L'Allemagne est
une républiquefédérale constituée
de 16 États fédérés
(Bundesländer — officiel Länder en allemand). Le pays a
longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins
autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et
affiliation religieuse. Longtemps dominés par l'Autriche
dans le cadre du Saint-Empire
romain germanique (de
962 à 1806) puis de la Confédération
germanique (de
1815 à 1866), en 1871, à la fin de la
guerre franco-allemande,
ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse,
donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne dite
également Deuxième
Reich ou Reich
Wilhelminien. La défaite allemande qui suivit la Première
Guerre mondiale provoqua
en 1918 l'avènement de la République puis en 1933 celui du Troisième
Reich lequel
s'effondra en 1945 dans la défaite qu'entraîna la Seconde
Guerre mondiale.
D'abord occupée par les forces armées de ses vainqueurs,
l'Allemagne fut séparée en deux parties en 1949 qui
formèrent la République
fédérale d'Allemagne (informellement
Allemagne de l'Ouest)
et la République
démocratique allemande (informellement
Allemagne de l'Est).
La réunification a
eu lieu le 3 octobre 1990, 11 mois après la chute du Mur
de Berlin,
qui marqua la réunification populaire. En 2009, sa capitale
est Berlin.
Avec plus de 82
millions d'habitants recensés en 2007, l'Allemagne est le
pays le plus peuplé de l'Union
européenne et
le noyau même du cœur de l’Europe. Elle est une puissance
économique mondiale majeure, la première d'Europe et la
quatrième derrière les États-Unis,
le Japon et
la Chine par
son PIB
nominal.
L'Allemagne est aussi le premier exportateur et le deuxième
importateur de marchandises dans
le monde.
Géographie
L'Allemagne est
un État qui ne connaît aucune contrainte naturelle liée au
relief ou au climat. Le Nord est occupé par une plaine aux
paysages monotones, le centre par des montagnes anciennes
d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin sédimentaire
et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer
du Nord et
au Nord-est par la mer
Baltique,
occupe une place centrale dans l'Union
européenne par
sa situation, sa puissance démographique, industrielle et
commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale
fait partie de l'Europe
rhénane,
la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus
dynamiques du monde.
L'Allemagne a
connu des changements territoriaux successifs au XXe siècle.
La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité
de Versailles de 1919 qui règle le sort de
l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de
540 848 km2 à 468 776 km2.
Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine,
du Nord de Schleswig et d'Eupen et
de Malmedy.
De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir
un accès à la mer, la Prusse-Orientale est
séparée du reste de l'Allemagne par le corridor
de Dantzig.
Après la défaite
de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À
l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers
l'Ouest. Environ 110 000 km2 à
l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS.
Une des conséquences de la Guerre
froide est la création en 1949 de la RFA à
l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie
par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques
à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA,
une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA,
une démocratie
populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti
socialiste unifié d'Allemagne (SED), et une
économie calquée sur celle de l'URSS.
Le 9 novembre
1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année
suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont
de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État
doit surmonter le coût de la réunification
allemande, c'est-à-dire investir pour rattraper
le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux
de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires
coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide : le
gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers
d'infrastructures de transport : le projet « Unité
allemande » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu’en
2010 pour un montant total de plusieurs dizaines de
milliards d’euros. L'effort est porté en particulier sur les
autoroutes à numéros pairs, d'orientation est-ouest : par
exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-Du-Nord-Westphalie à
la frontière polonaise en passant par la Thuringe.
Les canaux sont
modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal.
L'intégration de l'ex-Allemagne de l'Est à l'Union
européenne reste encore inachevée et les inégalités sont
toujours présentes.
Arriver et
circuler en Allemagne
L'Allemagne est
membre de l'Union Européenne et du traité de Schengen. Pour
les citoyens d'autres pays de l'UE et/ou de pays faisant
partie de l'espace Schengen n'ont pas besoin de visa pour
entrer en Allemagne. De plus, un visa accordé pour l'un des
pays de l'espace Schengen sera valable pour tout autre pays
ayant ratifié le traité. D'autres accords internationaux
dispensent les voyageurs de visa, en particulier ceux en
provenance du Canada.
Pas de problème
d'insécurité en Allemagne. Les Français sont les bienvenus.
Attentions aux néo-nazis
En
Autocar
Une compagnie
française dessert un nombre important de destinations en
Allemagne :
Eurolines à des tarifs
parmi les plus bas du marché et en tout cas moins cher que
les compagnies aériennes
En
avion
Les aéroports
les plus importants sont Francfort (FRA), Munich (MUC), Düsseldorf (DUS). Berlin (TXL)
etHambourg (HAM)
sont également des points d'arrivée intéressants pour les
voyageurs.
Certains
aéroports sont directement connectés à l'Inter City Express
et autres lignes ferroviaires (voir Circuler). Les autres
ont également des correspondances avec la gare la plus
proche ainsi que des lignes de transports en commun vers la
gare centrale de la ville.
L'Allemagne est
l'une des capitales des compagnies aériennes bon marché. De
nombreuses destinations européennes sont disponibles à
partir de l'Allemagne à bas prix. Prendre l'avion peut être
le moyen le moins cher d'arriver en Allemagne,
particulièrement si les vols sont réservés longtemps à
l'avance. Le vol Münster/Osnabrück pour Vienne, Autriche,
coûte € 29 l'aller simple, toutes taxes incluses, avec Air
Berlin.
En
bateau
Des lignes de
ferry desservent l'Allemagne à partir des pays Scandinaves,
de Grande
Bretagne, de Suède ou
encore de Russie.
Ci dessous une liste non exhaustive de connections:
L'Allemagne est
relié à ses voisins par réseau ferroviaire. Certains d'entre
eux sont des trains rapides, tels que le Thalys entre Paris et Cologne,
ou le train ICE qui relie Amsterdam à Francfort, Cologne et
Düsseldorf.
Voir le site de
la Deutsche Bahn, la compagnie des trains allemande http://www.bahn.de/
Quelques
connections:
Départ de Paris
Nord 6 fois par jour pour Köln Hbf comme terminus. Le voyage
dure environ 4h.
Départ de Paris Est 2 à 3 fois par jour pour München Hbf
comme terminus. Le voyage dure environ 8h.
Départ de Paris Nord 20:46 avec un train de nuit pour Berlin
Zoo comme terminus, arrivé 8:00. Ce train s'arrête entre
autres à Bruxelles et Hambourg.
Au départ de
Paris, vous pouvez gagner l'Allemagne du Nord via le Benelux
ou alors par l'A4 et l'A320 via Reims et Metz en passant la
frontière à Saarbrücken sur l'A6 allemande.
En venant du Sud
de la France, on peut y aller par l'A36 en passant par
Besançon et Mulhouse puis arriver dans ce pays par l'A5 au
niveau de Mülheim. Si votre destination est la Bavière, il
peut être intéressant de "rester" dans le sud et de passer
soit par la Côte d'Azur et de remonter par l'Italie du Nord
et l'Autriche, soit de passer par Aix en Provence, Sisteron,
Briançon, Turin, Milan, Autriche. Il y a 25 km d'écart entre
ces deux itinéraires, sachant que vous trouverez autant de
tunnels dans l'un que dans l'autre. Même chose si vous
passez pas la Suisse (qui demande une vignette de 35 euros,
même pour simplement la traverser). Il y a également une
petite vignette à payer pour passer en Autriche avant de
rejoindre la Bavière.
Une autre
possibilité, arrivé à Mulhouse, prendre l'A35 (gratuite) et
suivre Strasbourg puis en ressortir par le Nord en
empruntant l'A4 direction Metz. Peu après l'échangeur n°49,
prendre l'A35 (gratuite comme dans sa partie Sud) et garder
cette autoroute qui mène tout juste à la frontière à
Lauterbourg. Arrivée sur la route n°9 allemande.
ICE
est le raccourci pour InterCityExpress, les
trains rapides des chemins de fer allemands. Il
s'agit de trains à grande vitesse avec des
vitesses maximales de 230 km/h (ICE T), 280 km/h
(ICE 1 et ICE 2) et 330 km/h (ICE 3). Les
vitesses supérieures à 200km/h ne peuvent être
pratiqués que sur les tronçons de ligne
construits pour supporter de telles vitesses.
L'utilisation des ICE, comme pour le TGV en
France, nécessite d’acheter des billets spéciaux
qui sont légèrement plus coûteux que les billets
normaux pour le trafic grandes distances. Ils
contiennent la note ICE, et derrière
l'indication des tronçons de lignes sur lesquels
le train peut rouler à grande vitesse.
L'Allemagne dispose
d'un dense réseau de trains, et à moins que vous ne
disposiez d'une voiture, ce sera votre principal moyen de
transport. La grande majorité du traffic est constituée par
les trains de la Deutsche
Bahn.
Voir Intern. Guests pour une information en anglais et en
français
Toutes les
grandes villes sont reliées par ICE (voir encadré) et par
des trains normaux (IC, InterCity. Pensez à réserver votre
place, en particulier le vendredi et le dimanche! Les trains
sont très souvent pleins à ces moments de la semaine, même
en première classe.
Les destinations
moins importantes sont reliées par les trains régionaux (Regionalbahn).
Ils sont souvent utilisés par les Allemands pour se rendre
au travail et en revenir, évitez donc de les emprunter tôt
le matin ou tard dans l'après-midi. N'hésitez pas à demander
au guichet quelles sont les heures où les trains sont pleins
au moment d'acheter votre billet. La plupart de ces trains
disposent d'une première et d'une deuxième classe.
Sauf si
indiquée, la vitesse sur autoroute n'est pas limitée, ce qui
ne veut pas dire qu'on ne puisse pas vous arrêter pour
conduite dangereuse, si votre vitesse est manifestement
inadaptée aux conditions météorologiques ou de densité de
circulation.
Sur route
nationale, la vitesse est limitée à 100 km/h sur certaines
sections et à 50 km/h en agglomération.
Le taux légal
d'alcoolémie est fixé à 0,05 grammes et vous devez disposer
dans votre véhicule d'un triangle de pré signalisation,
ainsi que d'une trousse à pharmacie.
La plupart des
radios (toutes ?) donnent au début de chaque demi-heure,
après les infos, l'état du trafic, en particulier sur les
autoroutes. En allemand.
Langues et
religions
L'allemand est
une langue du groupe
germanique de
même que le néerlandais,
l'anglais ou
le suédois .
Le groupe germanique appartient à la famille des langues
indo-européennes. 92 % de la population a l'allemand comme langue
maternelle ce
qui indique une très grande homogénéité linguistique. 8 % de
locuteurs parlent une autre langue : le danois,
le frison,
le sorabe,
le polonais,
les parlers de deux groupes
tsiganes (les Sintis et
les Roms allemands)
ainsi que le turc, le kurde, et le serbe.
Il s'agit d'une
estimation car il n'existe pas en Allemagne de
recensement basé
sur les données linguistiques. Les immigrés ont contribué à
l'élargissement du champ linguistique.
L'allemand
standard, appelé en Allemagne Hochdeutsch, n'est pas la
langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet,
plusieurs millions d’Allemands, parlent dans leur vie
quotidienne l'un des dialectes allemands. Ces nombreux
dialectes peuvent être rattachés géographiquement à trois
groupes, du nord au sud : le bas-allemand
(Niederdeutsch), au centre les dialectes saxon et
franciques (francique
mosellan, francique
rhénan),
et au sud le bavarois et
l'alémaniquesouabe (voir
la liste complète des dialectes dans l'article détaillé sur
la langue
allemande.
La différenciation nord-sud (bas-allemand / haut-allemand)
est apparue à partir du vie siècle.
En 1980, on estimait qu'environ 50 % des Allemands
utilisaient dans leur vie quotidienne l'un de ces dialectes
sans jamais l'écrire
Les lois
fédérales reconnaissent quatre minorités nationales :
les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les
quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil
des minorités doté d’une convention commune pour promouvoir
leurs intérêts devant le gouvernement
fédéral.
Le sorabe, une langue
slave,
est parlée par quelque 100 000 locuteurs près des frontières
de la Pologne et
de la
République tchèque dans
la petite région de Lusace.
Les Sorabes ou Sorbes, qui constituaient une minorité
protégée dans la République
démocratique allemande,
forment la minorité nationale reconnue la plus importante.
Ils ont réussi à maintenir leur culture et leur langue
malgré les tentatives de germanisation dans le passé. Tous
parlent aussi l’allemand, le taux de bilinguisme atteignant
près de 100 %
Naguère
importants, les Allemands polono phones, victimes d'une part
de la politique assimilatrice d'une RDA refusant de leur
accorder le statut de minorité nationale et d'autre part
d'une dynamique naturelle, ont subi une acculturation
presque totale.
Religions
Les guerres de
religions ont déchiré les Allemands aux XVIe et
XVIIe siècle au
cours de la guerre
de Trente Ans. Aujourd'hui, le nord et l'est de
l'Allemagne sont majoritairement protestants.
La grande majorité des protestants allemands appartient à l'Église
évangélique en Allemagne qui rassemble 30,8 % de
la population. Des majorités
catholiques se trouvent
avant tout en Rhénanie,
au sud du Bade-Wurtemberg et
en Bavière où
est né le pape Benoît
XVI. 31,4 % de la population est
catholique. L'est de l'Allemagne et Hambourg sont
majoritairement sans confession mais la première religion
reste le luthéranisme. Enfin, l’islam est
pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et
à Berlin.
Rapportez du
pain et de la charcuterie, ça vous rappellera de bons
souvenirs. Des anguilles fumées si vous avez la possibilité
de les garder au frais jusqu'à votre domicile. De la bière,
mais sachez qu'en Allemagne, TOUT contenant est consigné !
De la porcelaine de Saxe si vous allez dans la région de
Meissen et Dresden
Manger
Des plats à base
de choux, de pommes de terre, de la charcuterie
principalement.
On mange
également beaucoup de pain, il en existent des centaines de
sortes différentes: du pain blanc, "Weissbrot" ou "Kastenbrot"
(pour ne citer que deux exemples de noms parmi des dizaines;
en fait, les noms varient en fonction de la région...), le
pain complet ou "Graubrot" (appelé ainsi dans le nord de
l'Allemagne), toutes sortes de pain aux céréales les plus
diverses (pavot "Mohnbrot", cumin "Kümmelbrot", graines de
tournesol "Sonnenblumenkernbrot" jusqu'au pain aux noix "Nussbrot"
et du pain aux oignons "Zwiebelbrot". La liste est très
longue, tous ces pains existent en plus en version petite, "Brötchen",
pour le plus grand plaisir des adeptes du petit déjeuner
copieux et varié. Finalement pour bien s'en rendre compte,
mieux vaut faire un petit tour de l'autre côté du Rhin et y
goûter soi-même!
Cependant, le
pain n'est pas précisément utilisé comme en France. En
Allemagne, le pain se mange le matin, au petit déjeuner; on
le coupe en tranches fines que l'on décore ensuite de beurre
, de confiture, de miel et de toutes autres sortes de
sucreries. On n'hésite pas non plus à mettre sur son pain de
la charcuterie (il en existe une centaines de sortes
différentes!), du fromage, du fromage blanc ou des tomates
avec des oignons, du sel et du poivre. Certains vont même
jusqu'à couvrir la tranche de pain d'un petit filet de
hareng ou de sardine alors que d'autres préfèrent des
mélanges sucré/salé au moyen d'une tranche de fromage
hollandais (très apprécié en Allemagne) qui recouvre la
couche de confiture sur pain beurré ou mieux encore (encore
une spécialité du nord )une tranche beurrée, tartinée de
mélasse (sorte de sirop épais obtenu à partir de la
betterave à sucre)et recouverte soit d'une tranche de
fromage, soit d'une tranche de boudin... Le tout est
généralement copieusement arrosé de café, plus léger que le
café français car blond et souvent bu tout au long de la
journée. Les enfants boivent du "faux-café" ou "Carokaffee",
poudre lyophilisée faite de céréales (orge, ........).
Dans beaucoup de
familles, on retrouve le soir les mets du petit déjeuner ,
sans les aliments sucrés, cependant. Parfois, on rajoute une
salade qui ne se mange pas aussi vinaigrée qu'en France,
mais qui est souvent assaisonnée avec du yaourt ou mieux, de
la crème, mélangée avec du citron, du sel, du poivre, des
fines herbes etc et toujours! un peu de sucre.
Au déjeuner, la
pomme de terre a toujours et encore beaucoup de succès, sous
toutes ses formes, d'ailleurs, en salade avec du hareng,
cuite à l'eau, sautée à la poêle, roulée avec de la semoule
("Knödel" etc. . Ensuite toutes sortes de légumes, mais
souvent accommodés de sauce ou de crème et très souvent
sucrés et bien sûr de la viande: beaucoup de porc: rôtis,
pieds et jarrets (dans le nord comme dans le sud de
l'Allemagne), des saucisses (et pas qu'à Frankfurt), mais
aussi du poulet et surtout des boulettes de viande "Frikadelle",
que l'on trouve à tous les coins de rues. En Allemagne du
Sud on préfère les pâtes, surtout en forme de "Spätzle" ou "Knöpfle"
au Bade- Württemberg (mais aussi à Strasbourg) .
En dessert,
l'allemand aime les crèmes ,"Pudding" et surtout les crèmes
gélatineuses, vertes ou rouges, "rote und grüne Grütze", les
fromages blancs sucrés avec ou sans fruits,avec ou sans
crème fouettée, "Sahne" ou "Schlagober" mais la fameuse
forêt noire, "Schwarzwälderkirschtorte", ne serait jamais
dégustée en dessert! Pour elle, il faudra attendre trois
heures, l'heure du café "Kaffeetrinken". C'est à ce
moment-là que les allemands aiment servir leurs magnifiques
gâteaux, véritables chefs d'œuvre: gâteau aux pommes "Apfelstrudel",
biscuit à la crème vanillée, "Bienenstich", et les vrais
beaux gâteaux comme la "Eierlikörtorte" , la "Philadelphiatorte",
la "Himmelstorte", la "Sachertorte"...
Se loger
Les allemands
sont très accueillants. Il est possible de louer
un appartement à Berlin et dans les grandes
villes allemandes. Par ailleurs, ces derniers reçoivent
volontiers les touristes chez eux.
De la
Confédération germanique à l’Empire allemand (1806-1914)
Sous
la pression de la France,
le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération
du Rhin sous protectoratfrançais.
Après le congrès
de Vienne (novembre 1814 – juin 1815), celle-ci
est remplacée par la Confédération
germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe
plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui
ne portent plus que le titre d'Empereur d'Autriche.
En fait, cette confédération ne peut exister que si
l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou
union douanière commence à se constituer à l'initiative de
la Prusse.
Il construit un espace économique sans douane intérieure et
définit une même politique commerciale vis-à-vis de
l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut
délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la
plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage
universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une
Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV,
qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la
souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne
que lui proposent les princes allemands, mais l'Autriche
force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve
dans la même situation politique qu'en 1815.
En
1862, Otto
von Bismarck devient le ministre-président du roi
de Prusse Guillaume Ier.
Il a compris que l'unité
allemande ne se fera pas sans l'éviction de
l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les
réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne
écrase l'armée autrichienne à Sadowa.
La Prusse annexe
les territoires entre sa partie orientale et sa partie
occidentale, et dirige la Confédération
de l'Allemagne du Nord. Seuls les quatre États du
Sud n'y adhèrent pas.
La France en
déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de
fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun.
La défaite française permet la proclamation de l'Empire
allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie
des Glaces du château
de Versailles avec Guillaume Ier de
Prusse à sa tête, entraînant également l'annexion de l'Alsace (sauf Belfort),
de la Lorraine germanophone
et de la région de
Metz, place-forte de
première importance. L'unité allemande s'est faite par le
haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.
D’une
guerre à l’autre (1914-1945)
L'Allemagne,
devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engage
dans la Première
Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914)
et envahit la France.
Après les premiers assauts, la guerre s'oriente vers une
longue et lente guerre de position dans les tranchées,
meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prend fin en
1918, et l'empereur allemand, KaiserGuillaume
II, doit abdiquer en raison de la révolution
allemande. Lors du traité
de Versailles, l'Allemagne est considérée comme
responsable de la guerre et condamnée à payer de très
lourdes réparations.
L’Allemagne,
chose unique dans l’histoire diplomatique, n’est pas invitée
aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme
principalement responsable (avec l’Autriche-Hongrie)
de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France
qui
voulait fixer la frontière sur le Rhin.
La France n’obtient pas la Sarre (51
millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins
français) mais l’Angleterre fait
pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société
des Nations et un référendum sera organisé 15 ans
plus tard pour décider son rattachement à la France ou à
l’Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après
consultation de la population. Les cantons d’Eupen et
de Malmedy sont
rattachés à la Belgique.
La
Pologne obtient un
corridor, le fameux « corridor
de Dantzig », avec les populations Kachoubes
parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux
Allemands. La ville de Dantzig n’est
rattachée ni à l’Allemagne, ni à la Pologne, c’est une ville
libre sous contrôle de la SDN.
Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80
kilomètres séparent la Prusse-Orientale du
reste de l’Allemagne. La Haute-Silésie,
rattachée après plébiscite à l’Allemagne en mars 1921, est
occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la
situation et le partage, dénoncé par les deux parties, est
réalisé arbitrairement.
L’Allemagne
perd 88 000 km2 et 8
millions d’habitants. Le service militaire est aboli et
l’armée est réduite à 100 000 hommes dont 5000 officiers.
Elle ne peut posséder ni blindés, ni artillerie lourde, ni
aviation. Sa flotte de guerre se saborde à Scapa
Flow le 26 juin 1919. Elle perd ses colonies,
placées sous mandats aux vainqueurs par la SDN. Comme
responsable de la guerre, elle doit céder du matériel et des
produits agricoles. Les réparations de guerre sont évaluées
en 1921 à 132 milliards de marks-or à payer en 30 ans. Tous
les brevets allemands sont perdus, les vainqueurs obtiennent
la clause de « nation la plus favorisée » et le Rhin, l’Oder et
l’Elbe sont
internationalisés, l’Allemagne perd tout pouvoir sur leurs
contrôles. La rive gauche est occupée puis considérée comme
démilitarisée perpétuellement.
Le pangermanisme dévoyé
en un nationalisme raciste,
le ressentiment contre les conditions du traité de
Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise
économique mondiale de 1929 permettent au NSDAP (parti nazi)
d'Adolf
Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Hitler
élimine rapidement toute opposition et prend le contrôle
absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devient
officiellement antisémite
en promulguant les lois
de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant à
annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde
Guerre mondiale le 1erseptembre1939.
L’Allemagne
domine le début du conflit. Elle conquiert une grande partie
de l'Europe,
de l'URSS,
de l'Afrique
du Nord. Mais en 1942–43, la guerre tourne en
faveur des pays alliés : le Royaume-Uni,
la France, le Canada,
les États-Unis,
l'URSS écrasent
finalement les armées de l'Axe,
envahissant notamment Berlin.
Le 30avril1945,
Hitler se suicide.