Visitez la
Tunisie. C'est un jardin lumineux qui ondule entre la mer et
le désert. A la croisée des chemins de l’Orient et de
l’Occident, c’est un pays enchanteur où la vie est douce,
l’accueil chaleureux et raffiné. Sa capitale est Tunis.
La Tunisie est habitée par les Berbères depuis la plus haute
antiquité, elle fut envahie successivement par les
Phéniciens, les Romains et les Arabes. Elle est depuis 1955
une République indépendante, elle se distingue des autres
pays du Maghreb par un relief plus doux, sans hautes
montagnes et par sa double façade méditerranéenne ouverte
vers l’Orient. La langue officielle est l’arabe classique,
mais l’on parle couramment un dialecte tunisien. Le français
est largement pratiqué dans toutes les villes et dans la
région côtière. La Tunisie bénéficie d’un climat très
agréable sur la côte où l’influence de la mer tempère les
ardeurs du soleil. A l’intérieur, les températures sont plus
élevées surtout dans le Sud tunisien. Prévoyez donc des
vêtements légers et aérés, des lunettes noires et n’oubliez
pas votre maillot de bain. En Tunisie vous pourrez admirer
au cœur de la cité la vieille médina, ses mosquées, ses
minarets, ses ruelles pittoresques où les gandouras blanches
et les djellabas multicolores se mêlent aux costumes
européens. Si vous vous promenez dans les souks vous y
découvrirez les mille trésors de l’artisanat tunisien. En
continuant votre route découvrez le palais du Bardo,
ancienne demeure des Beys, qui réunit dans son musée une
admirable collection de mosaïques antiques et quelques
kilomètres plus loin admirez les ruines de l’antique
Carthage, qui fut jadis la rivale de Rome. Du nord au sud,
s’étendent de longues plages de sable fin où l’on peut se
baigner. La plupart des hôtels ont des piscines chauffantes
ou d’eau thermale. Ils vous proposent aussi diverses
distractions payantes (tennis, pédalos, équitation…).
Découvrez aussi une succession de petits ports et des villes
charmantes comme Hammamet dont la plage immense est bordée
de jardins et de vergers. Nabeul dont les artisans sont des
artistes, Sousse et Monastir, antiques cités dont les
remparts contrastent avec les quartiers modernes bordant la
plage, Sfax dont la mosquée possède un minaret remarquable.
Admirez aussi Djerba, l’île blanche, Gabès et Zarzis, les
oasis au bord de la mer qui offrent tout le charme du grand
sud avec leurs dunes et leurs palmeraies où l’on se promène
en calèche.
Conditions
générales
Les relations
entre Français et Tunisiens sont facilitées par le
bilinguisme de la population
et l'intensité des relations officielles franco-tunisiennes.
Il importe de
respecter les usages des pays musulmans, à savoir une tenue
vestimentaire acceptable pour le pays de résidence (le
monokini est proscrit, y compris sur les plages) ainsi que
la vigilance à l'égard de l'alcool. La consommation en est
autorisée mais l'abus est réprimé en cas de conduite en état
d'ivresse ou de trouble à l'ordre public.
Tout séjour dans le Sud tunisien requiert une autorisation
préalable du gouverneur de Tataouine. Le dossier est à
solliciter soit auprès du commissariat régional au tourisme
(avenue de l'environnement 4128 HOUMT-SOUK DJERBA ; tél :
(216) 75 650 544, télécopie : (216) 75 650 581), soit auprès
du gouvernorat de Tataouine (3200 TATAOUINE ; tél : (216) 75
850 686), et à renvoyer 4 à 6 semaines avant la date prévue
pour le déplacement.
Pour connaître les pièces à joindre à la demande, consulter
le site Internet : www.diplomatie.gouv.fr - Rubrique «
Conseils aux voyageurs : Tunisie »
Destination très
prisée, la Tunisie a accueilli 5,1 millions de touristes en
2003. Les stations balnéaires réputées émaillent un littoral
de près de 1300 km (Tabarka, Hammamet, Sousse, l'île de
Djerba, etc.).
Le patrimoine archéologique constitue un autre pôle
d'attraction : nécropoles, temples, thermes, villas, ne se
visitent pas seulement sur le site de Carthage mais peuvent
se découvrir dans le pays tout entier (cité romaine
d'Utique, site de Dougga - le plus étendu -, colysée d'el
Jem).
Le musée du Bardo (ancien palais des beys de Tunis) abrite
l'une des plus riches collections de mosaïques romaines au
monde. Avec la céramique et l'orfèvrerie, tapis et kilims
sont les fleurons des arts décoratifs et de l'artisanat
tunisiens.
Pour tout renseignement, contacter :
Office national du tourisme tunisien (ONTT)
32, avenue de l'Opéra
75002 PARIS
Tél : 01 47 42 72 67
Télécopie : 01 47 42 52 68
Internet : www.tourismtunisia.com
Courriel :
ontt@wanadoo.fr
Justice
Le droit
tunisien reste largement inspiré par le droit
français, tant dans son contenu que dans ses grandes
divisions (public et privé) et ses structures.
Modifiée
à plusieurs reprises, la constitution tunisienne
garantit les principes fondamentaux suivants :
l’indépendance de la justice (art. 65) : selon cette
disposition, la justice et le corps des juges
devraient jouir d’une pleine indépendance. En
réalité, la justice tunisienne demeure influencée
par le pouvoir exécutif. Ainsi, en tant que chef du
Conseil supérieur de la magistrature, le président
nomme par décret les magistrats, les révoque ou les
transfère sur proposition dudit conseil.
la
garantie de certains principes fondamentaux du droit
comme le principe de la présomption
d’innocence (art. 12), la non-rétroactivité de la
loi (art. 13), l’inviolabilité de domicile, la
liberté de mouvement et les libertés d’opinion,
d’expression, de publication, de réunion et
d’association. Ces droits peuvent être toutefois
limités par des dispositions légales ou la sécurité
d’État (art. 8-10).
Le
système juridictionnel est précisé par la loi
portant sur l’organisation judiciaire de 1967, les
règles de compétence (attribution, compétence
territoriale et compétence d’exception) étant
établies dans d’autres textes dont le Code de
procédure pénale du 24 juillet 1968. Le système
judiciaire est composé de deux grands ensembles :
les juridictions civiles (ordinaire, pénale et
spéciale) placées sous le contrôle du ministère de
la Justice et les juridictions spéciales : Conseil
de Prud’hommes, Tribunal immobilier, Conseil d’État
(Tribunal administratif et Cour des comptes), Haute
Cour (destinée à juger le crime de trahison commis
par un membre du gouvernement) et Tribunal militaire
(qui n’est pas une juridiction d’exception selon les
autorités tunisiennes). Le domaine de compétence de
ce dernier s’étend principalement aux atteintes à la
sécurité nationale et à la sûreté intérieure de
l’État.
Climat
Le climat de la Tunisie, du fait de sa longue façade maritime et des faibles altitudes, est de type méditerranéen. Les températures atteignent une moyenne de 10,6 °C en janvier et de 26,1 °C en juillet. Le nord du pays est assez bien arrosé ; la saison des pluies, d’octobre à mai, est relativement longue. En se dirigeant vers le sud, le climat devient progressivement plus chaud et plus sec.
Les précipitations moyennes annuelles sont d’environ 610 mm, avec une forte variabilité. Elles diminuent vers le sud, et ne représentent qu’environ 178 mm par an dans le Sahara.
Le nord
Cette région, la plus arrosée du pays, qui s’étend du nord de la Mejerda au nord du cap de Bon se caractérise par un climat méditerranéen à hiver pluvieux ( Bizerte reçoit annuellement 682 mm de pluie dont 510 mm entre les mois d’Octobre et de Février. Ces précipitations se manifestent sous la forme d’averses relativement courtes. Les hivers y sont doux et les étés très chauds.
Plus au sud, la région de Tunis, Jendouba et El Kef affiche un climat méditerranéen semi-aride, résultat d’une double influence l’une marine, l’autre continentale. Les précipitations s’élèvent entre 300 et 600 mm par an ( Tunis 480 mm ) et ont un maximum unique entre Novembre et Décembre. La durée de la saison sèche varie de 5 à 8 mois. A proximité de la mer, la nuance marine domine avec des amplitudes thermiques plus faibles qu’à l’intérieur ( 23°C à 24°C contre 32°C à 33°C ) et un taux d’humidité atmosphérique un peu plus élevé ( 72% à Tunis contre 65% à Jendouba).
Le centre et la zone littorale au sud de Mahdia
Dans cette région, le climat est de type méditerranéen aride avec des étés très chauds voire brûlants notamment à Gafsa où il peut faire jusqu'à 37°C au mois d’Août. Les précipitations sont peu élevées ( entre 150 et 300 mm par an ) et la période sèche relativement longue ( entre 8 à 12 mois ). L’hiver peut être froid avec quelques gelées. Plus attrayantes, les intersaisons sont très variables, mais avec comme constante la douceur. De même, on observe deux nuances ; l’une marine, l’autre continentale qui impose des caractéristiques régionales . Les régions situées au voisinage de la mer ( Gabès ou Jerba ) bénéficient d’hivers humides. Celles situées dans l’arrière pays ( Kairouan, Staitla ou Gafsa ) jouissent de brises marines qui viennent rafraîchir des étés trop chauds et la ville de Kairouan est régulièrement balayée en été par le Sirocco appelé en Tunisie Chehili, vent sec, faible, brûlant et parfois chargé de poussières. A noter sur les monts de Tebesa ou dans le Haut Tell, en été une chaleur atténuée par l’altitude, surtout la nuit qui est agréable de mai à octobre et en hiver des précipitations parfois abondantes qui tombent sous forme de neige.
Le grand Sud
Au sud d’une ligne Tozeur-Tataouine, commence l’immense Sahara. La saison sèche se prolonge tout au long de l’année. Le climat du Sahara est particulièrement rude, avec un beau temps ininterrompu du à une insolation qui atteint les 90%. Les températures paraissent d’autant plus élevées dans la journée qu’elles sont plutôt fraîches ( voire hivernales ) la nuit. Le mois de Juillet est franchement déconseillé, le reste de l’été , l’automne et le printemps reste désagréable en raison de la chaleur excessive. En Octobre la chaleur de l’été est encore assez forte dans la journée tandis que les nuits sont assez douces. En hiver la chaleur sèche est agréable dans la journée. Mais les nuits sont très froides ( il peut geler en janvier et en février ). Régulièrement des tempêtes de sable assez violentes balaient le Sahara à partir de Février et jusqu’au mois de Mai ou de Juin.
Climat
Janv.
Fév.
Mars
Avr.
Mai
Juin
Juil.
Août
Sept.
Oct.
Nov.
Déc.
Sfax
11
12
14
20
20
23
26
27
25
21
16
12
Tunis
11
12
13
15
19
23
26
27
25
20
16
12
Décalage
Horaire, se
loger
Décalage horaire (par
rapport à Paris) :
- en été, 1 heure de moins.
- en hiver, Pas de décalage horaire.
Se loger
La Tunisie a développé un tourisme
de masse, donc construit de gros hôtels : on chercherait en vain les petits
hôtels de charme. Pour un bon niveau de confort, recherchez les hôtels d’au
moins 4 étoiles. Mais il existe parfois de petits hôtels corrects, propres et
tranquilles : demander à voir la chambre avant de louer. Toujours négocier les
prix, toujours demander une remise.
Douz = Méharie Hotel (2 piscines dont une d'eau chaude de source) avec une cour
intérieure magnifique. Djerba, zone hôtelière: Pour les familles, je recommande
l'hôtel Eldorador Aladin. Une superbe piscine et une bonne animation sont les
principaux atouts de ce club 3 étoiles. N'y allez cependant pas pour trouver le
luxe: les chambres sont fonctionnelles. À SIDI-BOU-SAID studio confortable
(chambre d'hôte)"DarZembra" au cœur du village, accueil personnalisé, Lien: http://location-saisoniere-sidi-bou-said.blogspot.com/
Langues
et Religions
La Tunisie est
l’État du Maghreb le
plus homogène sur le plan linguistique car la quasi-totalité de
la population parle l’arabe tunisien et maîtrise l’arabe
littéral qui est la langue
officielle du pays. L’arabe tunisien est en fait un dialecte dérivé
de l’arabe littéral — ou plus exactement un ensemble de
dialectes pour lesquels il n’existe aucun organisme officiel de
normalisation — qui est surtout parlé dans le cadre d’un
dialogue quotidien au sein de la famille.
Durant le protectorat
français en Tunisie, le français s’impose à travers
les institutions, particulièrement l’éducation, qui deviennent
un fort vecteur de diffusion. À partir de l’indépendance, le
pays s’arabise peu à peu même si l’administration, la justice et
l’enseignement restent longtemps bilingues alors que la
connaissance des langues européennes est renforcée par
l’exposition de la Tunisie à ce continent par
l’intermédiaire de la télévision et
du tourisme.
Les années
1990 marquent un tournant avec l’arabisation des
cours de sciences jusqu’à la fin du collège, avec toutes les
difficultés occasionnées par ce type de processus, afin de
faciliter l’accès aux études supérieures et ce dans un contexte
de réhabilitation du référent arabo-islamique dans l’espace
public. En octobre
1999, les établissements commerciaux se voient
contraints d’accorder deux fois plus de place aux caractères
arabes qu’aux caractères latins. Dans le même temps,
l’administration se voit contrainte de communiquer exclusivement
en arabe mais seuls les ministères de la Défense et de la
Justice et le
parlement sont totalement
arabisés. Dans ce contexte, l’usage du français semble régresser
malgré le nombre accru de diplômés du système d’enseignement, ce
qui conduit au fait qu’une bonne pratique du français demeure un
marqueur social important. Puisqu’elle reste largement pratiquée
dans les milieux d’affaires, l’univers médical et le monde
culturel, on peut même considérer qu’elle s’est embourgeoisée.
Religion
L’islam est
la religion principale et officielle de la Tunisie avec un taux
qui avoisine les 98 % de la population. 85 % des musulmans
tunisiens sont sunnites de ritemalékite,
le reste étant hanafite13 et ibadites.
Le
christianisme, le judaïsme et
le bahaïsme sont
très minoritaires en Tunisie mais le pays se caractérise par sa
tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait son
identité.
La constitution
tunisienne prévoit ainsi l’exercice libre de la foi
tant qu’elle ne porte pas atteinte à l’ordre public. Le
gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne
permet pas l’établissement de partis
politiques basés sur la religion, interdit le prosélytisme,
la polygamie,
et limite le port du hijab (notamment
dans les administrations et les écoles publiques). Les fêtes
religieuses musulmanes (Aïd
el-Kebir, Aïd
el-Fitr, Mawlid,
etc.) sont considérées comme des jours fériés.
Les Tunisiens
conservent par ailleurs quelques croyances d’origine païenne comme
le mauvais
œil. Par ailleurs, le pays est parsemé de petites
constructions blanches appelées marabouts.
Ce sont les tombeaux de sages qui sont censés avoir un certain
privilège dans l’au-delà leur permettant d’être un lien entre
l’homme et Dieu.
Aujourd’hui encore, des Tunisiens continuent à les prier et à
leur demander d’intercéder pour eux auprès d’Allah et de faire
accepter leur demande. Ces pratiques sont toutefois dénoncées
par le sunnisme comme
forme d’association
religieuse.
Visa
et Passeports
Si vous êtes
ressortissant français, vous n'avez pas besoin de visa pour des
séjours d'une durée inférieure ou égale à trois mois, il vous
suffit d'être en possession de votre passeport en cours de
validité. La carte nationale d'identité de moins de dix ans,
accompagnée d'un justificatif d'achat de prestations terrestres
délivré par l'agence, est tolérée pour les voyages en groupe.
Pour les séjours
supérieurs à trois mois et si vous êtes ressortissant français,
vous avez besoin d'un visa
Les ressortissants
français possédant également la nationalité tunisienne
(double-nationaux) doivent impérativement présenter, à l'entrée
comme à la sortie de Tunisie, un passeport tunisien en cours de
validité (il est rappelé que l'âge de la majorité légale en
Tunisie est fixé à 20 ans). Leur passeport français n'est
valable que pour les formalités de police en France.
Fêtes légales
Jour de l’An
20 mars : Fête de l'Indépendance (1956)
21 mars : Fête de la Jeunesse
9 avril : Journée des Martyrs
1er mai : Fête du Travail
25 juillet : Jour de la République
13 août : Journée de la Femme
7 novembre : Anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Zine El
Abidine Ben Ali (1987) Les dates des fêtes religieuses
musulmanes varient chaque année en fonction du calendrier
lunaire : Aïd el-Kebir, El am Hejir, Mouled, Aïd el-Fitr.
Le
sport en Tunisie est marqué par la domination du football,
tant en termes de couverture médiatique qu’en termes de succès
populaire avec 27 733 licenciés contre 13 992 pour le taekwondo.
Toutefois, des sports comme le volley-ball ou
le handball figurent
également parmi les sports les plus représentés même si des
sports moins connus sont plus pratiqués par les Tunisiens,
notamment les arts martiaux (taekwondo,
judo et karaté),
l’athlétisme voire
le tennis.
D’autres grands sports comme le cyclisme sont
en revanche moins représentés, faute d’infrastructures,
d’équipement et d’intérêt médiatique suffisant.
Le derby
de la capitale entre le Club africain et l’Espérance
sportive de Tunis reste l’événement footballistique phare de
l’année en rassemblant à deux reprises par saison plus de 60 000
spectateurs et donnant lieu à un show (dakhla en tunisien)
de la part des supporters des deux équipes. Le grand classique
du championnat entre l’Espérance sportive de Tunis et l’Étoile
sportive du Sahel retient également l’attention populaire et
cristallise autour de lui la rivalité historique qui oppose les
deux clubs.
En mai
2007, le pays compte 1 673 clubs sportifs dont les
principaux sont actifs dans le football (250) et le taekwondo
(206)153.
Viennent ensuite le karaté et ses dérivés (166), l’handisport (140),
le handball (85), l’athlétisme (80), le judo (66), le Kung
Fu (60), le kick-boxing (59),
le basket-ball (48), la pétanque (47),
le tennis
de table (45), le volley-ball (40), la boxe (37),
la natation (31)
et le tennis (30).
Aucune
vaccination n’est exigée à l’entrée dans le pays sauf contre la
fièvre jaune pour les personnes en provenance d’une zone
infectée. Il est néanmoins recommandé, pour des raisons
médicales, d’effectuer les vaccinations suivantes :
Chez l’adulte, mises à jour des vaccinations contre la
diphtérie, le tétanos et la poliomyélite ; vaccinations contre
l’hépatite A à partir de 50 ans ; vaccination contre la
typhoïde, l’hépatite B et la rage en cas de séjour long et/ou à
risque.
Chez l’enfant, vaccinations recommandées en France par le
ministère de la Santé et en particulier : BCG et hépatite B dès
la naissance, rougeole dès l’âge de 9 mois.
Tous les vaccins (d’origine française, italienne, hollandaise)
peuvent se trouver sur place.
Numéros utiles :
SAMU : 190
Protection civile : 198
Centre antipoison : (216) 71 245 075
SOS Médecins : (216) 71 744 215
SOS Ambulances : (216) 71 725 555 ou 599 900
Urgences Le Secours : (216) 71 351 500
Ambulances médicalisées : (216) 71 780 000 ou 781 000
Les scorpions
sont particulièrement abondants dans le sud du pays.
Boissons
On peut boire l’eau du robinet sans précautions particulières.
Cette eau, dont la distribution est assurée régulièrement,
présente un aspect normal et limpide. Les eaux locales en
bouteille sont contrôlées par les services sanitaires.
Toutefois certaines précautions élémentaires doivent être prises
: ne pas boire l'eau des fontaines et des puits à l'extérieur de
Tunis, laver soigneusement les fruits et les légumes.
La consommation d’alcool est autorisée ; mais elle est
réglementée dans les bars de ville entre 14 et 20 heures ; elle
est libre dans les restaurants touristiques et les hôtels.
Outre certaines espèces d'animaux sauvages, les chiens errants
et les chats peuvent être porteurs de la rage. Il est donc peu
conseillé de laisser sans surveillance les animaux
domestiques.
Alimentation
L’approvisionnement est varié et régulier, y compris en produits
d’importation (bananes par exemple). Des règlements sanitaires
sérieux sont appliqués pour l’hygiène des marchés, des
restaurants, des boutiques (à Tunis), des produits manufacturés
localement, et en principe, pour l’abattage et la conservation
de la viande. Poissons et crustacés ne génèrent pas de
pathologie spécifique mais la prudence est recommandée à l’égard
de certaines moules, clovisses et huîtres en raison de
toxi-infections alimentaires et hépatites virales possibles. On
ne rencontre pas de difficulté pour trouver du lait pour
nourrissons. On trouve également des « petits pots » BLEDINA.
Comment
s'habiller
Il est conseillé d'opter
pour le même type de vêtements qu'en France méridionale. Choisir des articles en
coton pour l'été et des vêtements de pluie en demi-saison. Prévoir également des
lainages et des blousons pour l’hiver.
Les disponibilités sur place en vêtements et en chaussures sont bonnes en
général mais les prix sont assez élevés pour les vêtements de qualité le plus
souvent importés.
Monnaie
et Change
Monnaie et change
L’unité monétaire est le dinar tunisien (DT). Il se divise en
millimes ( 1 DT = 100 millimes) Au 12 février 2006, le dinar
tunisien vaut 0,61 euros c’est-à-dire qu’un euro équivaut à 1,61
dinars tunisiens.
Toutes les devises étrangères convertibles sont acceptées dans
les nombreux bureaux de change et les distributeurs automatiques
de billets sont disponibles dans la plupart des agglomérations.
Les cartes de crédit internationales, acceptées dans les grands
hôtels, ne sont pas utilisables dans les magasins et les petits
restaurants.
La distance Paris-Tunis est de 1500 km.
Par bateau, la Société de Navigation Corse Méditerranée (SNCM)
et la Compagnie
Tunisienne de Navigation (CTN), assurent la liaison entre Tunis
et Marseille en 23 heures environ, au minimum trois fois par
semaine.
Par avion, les compagnies Air France et Tunisair assurent un vol
régulier en 2h 20, plusieurs fois par jour à destination de
Paris au départ de Tunis, plusieurs fois par semaine à
destination de Marseille et Lyon, au moins deux fois par semaine
à destination de Nice, Bordeaux et Toulouse.
Le réseau routier est en voie d'amélioration, mais les chaussées
sont encore étroites sur de nombreux parcours. En général, les
grands axes sont en bon état mais le réseau secondaire est de
qualité variable.
La liberté de circulation est totale excepté dans le Sud
tunisien pour lequel une autorisation est nécessaire (les
adresses des organismes délivrant les autorisations sont données
à la page 20).
La conduite s'effectue à droite, la priorité est à droite ; La
vitesse est limitée à 50 km/h en ville, à 90 km/h sur les routes
et à 110 km/h sur les autoroutes. La ceinture de sécurité est
obligatoire. D'une manière générale, le code de la route est mal
respecté. La conduite exige donc beaucoup de vigilance et n'est
pas recommandée la nuit. La responsabilité d'un conducteur dans
un accident mortel se traduit par une incarcération dans
l'attente du procès et les délits de fuite sont sévèrement
réprimés.
La compagnie Tuninter assure des liaisons aériennes fréquentes
entre les principales villes de Tunisie (Tunis, Djerba, Sfax,
Tozeur, Tabarka, etc.). La voie aérienne est d'un bon rapport
qualité-prix. Tunisavia loue des avions de tourisme aux
particuliers.
Tuninter, tél : (216) 71 701 717
Tunisavia, tél : (216) 71 717 600
Le réseau ferroviaire couvre la quasi-totalité du territoire et
relie la plupart des grandes villes du nord (Tunis, Bizerte,
Beja) et de l’est (Sousse, Sfax, Gabès). Le trajet Tunis-Bizerte
s'effectue en 2heures 50 ; le trajet Tunis-Gabès dure 7 heures
et couvre une distance de 406 km. Les trains sont assez lents,
mais économiques et ponctuels.
Gare SNCFT, Tunis, tél : (216) 71 354 511 ou (216) 71 254 440
Par autocar, les liaisons sont nombreuses mais le confort très
aléatoire. Celles-ci sont relayées par le système de "louage".
Il s'agit de taxis collectifs d'une capacité de 5 ou 6 personnes
avec bagages. Le louage ne part que lorsqu'il est plein. Dans
chaque ville, il existe une station de louage : les voitures à
bandes bleues desservent les localités proches, celles à bandes
rouges les longues distances.
Les horaires des bus reliant Tunis aux grandes villes figurent
dans le Temps et la Presse, deux quotidiens de langue française.
Société nationale de transports SNTRI, tél : (216) 71 562 299 /
532 / 663
En ville, les transports en commun sont variés : métro (à
Tunis), autobus (à éviter), taxis individuels (très nombreux et
d'un coût abordable).
Déplacement
en voiture
Il existe de
nombreuses possibilités de location de véhicule sur place auprès
de sociétés spécialisées, dans des conditions semblables à
celles de la France (environ 60 TND soit 31 € la journée pour un véhicule
de tourisme).
La ceinture de sécurité est obligatoire à l'avant des véhicules.
Rester
en contact
Il est parfois
difficile de se connecter à certains sites Internet.(Les
courriels sont contrôlés)
Les liaisons
téléphoniques sont bonnes.
L'indicatif téléphonique pour la Tunisie est le 216 ; 216 71
pour Tunis (ainsi que pour Carthage et La Marsa), 216 74 pour
Sfax.
Les liaisons postales offrent de bonnes garanties de réception.
La durée d'acheminement d'une lettre ordinaire varie de trois à
six jours. Pour les colis, les délais peuvent atteindre huit
jours.
Médecine
de soins
Médecins
L'état sanitaire est satisfaisant et l'équipement médical est
performant à Tunis et Sfax. Il est plus limité dans les autres
villes du pays.
Les praticiens, médecins généralistes et spécialistes,
dentistes, sont de bon niveau. A Tunis, 3000 médecins exercent
en clientèle privée et tous parlent français. Une quarantaine de
médecins français (à Sousse, Sfax, Bizerte, Gafsa, mais surtout
Tunis) exercent en libre pratique ou en services hospitaliers.
Quatre cliniques privées sont conventionnées auprès de la Caisse
des Français de l’étranger :
Clinique Saint Augustin
Rue Habou-Hanifa - TUNIS
Tél : (216) 71 783 033
Clinique Taoufik
Boulevard du 7 novembre – TUNIS
Polyclinique de La Marsa
15, avenue de la République – LA MARSA
Tél : (216) 71 749 000
Polyclinique El-Bassatine
Cité Jardin II – SFAX
A
titre indicatif les tarifs des consultations
Spécialité
Tarifs
en Dinars Tunisiens
Tarifs
en Euros
Médecin
généraliste
15
9,26 €
Médecin
spécialiste
25
15,44 €
Dentiste
20
12,35 €
Biens
de consommations
Prix moyen d'un repas dans un
restaurant
Alimentaire
Tarifs
en Dinars Tunisiens
Tarifs
en Euros
Tomates (le
Kg)
0,80
0, 49 €
Pommes de terre
0,60
0,37 €
Fruits (Pommes
le Kg)
1,89
1,16 €
Fruits (Oranges
le Kg)
1,10
0,67 €
Fruits (Bananes
le Kg)
3,00
1,85 €
Viandes (Boeuf
le Kg)
10,00
6,17 €
Viandes
(Mouton
le Kg)
10,00
6,17 €
Viandes (Volaille
le Kg)
4,40
2,71 €
Poissons (Cabillaud
le Kg)
23,00
14,20 €
Poissons (Crevettes
le Kg)
19,00
11,73 €
Produits laitiers (Lait)
(litre)
0,70
0,61 €
Produits laitiers (Beurre
la livre)
2,50
1,54 €
Produits laitiers (Oeufs
par 12)
1,05
0,64 €
Boissons
Tarifs
en Dinars Tunisiens
Tarifs
en Euros
Eau
minérale (le litre)
0,50
0,30 €
Bières (les
six)
6,00
3,70 €
Épicerie
Tarifs
en Dinars Tunisiens
Tarifs en Euros
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Histoire
La
première expédition arabe sur la Tunisie est lancée en 647.
En 661,
une deuxième offensive se termine par la prise de Bizerte.
La troisième, menée en 670 par Oqba
Ibn Nafi Al Fihri,
est décisive : ce dernier fonde la ville de Kairouan au
cours de la même année et cette ville devient la base des
expéditions contre le nord et l’ouest du Maghreb. L’invasion
complète manque d’échouer avec la mort d’Ibn Nafi en683.
Envoyé en 693 avec
une puissante armée arabe, le général ghassanideHassan
Ibn Numan réussit
à vaincre l’exarque et à prendre Carthage en 695.
Seuls résistent certains Berbères dirigés par la Kahena.
Les Byzantins, profitant de leur supériorité navale,
débarquent une armée qui s’empare de Carthage en 696 pendant
que la Kahena remporte une bataille contre les Arabes en 697.
Ces derniers, au prix d’un nouvel effort, finissent
cependant par reprendre définitivement Carthage en 698 et
par vaincre et tuer la Kahena.
Contrairement
aux précédents envahisseurs, les Arabes ne se contentent pas
d’occuper la côte et entreprennent de conquérir l’intérieur
du pays. Après avoir résisté, les Berbères se convertissent
à la religion de leurs vainqueurs, principalement à travers
leur recrutement dans les rangs de l’armée victorieuse. Des
centres de formation religieuse s’organisent alors, comme à
Kairouan, au sein des nouveaux
ribats.
On ne saurait toutefois estimer l’ampleur de ce mouvement
d’adhésion à l’islam. D’ailleurs, refusant l’assimilation,
nombreux sont ceux qui rejettent la religion dominante et
adhèrent au kharidjisme,
hérésie née en Orient et proclamant l’égalité de tous les
musulmans sans distinction de race ni de classe. La région
reste une province omeyyade jusqu’en 750,
quand la lutte entre Omeyyades et Abbassides voit
ces derniers l’emporter. De 767 à 776,
les kharidjites berbères sous le commandement d’Abou Qurra
s’emparent de tout le territoire, mais ils se retirent
finalement dans leur royaume de Tlemcen,
après avoir tué Omar ibn Hafs, surnommé Hezarmerd, dirigeant
de la Tunisie à cette époque.
En 800,
le calife abbasside Haroun
ar-Rachid délègue
son pouvoir en Ifriqiya à
l’émir Ibrahim
ibn Al-Aghlab et lui donne le droit de transmettre ses
fonctions par voie héréditaire. Al-Aghlab établit la dynastie des Aghlabides,
qui règne durant un siècle sur le Maghreb central et
oriental. Le territoire bénéficie d’une indépendance
formelle tout en reconnaissant la souveraineté abbasside. La
Tunisie devient un foyer culturel important avec le
rayonnement de Kairouan et de sa Grande
mosquée,
un centre intellectuel de haute renommée. À la fin du règne
de Ziadet Allah Ier (817-838), Tunis devient
la capitale de l’émirat jusqu’en 909.
Appuyée par les
tribus Kutama qui
forment une armée fanatisée, l’action du prosélyteismaélienAbu
Abd Allah ach-Chi'i entraîne
la disparition de l’émirat en une quinzaine d’années (893-909).
En décembre 909, Ubayd
Allah al-Mahdi se
proclame calife et fonde la dynastie des Fatimides,
qui déclare usurpateurs les califes omeyyades et abbassides ralliés
au sunnisme.
L’État fatimide s’impose progressivement sur toute l’Afrique
du Nord en contrôlant les routes caravanières et le commerce
avec l’Afrique
sub-saharienne.
En 945, Abu
Yazid,
de la grande tribu des Banou
Ifren,
organise sans succès une grande révolte berbère pour chasser
les Fatimides. Le troisième calife, Ismâ`îl
al-Mansûr,
transfère alors la capitale à Kairouan et s’empare de la
Sicile en 948.
Lorsque la dynastie fatimide déplace sa base vers l’est en 972,
trois ans après la conquête finale de la région, et sans
abandonner pour autant sa suzeraineté sur l’Ifriqiya, le
calife Al-Muizz
li-Dîn Allah confie
à Bologhine
ibn Ziri —
fondateur de la dynastie des Zirides —
le soin de gouverner la province en son nom. Les Zirides
prennent peu à peu leur indépendance vis-à-vis du calife
fatimide, ce qui culmine avec la rupture avec ce suzerain
devenu lointain et inaugure l’ère de l’émancipation berbère.
L’envoi depuis l’Égypte de tribus arabes nomades sur
l’Ifriqiya marque la réplique des Fatimides à cette
trahison. Les Hilaliens suivis
des
Banu Sulaym —
dont le nombre total est estimé à 50 000 guerriers et
200 000 bédouins — se mettent en route après que de
véritables titres de propriété leur ont été distribués au
nom du calife fatimide. Kairouan résiste pendant cinq ans
avant d’être occupée et pillée. Le souverain se réfugie
alors à Mahdia en 1057 tandis
que les nomades continuent de se répandre en direction de
l’Algérie, la vallée de la Medjerda restant
la seule route fréquentée par les marchands. Ayant échoué
dans sa tentative pour s’établir dans la Sicile reprise par
les Normands,
la dynastie ziride s’efforce sans succès pendant 90 ans de
récupérer une partie de son territoire pour organiser des
expéditions de piraterie et
s’enrichir grâce au commerce maritime.
Les
historiens arabes sont unanimes à considérer cette migration
comme l’événement le plus décisif du Moyen Âge maghrébin,
caractérisé par une progression diffuse de familles entières
qui a rompu l’équilibre traditionnel entre nomades et
sédentaires berbères. Les conséquences sociales et ethniques
marquent ainsi définitivement l’histoire du Maghreb avec un
métissage de la population. Depuis la seconde moitié du
VIIe siècle,
la langue arabe demeurait
l’apanage des élites citadines et des gens de cour. Avec
l’invasion hilalienne, les dialectes
berbères sont
plus ou moins influencés par l’arabisation, à commencer par
ceux de l’Ifriqiya orientale.
À partir du
premier tiers du XIIe siècle,
la Tunisie est régulièrement attaquée par les Normands de
Sicile et du sud de l’Italie, basés dans le
royaume normano-sicilien.
Cependant, l’ensemble du territoire d’Ifriqiya finit par
être occupé par l’armée du sultan almohadeAbd
al-Mumin lors
de son expédition depuis le nord du Maroc en 1159.
L’économie devient florissante et des relations commerciales
s’établissent avec les principales villes du pourtour
méditerranéen (Pise, Gênes, Marseille, Venise et
certaines villes d’Espagne).
L’essor touche également le domaine culturel avec les œuvres
du grand historien et père de la sociologie Ibn
Khaldoun ;
le siècle almohade est considéré comme l’« âge d’or » du
Maghreb. De grandes villes se développent et les plus belles
mosquées sont érigées à cette époque. Les Almohades confient
la Tunisie à Abû
Muhammad `Abd al-Wâhid ben Abî Hafs mais
son fils Abû
Zakariyâ Yahyâ se
sépare d’eux en 1228 et
fonde la nouvelle dynastieberbère des Hafsides.
Elle acquiert son indépendance dès 1236 et
dirige la Tunisie jusqu’en 1574,
ce qui en fait la première dynastie tunisienne par sa durée.
Elle établit la capitale du pays à Tunis, et la ville se
développe grâce au commerce avec les Vénitiens, les Génois,
les Aragonais et
les Siciliens.
Avec
l’assassinat de Salah Ben Youssef, principal opposant de
Bourguiba depuis 1955, à Francfort et
l’interdiction du Parti
communiste (PCT) le 8janvier1963,
la République tunisienne devient un régime de
parti unique dirigé par le
Néo-Destour. En mars 1963, Ahmed
Ben Salah entame une politique « socialiste »
d’étatisation pratiquement totale de l’économie.
Des émeutes contre la collectivisation des terres dans le Sahel
tunisien le 26janvier1969 poussent
au limogeage de Ben Salah le 8
septembre avec la fin de l’expérience socialiste.
Avec une économie affaiblie par la fin du socialisme et un panarabisme
défendu par Mouammar
Kadhafi, un projet politique qui unifierait la
Tunisie et la Libye sous
le nom de
République arabe islamique est
lancé en 1974 mais
échoue très rapidement en raison des tensions tant
nationales qu’internationales. Après la condamnation à une
lourde peine de prison de Ben Salah, rendu responsable de
l’échec de la politique des coopératives,
viennent l’épuration de l’aile libérale du PSD animée par Ahmed
Mestiri puis la proclamation de Bourguiba comme
président à vie en 1975.
C’est dans ces conditions, marquées par un léger
desserrement de l’étau du PSD sous le gouvernement d’Hédi
Nouira, que l’UGTT gagne en autonomie tandis que
naît en 1977 la Ligue
tunisienne des droits de l'homme. Le coup de
force du « Jeudi
noir » contre l’UGTT en janvier
1978 puis l’attaque contre
la ville minière deGafsa,
en janvier 1980,
ne suffisent pas à museler la société civile émergente.
Dès le début
des années
1980, le pays traverse une crise politique et
sociale où se conjuguent le développement du clientélisme et
de la
corruption, la paralysie de
l’État devant la dégradation de la santé de Bourguiba, les
luttes de succession et le durcissement du régime. En1981,
la restauration partielle du pluralisme politique, avec la
levée de l’interdiction frappant le Parti communiste,
suscite des espoirs qui seront déçus par la falsification
des résultats aux élections législatives de novembre. Par la
suite, la répression sanglante des « émeutes
du pain » de décembre 1983,
la nouvelle déstabilisation de l’UGTT et l’arrestation de
son dirigeant Habib
Achour contribuent à accélérer la chute du
président vieillissant. La situation favorise la montée de
l’islamisme et
le long règne de Bourguiba s’achève dans une lutte contre
l’islamisme menée par Zine
el-Abidine Ben Ali, nommé ministre de l’Intérieur
puis Premier ministre en octobre
1987.
Le 7novembre1987,
Ben Ali dépose le président pour sénilité, action accueillie
favorablement par une large fraction du monde politique. Élu
le 2avril1989 avec
99,27 % des voix, le nouveau président réussit à relancer
l’économie alors que, sur le plan de la sécurité, le régime
s’enorgueillit d’avoir épargné au pays les convulsions
islamistes qui ensanglantent l’Algérie voisine, grâce à la
neutralisation du parti Ennahda
au prix de l’arrestation de dizaines de milliers de
militants et de multiples procès au début des années
1990. Les opposants laïques signent quant à eux
le Pacte national en 1988,
plate-forme destinée à la démocratisation du régime.
Pourtant, l’opposition et
de nombreuses ONG de
défense des droits
de l'homme accusent peu à peu le régime
d’attenter aux libertés publiques en étendant la répression
au-delà du mouvement islamiste. En 1994,
le président Ben Ali est réélu avec 99,91 % des voix et
signe l’année suivante un accord de libre-échange avec l’Union
européenne. Les élections du 24novembre1999,
bien qu’elles soient les premières présidentielles à être
pluralistes avec trois candidats, voient le président Ben
Ali réélu avec un score comparable aux scrutins précédents.
La réforme de la constitution approuvée par référendum le 26
mai2002 accroît
encore les pouvoirs du président, repousse l’âge limite des
candidats, supprime la limite des trois mandats réintroduite
en 1988 et permet au président de briguer de nouveaux
mandats au-delà de l’échéance de 2004 tout
en bénéficiant d’une immunité judiciaire à vie. Le 11avril2002,
un attentat au camion piégé vise la synagogue
de la Ghriba et provoque la mort de 19 personnes
dont 14 touristesallemands.