions d'habitants,
l'Europe bénéficie d’une grande richesse ethnoculturelle et
une pluralité de langues.
Les cultures germaniques, slaves, latines et finno-ougrienne
sont traduites par la diversité des langues parlées : 120
langues et dialectes ont des racines indo-européenne ;
latines et grecques au sud, germaniques au nord et au
nord-ouest ; slaves à l'est et en Europe centrale, seul le
groupe des langues finno-ougriennes (regroupant le finnois,
estonien et le hongrois) et la langue basque ne font pas
partie des langues indo-européennes.
Administrativement, l’allemand, l’anglais, le russe, le
français et l’italien dominent mais l’Europe est
linguistiquement beaucoup plus riche puisque les 50 États
européens (tous souverains, hormis Gibraltar) de la grande
Europe géographique regroupent 35 langues officielles,
enrichies de 225 langues secondaires non officielles. A tel
point qu'Umberto Eco dit : « la langue de l'Europe, c'est la
traduction ». Ces précédents chiffres peuvent paraître
élevés, mais il ne représente que 3 % du total des langues
vivantes encore parlées sur la planète.
En Europe de
l’Ouest (France, l’Espagne, Royaume-Uni, Italie, etc.) les
langues vernaculaires sont souvent régionales et très
minoritaires, parfois au bord de l’extinction, mais
certaines (breton, basque, flamand,
le dernier étant un dialecte du
néerlandais, sont plus
reconnues, et enseignées en France, plutôt à l’Université,
mais parfois dès l’enfance : école
Diwan en Bretagne). En Espagne, c’est le cas du
basque, du catalan et
du galicien.
Pour le Royaume-Uni, c’est le gallois,
l’écossais et
l’irlandais.
Le français est reconnu en Italie dans le Val d’Aoste, comme
le sont le
féroïen aux îles Féroé, ou
le frison aux
Pays-Bas, etc.
Une langue
unique n’est officiellement parlée que dans 3 petits États :
l’Islande (où l’on parle islandais),
le Liechtenstein (où l'on parle allemand),
et la République de Saint-Marin (où l'on parle italien).
L'État de la Cité du Vatican (plus petit État européen) est
un cas à part : l’italien y est la langue véhiculaire, le latin (réputé
langue morte) y est la langue juridique, le français y est
la langue diplomatique (le Vatican se fait enregistrer comme
État francophone auprès des organisations internationales),
et l'allemand est la langue en usage dans l'armée (la Garde
suisse). Les autres États comptent tous plusieurs
langues vernaculaires, tant
dialectes que langues à
part (plus ou moins reconnues et souvent non enseignées) et
jusqu’à plus de 10 pour l'Allemagne (21 langues),
l'Azerbaïdjan (13), la Bulgarie (11), l'Espagne (14), la
France (25), l'Italie (33), la Roumanie (14), le Royaume-Uni
(12). La vaste Russie regroupe à elle seule 56 langues sur
son territoire.
Certaines
langues régionales, sans statut officiel (bien que doublant
parfois les noms de communes ou de rues) persistent et sont
parfois protégées et enseignées, souvent avec le soutien de
collectivités locales ou régionales (breton, corse, occitan en
France, sarde en
Italie, laponen
Scandinavie.
Les système
d'écriture en Europe repose soit sur l'alphabet latin soit
sur l'alphabet grec (dont dérive l'alphabet cyrillique
utilisé dans les langues slaves).
Le rêve d'une
langue commune en Europe, tel que, Ursprache ou esperanto,
ne s'est pas concrétisé au cours du XXe siècle.
La solution du
« tout-à-l'anglais » que prônent certains, entre autres les
anglophones est de moins en moins partagé10.
Cela s'explique parce que l'anglais n'est plus la langue
dominante confirmant ainsi la politique actuelle
plurilinguisme de l'Union européenne. Le rapport
Grin a étudié les différents système
linguistiques qui pourraient être utilisés dans l'union
européenne et a déterminé les avantages et les inconvénients
de chacun d'entre-deux.
Aux langues
originaires des pays d’accueil s’ajoutent les langues
maternelles des populations circulantes (Roms),
migrantes ou réfugiées, et tout particulièrement l'arabe,
le berbère,
le turc,
l'hindî,
etc. Il existe aussi des mélanges qui naissent dans les
banlieues du continent ou dans les territoires d’outre-mer (créole),
des adaptations (verlan),
des langues spécifiques à des corps de métier (Louchébem)
ou des communautés y compris virtuelles sur l'internet11.
L'Europe fut dès
l'antiquité avec Galien l'initiatrice
de la création des langues dites artificielles. Ces langues furent
un réel objet d'études à partir de la Renaissance (à
l'exception notable de la langue de Hildegarde
de Bingen qui fut créée au moyen âge) où l'on
connais à partir de cette époque une explosion du nombre de
projets visant à créer une langue de communication
internationale auxiliaire dont la plus connue, l'esperanto,
créé en 1880, est toujours utilisée. Outre ces langues
planifiées il existe des langues qui furent
créées sans rationalité tel que lalingua
franca (mélange d'arabe, de français, portugais,
espagnol, italien), utilisée par les marins et dans les
ports de la méditerranée durant leur échanges. Certaines
langues créées sont devenues des langues d'État, on peut
citer à titre d'exemple l'allemand,
le norvégien pour
l'Europe ainsi que l'indonésien en Indonésie
Religion
Trois ensembles
de religions dominent :
Les catholiques
sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays,
les protestants dans 9 pays, les musulmans 2 pays
(Bosnie-Herzégovine, Albanie), et également en Turquie si
l'on considère cette dernière comme faisant partie de
l'Europe.
Il existe des
minorités religieuses à l'intérieur de ces grands
ensembles :
Les juifs sont
présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été
persécutés depuis le Moyen
Âge et pendant la Seconde
Guerre mondiale (voir shoah).
Les musulmans sont
fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien
Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine, Turquie),
ainsi que dans le Caucase (Azerbaïdjan)
et, des suites de l'immigration,
en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas,
Belgique…
Les religions
extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par
goût de l'exotisme ou du fait des communautés asiatiques
immigrées en Europe.
L'évaluation de
l'athéisme est
variable selon les enquêtes.
Anciennement en Albanie,
la religion était prohibée.
Selon l'ouvrage
de J. Baubérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des
12, 1994,
page 259 : un quart de la population de l'Union européenne
serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des
athées convaincus.
Une enquête
menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre
2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se
disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et
orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le The
Wall Street Journal version européenne, 4 % des
Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire,
49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées.
Selon une
récente enquête du Centre public de recherches sociologiques
(Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se
disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
La laïcité a
été formalisée particulièrement en France (voir laïcité
en France) et en Turquie (voir laïcité
en Turquie), mais la séparation des Églises et
des États est établie dans presque tous les pays. Cependant,
au sein de l'Union européenne, divers pays ont des systèmes
confessionnels, c'est-à-dire que l'État reconnaît une
religion officielle ou dominante : entre autres, le
Royaume-Uni (Église
anglicane et
Église
d'Écosse, cette dernière étant presbytérienne) ;
le Danemark et la Finlande (Église
du Danemark et Église
évangélique-luthérienne de Finlande, rattachées
au luthéranisme) ; l'Irlande, la Belgique, l'Espagne,
Monaco, l'Italie, Saint-Marin, (catholicisme) ; la Suisse
(variable selon les cantons), la Grèce (voir Organisation
de l'Église orthodoxe en Grèce). Dans ces cas, il
n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des
prérogatives (souvent d'ordre financier, parfois juste
d'ordre honorifique) sont accordées à l'une d'entre elles.
Des débats préparatoires à la constitution européenne ont
évoqué la possibilité d'inscrire l'« héritage chrétien »
dans le préambule du texte, mais cela fut écarté
Source wikipedia
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