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ALLEMAGNE

 

Géographie Achetez, manger, se loger
Arriver et circuler en Allemagne Histoire
Langues et religion Hôtels en Allemagne
Fêtes 

 

carteL’Allemagne (en allemand : Deutschland), appelée République fédérale d'Allemagne ou RFA (en allemand : Bundes republik Deutschland : BRD) dans les usages officiels, est un pays d’Europe de l'Ouest entouré par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest.
L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédérés (Bundesländer — officiel Länder en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. Longtemps dominés par l'Autriche dans le cadre du Saint-Empire romain germanique (de 962 à 1806) puis de la Confédération germanique (de 1815 à 1866), en 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne dite également Deuxième Reich ou Reich Wilhelminien. La défaite allemande qui suivit la Première Guerre mondiale provoqua en 1918 l'avènement de la République puis en 1933 celui du Troisième Reich lequel s'effondra en 1945 dans la défaite qu'entraîna la Seconde Guerre mondiale. D'abord occupée par les forces armées de ses vainqueurs, l'Allemagne fut séparée en deux parties en 1949 qui formèrent la République fédérale d'Allemagne (informellement Allemagne de l'Ouest) et la République démocratique allemande (informellement Allemagne de l'Est). La réunification a eu lieu le 3 octobre 1990, 11 mois après la chute du Mur de Berlin, qui marqua la réunification populaire. En 2009, sa capitale est Berlin.
Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1951, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l’OTAN depuis 1955, de l’ONU depuis 1973, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), membre fondateur de l’Union européenne (1957), d'Eurocontrol (1960) et de la zone euro.
Avec plus de 82 millions d'habitants recensés en 2007, l'Allemagne est le pays le plus peuplé de l'Union européenne et le noyau même du cœur de l’Europe. Elle est une puissance économique mondiale majeure, la première d'Europe et la quatrième derrière les États-Unis, le Japon et la Chine par son PIB nominal. L'Allemagne est aussi le premier exportateur et le deuxième importateur de marchandises dans le monde.

 

Géographie

L'Allemagne est un État qui ne connaît aucune contrainte naturelle liée au relief ou au climat. Le Nord est occupé par une plaine aux paysages monotones, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhénane, la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.
L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XXe siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km2 à 468 776 km2. Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d'Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir un accès à la mer, la Prusse-Orientale est séparée du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.
Après la défaite de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers l'Ouest. Environ 110 000 km2 à l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS. Une des conséquences de la Guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), et une économie calquée sur celle de l'URSS.
Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c'est-à-dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide : le gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers d'infrastructures de transport : le projet « Unité allemande » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu’en 2010 pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d’euros. L'effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs, d'orientation est-ouest : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-Du-Nord-Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal. L'intégration de l'ex-Allemagne de l'Est à l'Union européenne reste encore inachevée et les inégalités sont toujours présentes.

 

 

Arriver et circuler en Allemagne

L'Allemagne est membre de l'Union Européenne et du traité de Schengen. Pour les citoyens d'autres pays de l'UE et/ou de pays faisant partie de l'espace Schengen n'ont pas besoin de visa pour entrer en Allemagne. De plus, un visa accordé pour l'un des pays de l'espace Schengen sera valable pour tout autre pays ayant ratifié le traité. D'autres accords internationaux dispensent les voyageurs de visa, en particulier ceux en provenance du Canada.

Pas de problème d'insécurité en Allemagne. Les Français sont les bienvenus. Attentions aux néo-nazis

En Autocar
Une compagnie française dessert un nombre important de destinations en Allemagne : Eurolines à des tarifs parmi les plus bas du marché et en tout cas moins cher que les compagnies aériennes
En avion
Les aéroports les plus importants sont Francfort (FRA), Munich (MUC), Düsseldorf (DUS). Berlin (TXL) etHambourg (HAM) sont également des points d'arrivée intéressants pour les voyageurs.
Certains aéroports sont directement connectés à l'Inter City Express et autres lignes ferroviaires (voir Circuler). Les autres ont également des correspondances avec la gare la plus proche ainsi que des lignes de transports en commun vers la gare centrale de la ville.
L'Allemagne est l'une des capitales des compagnies aériennes bon marché. De nombreuses destinations européennes sont disponibles à partir de l'Allemagne à bas prix. Prendre l'avion peut être le moyen le moins cher d'arriver en Allemagne, particulièrement si les vols sont réservés longtemps à l'avance. Le vol Münster/Osnabrück pour Vienne, Autriche, coûte € 29 l'aller simple, toutes taxes incluses, avec Air Berlin.
En bateau
Des lignes de ferry desservent l'Allemagne à partir des pays Scandinaves, de Grande Bretagne, de Suède ou encore de Russie. Ci dessous une liste non exhaustive de connections:
Scandinavie
De RodbyDanemark à Putgarden
De GedserDanemark à Rostock
De TrelleborgSuède à RostockTravemuende et Sassnitz
De MalmoSuède à Travemuende
De GothenburgSuède à Kiel
De OsloNorvège à Kiel
De HelsinkiFinlande à Rostock et Travemuende
De HankoFinlande à Rostock
Russie
De KaliningradRussie à Sassnitz et Luebeck
De Saint-PétersbourgRussie à KielSassnitz et Lubeck
Baltique
Suisse
De Basel
En train
L'Allemagne est relié à ses voisins par réseau ferroviaire. Certains d'entre eux sont des trains rapides, tels que le Thalys entre Paris et Cologne, ou le train ICE qui relie Amsterdam à FrancfortCologne et Düsseldorf.
Voir le site de la Deutsche Bahn, la compagnie des trains allemande http://www.bahn.de/
Quelques connections:
Départ de Paris Nord 6 fois par jour pour Köln Hbf comme terminus. Le voyage dure environ 4h.
Départ de Paris Est 2 à 3 fois par jour pour München Hbf comme terminus. Le voyage dure environ 8h.
Départ de Paris Nord 20:46 avec un train de nuit pour Berlin Zoo comme terminus, arrivé 8:00. Ce train s'arrête entre autres à Bruxelles et Hambourg.
En voiture
Au départ de Paris, vous pouvez gagner l'Allemagne du Nord via le Benelux ou alors par l'A4 et l'A320 via Reims et Metz en passant la frontière à Saarbrücken sur l'A6 allemande.
En venant du Sud de la France, on peut y aller par l'A36 en passant par Besançon et Mulhouse puis arriver dans ce pays par l'A5 au niveau de Mülheim. Si votre destination est la Bavière, il peut être intéressant de "rester" dans le sud et de passer soit par la Côte d'Azur et de remonter par l'Italie du Nord et l'Autriche, soit de passer par Aix en Provence, Sisteron, Briançon, Turin, Milan, Autriche. Il y a 25 km d'écart entre ces deux itinéraires, sachant que vous trouverez autant de tunnels dans l'un que dans l'autre. Même chose si vous passez pas la Suisse (qui demande une vignette de 35 euros, même pour simplement la traverser). Il y a également une petite vignette à payer pour passer en Autriche avant de rejoindre la Bavière.
Une autre possibilité, arrivé à Mulhouse, prendre l'A35 (gratuite) et suivre Strasbourg puis en ressortir par le Nord en empruntant l'A4 direction Metz. Peu après l'échangeur n°49, prendre l'A35 (gratuite comme dans sa partie Sud) et garder cette autoroute qui mène tout juste à la frontière à Lauterbourg. Arrivée sur la route n°9 allemande.

 

Circuler en Allemagne
En train
ICE
ICE est le raccourci pour InterCityExpress, les trains rapides des chemins de fer allemands. Il s'agit de trains à grande vitesse avec des vitesses maximales de 230 km/h (ICE T), 280 km/h (ICE 1 et ICE 2) et 330 km/h (ICE 3). Les vitesses supérieures à 200km/h ne peuvent être pratiqués que sur les tronçons de ligne construits pour supporter de telles vitesses. L'utilisation des ICE, comme pour le TGV en France, nécessite d’acheter des billets spéciaux qui sont légèrement plus coûteux que les billets normaux pour le trafic grandes distances. Ils contiennent la note ICE, et derrière l'indication des tronçons de lignes sur lesquels le train peut rouler à grande vitesse.
L'Allemagne dispose d'un dense réseau de trains, et à moins que vous ne disposiez d'une voiture, ce sera votre principal moyen de transport. La grande majorité du traffic est constituée par les trains de la Deutsche Bahn. Voir Intern. Guests pour une information en anglais et en français
Toutes les grandes villes sont reliées par ICE (voir encadré) et par des trains normaux (IC, InterCity. Pensez à réserver votre place, en particulier le vendredi et le dimanche! Les trains sont très souvent pleins à ces moments de la semaine, même en première classe.
Les destinations moins importantes sont reliées par les trains régionaux (Regionalbahn). Ils sont souvent utilisés par les Allemands pour se rendre au travail et en revenir, évitez donc de les emprunter tôt le matin ou tard dans l'après-midi. N'hésitez pas à demander au guichet quelles sont les heures où les trains sont pleins au moment d'acheter votre billet. La plupart de ces trains disposent d'une première et d'une deuxième classe.
En voiture
Sauf si indiquée, la vitesse sur autoroute n'est pas limitée, ce qui ne veut pas dire qu'on ne puisse pas vous arrêter pour conduite dangereuse, si votre vitesse est manifestement inadaptée aux conditions météorologiques ou de densité de circulation.
Sur route nationale, la vitesse est limitée à 100 km/h sur certaines sections et à 50 km/h en agglomération.
Le taux légal d'alcoolémie est fixé à 0,05 grammes et vous devez disposer dans votre véhicule d'un triangle de pré signalisation, ainsi que d'une trousse à pharmacie.
La plupart des radios (toutes ?) donnent au début de chaque demi-heure, après les infos, l'état du trafic, en particulier sur les autoroutes. En allemand.

 

Langues et religions

L'allemand est une langue du groupe germanique de même que le néerlandais, l'anglais ou le suédois . Le groupe germanique appartient à la famille des langues indo-européennes. 92 % de la population a l'allemand comme langue maternelle ce qui indique une très grande homogénéité linguistique. 8 % de locuteurs parlent une autre langue : le danois, le frison, le sorabe, le polonais, les parlers de deux groupes tsiganes (les Sintis et les Roms allemands) ainsi que le turc, le kurde, et le serbe.
Il s'agit d'une estimation car il n'existe pas en Allemagne de recensement basé sur les données linguistiques. Les immigrés ont contribué à l'élargissement du champ linguistique.
L'allemand standard, appelé en Allemagne Hochdeutsch, n'est pas la langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet, plusieurs millions d’Allemands, parlent dans leur vie quotidienne l'un des dialectes allemands. Ces nombreux dialectes peuvent être rattachés géographiquement à trois groupes, du nord au sud : le bas-allemand (Niederdeutsch), au centre les dialectes saxon et franciques (francique mosellanfrancique rhénan), et au sud le bavarois et l'alémanique souabe (voir la liste complète des dialectes dans l'article détaillé sur la langue allemande. La différenciation nord-sud (bas-allemand / haut-allemand) est apparue à partir du vie siècle. En 1980, on estimait qu'environ 50 % des Allemands utilisaient dans leur vie quotidienne l'un de ces dialectes sans jamais l'écrire
Les lois fédérales reconnaissent quatre minorités nationales : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil des minorités doté d’une convention commune pour promouvoir leurs intérêts devant le gouvernement fédéral. Le sorabe, une langue slave, est parlée par quelque 100 000 locuteurs près des frontières de la Pologne et de la République tchèque dans la petite région de Lusace. Les Sorabes ou Sorbes, qui constituaient une minorité protégée dans la République démocratique allemande, forment la minorité nationale reconnue la plus importante. Ils ont réussi à maintenir leur culture et leur langue malgré les tentatives de germanisation dans le passé. Tous parlent aussi l’allemand, le taux de bilinguisme atteignant près de 100 %
Naguère importants, les Allemands polono phones, victimes d'une part de la politique assimilatrice d'une RDA refusant de leur accorder le statut de minorité nationale et d'autre part d'une dynamique naturelle, ont subi une acculturation presque totale.
 

Religions

Les guerres de religions ont déchiré les Allemands aux XVIe et XVIIe siècle au cours de la guerre de Trente Ans. Aujourd'hui, le nord et l'est de l'Allemagne sont majoritairement protestants. La grande majorité des protestants allemands appartient à l'Église évangélique en Allemagne qui rassemble 30,8 % de la population. Des majorités catholiques se trouvent avant tout en Rhénanie, au sud du Bade-Wurtemberg et en Bavière où est né le pape Benoît XVI. 31,4 % de la population est catholique. L'est de l'Allemagne et Hambourg sont majoritairement sans confession mais la première religion reste le luthéranisme. Enfin, l’islam est pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et à Berlin.

 

Fêtes

 

Achetez, Manger, Boire et se loger

Rapportez du pain et de la charcuterie, ça vous rappellera de bons souvenirs. Des anguilles fumées si vous avez la possibilité de les garder au frais jusqu'à votre domicile. De la bière, mais sachez qu'en Allemagne, TOUT contenant est consigné ! De la porcelaine de Saxe si vous allez dans la région de Meissen et Dresden

 

Manger

Des plats à base de choux, de pommes de terre, de la charcuterie principalement.
On mange également beaucoup de pain, il en existent des centaines de sortes différentes: du pain blanc, "Weissbrot" ou "Kastenbrot" (pour ne citer que deux exemples de noms parmi des dizaines; en fait, les noms varient en fonction de la région...), le pain complet ou "Graubrot" (appelé ainsi dans le nord de l'Allemagne), toutes sortes de pain aux céréales les plus diverses (pavot "Mohnbrot", cumin "Kümmelbrot", graines de tournesol "Sonnenblumenkernbrot" jusqu'au pain aux noix "Nussbrot" et du pain aux oignons "Zwiebelbrot". La liste est très longue, tous ces pains existent en plus en version petite, "Brötchen", pour le plus grand plaisir des adeptes du petit déjeuner copieux et varié. Finalement pour bien s'en rendre compte, mieux vaut faire un petit tour de l'autre côté du Rhin et y goûter soi-même!
Cependant, le pain n'est pas précisément utilisé comme en France. En Allemagne, le pain se mange le matin, au petit déjeuner; on le coupe en tranches fines que l'on décore ensuite de beurre , de confiture, de miel et de toutes autres sortes de sucreries. On n'hésite pas non plus à mettre sur son pain de la charcuterie (il en existe une centaines de sortes différentes!), du fromage, du fromage blanc ou des tomates avec des oignons, du sel et du poivre. Certains vont même jusqu'à couvrir la tranche de pain d'un petit filet de hareng ou de sardine alors que d'autres préfèrent des mélanges sucré/salé au moyen d'une tranche de fromage hollandais (très apprécié en Allemagne) qui recouvre la couche de confiture sur pain beurré ou mieux encore (encore une spécialité du nord )une tranche beurrée, tartinée de mélasse (sorte de sirop épais obtenu à partir de la betterave à sucre)et recouverte soit d'une tranche de fromage, soit d'une tranche de boudin... Le tout est généralement copieusement arrosé de café, plus léger que le café français car blond et souvent bu tout au long de la journée. Les enfants boivent du "faux-café" ou "Carokaffee", poudre lyophilisée faite de céréales (orge, ........).
Dans beaucoup de familles, on retrouve le soir les mets du petit déjeuner , sans les aliments sucrés, cependant. Parfois, on rajoute une salade qui ne se mange pas aussi vinaigrée qu'en France, mais qui est souvent assaisonnée avec du yaourt ou mieux, de la crème, mélangée avec du citron, du sel, du poivre, des fines herbes etc et toujours! un peu de sucre.
Au déjeuner, la pomme de terre a toujours et encore beaucoup de succès, sous toutes ses formes, d'ailleurs, en salade avec du hareng, cuite à l'eau, sautée à la poêle, roulée avec de la semoule ("Knödel" etc. . Ensuite toutes sortes de légumes, mais souvent accommodés de sauce ou de crème et très souvent sucrés et bien sûr de la viande: beaucoup de porc: rôtis, pieds et jarrets (dans le nord comme dans le sud de l'Allemagne), des saucisses (et pas qu'à Frankfurt), mais aussi du poulet et surtout des boulettes de viande "Frikadelle", que l'on trouve à tous les coins de rues. En Allemagne du Sud on préfère les pâtes, surtout en forme de "Spätzle" ou "Knöpfle" au Bade- Württemberg (mais aussi à Strasbourg) .
En dessert, l'allemand aime les crèmes ,"Pudding" et surtout les crèmes gélatineuses, vertes ou rouges, "rote und grüne Grütze", les fromages blancs sucrés avec ou sans fruits,avec ou sans crème fouettée, "Sahne" ou "Schlagober" mais la fameuse forêt noire, "Schwarzwälderkirschtorte", ne serait jamais dégustée en dessert! Pour elle, il faudra attendre trois heures, l'heure du café "Kaffeetrinken". C'est à ce moment-là que les allemands aiment servir leurs magnifiques gâteaux, véritables chefs d'œuvre: gâteau aux pommes "Apfelstrudel", biscuit à la crème vanillée, "Bienenstich", et les vrais beaux gâteaux comme la "Eierlikörtorte" , la "Philadelphiatorte", la "Himmelstorte", la "Sachertorte"...

Se loger

Les allemands sont très accueillants. Il est possible de louer un appartement à Berlin et dans les grandes villes allemandes. Par ailleurs, ces derniers reçoivent volontiers les touristes chez eux.
Les chambres d'hôte en Allemagne sont en pleine expansion.

Histoire

De la Confédération germanique à l’Empire allemand (1806-1914)

Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814 – juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne portent plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définit une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands, mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.
En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume Ier. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa.
La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale, et dirige la Confédération de l'Allemagne du Nord. Seuls les quatre États du Sud n'y adhèrent pas.
La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles avec Guillaume Ier de Prusse à sa tête, entraînant également l'annexion de l'Alsace (sauf Belfort), de la Lorraine germanophone et de la région de Metz, place-forte de première importance. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.

D’une guerre à l’autre (1914-1945)

L'Allemagne, devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'oriente vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prend fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, doit abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne est considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.
L’Allemagne, chose unique dans l’histoire diplomatique, n’est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l’Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n’obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l’Angleterre fait pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un référendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l’Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d’Eupen et de Malmedy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kachoubes parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux Allemands. La ville de Dantzig n’est rattachée ni à l’Allemagne, ni à la Pologne, c’est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l’Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l’Allemagne en mars 1921, est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties, est réalisé arbitrairement.
L’Allemagne perd 88 000 km2 et 8 millions d’habitants. Le service militaire est aboli et l’armée est réduite à 100 000 hommes dont 5000 officiers. Elle ne peut posséder ni blindés, ni artillerie lourde, ni aviation. Sa flotte de guerre se saborde à Scapa Flow le 26 juin 1919. Elle perd ses colonies, placées sous mandats aux vainqueurs par la SDN. Comme responsable de la guerre, elle doit céder du matériel et des produits agricoles. Les réparations de guerre sont évaluées en 1921 à 132 milliards de marks-or à payer en 30 ans. Tous les brevets allemands sont perdus, les vainqueurs obtiennent la clause de « nation la plus favorisée » et le Rhin, l’Oder et l’Elbe sont internationalisés, l’Allemagne perd tout pouvoir sur leurs contrôles. La rive gauche est occupée puis considérée comme démilitarisée perpétuellement.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permettent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Hitler élimine rapidement toute opposition et prend le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devient officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939.
L’Allemagne domine le début du conflit. Elle conquiert une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942–43, la guerre tourne en faveur des pays alliés : le Royaume-Uni, la France, le Canada, les États-Unis, l'URSS écrasent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide.

 

Division du pays et réunification (1945-1990)

Dévastée par la guerre (même si le potentiel industriel du pays est encore énorme), l'Allemagne et Berlin sont divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par l'une des nations victorieuses (États-UnisRoyaume-UniFrance et Union soviétique). L’Allemagne est finalement divisée en deux parties durant toute la Guerre froide : la RFA (République fédérale d’Allemagne) créée le 23 mai 1949 à l’ouest et la RDA (République démocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 à l’est. Les territoires plus à l'est sont intégrés à la Pologne et à l’URSS.
Le creux démographique provoqué par la guerre est rapidement compensé par l'arrivée d'environ 13 millions d'Allemands expulsés des anciens territoires d'Allemagne-Orientale et des pays d'Europe de l'Est ; de Prusse-Orientale, des Sudètes, des Pays baltes, de Silésie, de Transylvanie, etc. Sous l'impulsion du plan Marshall, l'Allemagne de l'Ouest renoue rapidement avec la croissance économique, au contraire de l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prélude à la réunification de l’Allemagne, les deux pays ne possèdent pas le même niveau économique. Cette différence demeure aujourd'hui, et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Source wikipedia et wikitravel

 

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