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TUNISIE

 

Présentation générale

Comment s'habiller

La Faune

monnaie et change

Conditions générales

Transports

Décalage Horaire

Déplacement en voiture

Langues et Religions

Rester en contact

Visas et Passeports

Médecine de soins

loisirs

Divers biens de consommations (tarifs)

Santé

Histoire

Climat

Hôtels de la Tunisie ( Cliquez ici )

Carte de la Tunisie

Photos de la Tunisie ( cliquez ici )

   

 

Présentation générale

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Visitez la Tunisie. C'est un jardin lumineux qui ondule entre la mer et le désert. A la croisée des chemins de l’Orient et de l’Occident, c’est un pays enchanteur où la vie est douce, l’accueil chaleureux et raffiné. Sa capitale est Tunis.
La Tunisie est habitée par les Berbères depuis la plus haute antiquité, elle fut envahie successivement par les Phéniciens, les Romains et les Arabes. Elle est depuis 1955 une République indépendante, elle se distingue des autres pays du Maghreb par un relief plus doux, sans hautes montagnes et par sa double façade méditerranéenne ouverte vers l’Orient. La langue officielle est l’arabe classique, mais l’on parle couramment un dialecte tunisien. Le français est largement pratiqué dans toutes les villes et dans la région côtière. La Tunisie bénéficie d’un climat très agréable sur la côte où l’influence de la mer tempère les ardeurs du soleil. A l’intérieur, les températures sont plus élevées surtout dans le Sud tunisien. Prévoyez donc des vêtements légers et aérés, des lunettes noires et n’oubliez pas votre maillot de bain. En Tunisie vous pourrez admirer au cœur de la cité la vieille médina, ses mosquées, ses minarets, ses ruelles pittoresques où les gandouras blanches et les djellabas multicolores se mêlent aux costumes européens. Si vous vous promenez dans les souks vous y découvrirez les mille trésors de l’artisanat tunisien. En continuant votre route découvrez le palais du Bardo, ancienne demeure des Beys, qui réunit dans son musée une admirable collection de mosaïques antiques et quelques kilomètres plus loin admirez les ruines de l’antique Carthage, qui fut jadis la rivale de Rome. Du nord au sud, s’étendent de longues plages de sable fin où l’on peut se baigner. La plupart des hôtels ont des piscines chauffantes ou d’eau thermale. Ils vous proposent aussi diverses distractions payantes (tennis, pédalos, équitation…). Découvrez aussi une succession de petits ports et des villes charmantes comme Hammamet dont la plage immense est bordée de jardins et de vergers. Nabeul dont les artisans sont des artistes, Sousse et Monastir, antiques cités dont les remparts contrastent avec les quartiers modernes bordant la plage, Sfax dont la mosquée possède un minaret remarquable. Admirez aussi Djerba, l’île blanche, Gabès et Zarzis, les oasis au bord de la mer qui offrent tout le charme du grand sud avec leurs dunes et leurs palmeraies où l’on se promène en calèche.

 

Conditions générales

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Les relations entre Français et Tunisiens sont facilitées par le bilinguisme de la population et l'intensité des relations officielles franco-tunisiennes.

Il importe de respecter les usages des pays musulmans, à savoir une tenue vestimentaire acceptable pour le pays de résidence (le monokini est proscrit, y compris sur les plages) ainsi que la vigilance à l'égard de l'alcool. La consommation en est autorisée mais l'abus est réprimé en cas de conduite en état d'ivresse ou de trouble à l'ordre public.
Tout séjour dans le Sud tunisien requiert une autorisation préalable du gouverneur de Tataouine. Le dossier est à solliciter soit auprès du commissariat régional au tourisme (avenue de l'environnement 4128 HOUMT-SOUK DJERBA ; tél : (216) 75 650 544, télécopie : (216) 75 650 581), soit auprès du gouvernorat de Tataouine (3200 TATAOUINE ; tél : (216) 75 850 686), et à renvoyer 4 à 6 semaines avant la date prévue pour le déplacement.
Pour connaître les pièces à joindre à la demande, consulter le site Internet : www.diplomatie.gouv.fr - Rubrique « Conseils aux voyageurs : Tunisie »

Destination très prisée, la Tunisie a accueilli 5,1 millions de touristes en 2003. Les stations balnéaires réputées émaillent un littoral de près de 1300 km (Tabarka, Hammamet, Sousse, l'île de Djerba, etc.).
Le patrimoine archéologique constitue un autre pôle d'attraction : nécropoles, temples, thermes, villas, ne se visitent pas seulement sur le site de Carthage mais peuvent se découvrir dans le pays tout entier (cité romaine d'Utique, site de Dougga - le plus étendu -, colysée d'el Jem).
Le musée du Bardo (ancien palais des beys de Tunis) abrite l'une des plus riches collections de mosaïques romaines au monde. Avec la céramique et l'orfèvrerie, tapis et kilims sont les fleurons des arts décoratifs et de l'artisanat tunisiens.
Pour tout renseignement, contacter :
Office national du tourisme tunisien (ONTT)
32, avenue de l'Opéra
75002 PARIS
Tél : 01 47 42 72 67

Télécopie : 01 47 42 52 68
Internet : www.tourismtunisia.com
Courriel : ontt@wanadoo.fr 

Justice

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Le droit tunisien reste largement inspiré par le droit français, tant dans son contenu que dans ses grandes divisions (public et privé) et ses structures.
Modifiée à plusieurs reprises, la constitution tunisienne garantit les principes fondamentaux suivants :
l’indépendance de la justice (art. 65) : selon cette disposition, la justice et le corps des juges devraient jouir d’une pleine indépendance. En réalité, la justice tunisienne demeure influencée par le pouvoir exécutif. Ainsi, en tant que chef du Conseil supérieur de la magistrature, le président nomme par décret les magistrats, les révoque ou les transfère sur proposition dudit conseil.
la garantie de certains principes fondamentaux du droit comme le principe de la présomption d’innocence (art. 12), la non-rétroactivité de la loi (art. 13), l’inviolabilité de domicile, la liberté de mouvement et les libertés d’opinion, d’expression, de publication, de réunion et d’association. Ces droits peuvent être toutefois limités par des dispositions légales ou la sécurité d’État (art. 8-10).
Le système juridictionnel est précisé par la loi portant sur l’organisation judiciaire de 1967, les règles de compétence (attribution, compétence territoriale et compétence d’exception) étant établies dans d’autres textes dont le Code de procédure pénale du 24 juillet 1968. Le système judiciaire est composé de deux grands ensembles : les juridictions civiles (ordinaire, pénale et spéciale) placées sous le contrôle du ministère de la Justice et les juridictions spéciales : Conseil de Prud’hommes, Tribunal immobilier, Conseil d’État (Tribunal administratif et Cour des comptes), Haute Cour (destinée à juger le crime de trahison commis par un membre du gouvernement) et Tribunal militaire (qui n’est pas une juridiction d’exception selon les autorités tunisiennes). Le domaine de compétence de ce dernier s’étend principalement aux atteintes à la sécurité nationale et à la sûreté intérieure de l’État.

 

Climat

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Le climat de la Tunisie, du fait de sa longue façade maritime et des faibles altitudes, est de type méditerranéen. Les températures atteignent une moyenne de 10,6 °C en janvier et de 26,1 °C en juillet. Le nord du pays est assez bien arrosé ; la saison des pluies, d’octobre à mai, est relativement longue. En se dirigeant vers le sud, le climat devient progressivement plus chaud et plus sec.

Les précipitations moyennes annuelles sont d’environ 610 mm, avec une forte variabilité. Elles diminuent vers le sud, et ne représentent qu’environ 178 mm par an dans le Sahara.


Le nord

Cette région, la plus arrosée du pays, qui s’étend du nord de la Mejerda au nord du cap de Bon se caractérise par un climat méditerranéen à hiver pluvieux ( Bizerte reçoit annuellement 682 mm de pluie dont 510 mm entre les mois d’Octobre et de Février. Ces précipitations se manifestent sous la forme d’averses relativement courtes. Les hivers y sont doux et les étés très chauds.

Plus au sud, la région de Tunis, Jendouba et El Kef affiche un climat méditerranéen semi-aride, résultat d’une double influence l’une marine, l’autre continentale. Les précipitations s’élèvent entre 300 et 600 mm par an ( Tunis 480 mm ) et ont un maximum unique entre Novembre et Décembre. La durée de la saison sèche varie de 5 à 8 mois.
A proximité de la mer, la nuance marine domine avec des amplitudes thermiques plus faibles qu’à l’intérieur ( 23°C à 24°C contre 32°C à 33°C ) et un taux d’humidité atmosphérique un peu plus élevé ( 72% à Tunis contre 65% à Jendouba).

Le centre et la zone littorale au sud de Mahdia

Dans cette région, le climat est de type méditerranéen aride avec des étés très chauds voire brûlants notamment à Gafsa où il peut faire jusqu'à 37°C au mois d’Août. Les précipitations sont peu élevées ( entre 150 et 300 mm par an ) et la période sèche relativement longue ( entre 8 à 12 mois ). L’hiver peut être froid avec quelques gelées. Plus attrayantes, les intersaisons sont très variables, mais avec comme constante la douceur.
De même, on observe deux nuances ; l’une marine, l’autre continentale qui impose des caractéristiques régionales . Les régions situées au voisinage de la mer ( Gabès ou Jerba ) bénéficient d’hivers humides. Celles situées dans l’arrière pays ( Kairouan, Staitla ou Gafsa ) jouissent de brises marines qui viennent rafraîchir des étés trop chauds et la ville de Kairouan est régulièrement balayée en été par le Sirocco appelé en Tunisie Chehili, vent sec, faible, brûlant et parfois chargé de poussières.
A noter sur les monts de Tebesa ou dans le Haut Tell, en été une chaleur atténuée par l’altitude, surtout la nuit qui est agréable de mai à octobre et en hiver des précipitations parfois abondantes qui tombent sous forme de neige.

Le grand Sud

Au sud d’une ligne Tozeur-Tataouine, commence l’immense Sahara. La saison sèche se prolonge tout au long de l’année. Le climat du Sahara est particulièrement rude, avec un beau temps ininterrompu du à une insolation qui atteint les 90%. Les températures paraissent d’autant plus élevées dans la journée qu’elles sont plutôt fraîches ( voire hivernales ) la nuit. Le mois de Juillet est franchement déconseillé, le reste de l’été , l’automne et le printemps reste désagréable en raison de la chaleur excessive. En Octobre la chaleur de l’été est encore assez forte dans la journée tandis que les nuits sont assez douces. En hiver la chaleur sèche est agréable dans la journée. Mais les nuits sont très froides ( il peut geler en janvier et en février ). Régulièrement des tempêtes de sable assez violentes balaient le Sahara à partir de Février et jusqu’au mois de Mai ou de Juin.

Climat

Janv.

Fév. Mars

Avr.

Mai Juin

Juil.

Août Sept.

Oct.

Nov. Déc.
Sfax

11

12 14 20 20 23 26 27 25 21 16 12
Tunis 11 12 13 15 19 23 26 27 25 20 16 12

 

Décalage Horaire, se loger

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Décalage horaire (par rapport à Paris) :
- en été, 1 heure de moins.
- en hiver, Pas de décalage horaire.

Se loger

La Tunisie a développé un tourisme de masse, donc construit de gros hôtels : on chercherait en vain les petits hôtels de charme. Pour un bon niveau de confort, recherchez les hôtels d’au moins 4 étoiles. Mais il existe parfois de petits hôtels corrects, propres et tranquilles : demander à voir la chambre avant de louer. Toujours négocier les prix, toujours demander une remise.
Douz = Méharie Hotel (2 piscines dont une d'eau chaude de source) avec une cour intérieure magnifique. Djerba, zone hôtelière: Pour les familles, je recommande l'hôtel Eldorador Aladin. Une superbe piscine et une bonne animation sont les principaux atouts de ce club 3 étoiles. N'y allez cependant pas pour trouver le luxe: les chambres sont fonctionnelles. À SIDI-BOU-SAID studio confortable (chambre d'hôte)"DarZembra" au cœur du village, accueil personnalisé, Lien: http://location-saisoniere-sidi-bou-said.blogspot.com/

Langues et Religions

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La Tunisie est l’État du Maghreb le plus homogène sur le plan linguistique car la quasi-totalité de la population parle l’arabe tunisien et maîtrise l’arabe littéral qui est la langue officielle du pays. L’arabe tunisien est en fait un dialecte dérivé de l’arabe littéral — ou plus exactement un ensemble de dialectes pour lesquels il n’existe aucun organisme officiel de normalisation — qui est surtout parlé dans le cadre d’un dialogue quotidien au sein de la famille.
Durant le protectorat français en Tunisie, le français s’impose à travers les institutions, particulièrement l’éducation, qui deviennent un fort vecteur de diffusion. À partir de l’indépendance, le pays s’arabise peu à peu même si l’administration, la justice et l’enseignement restent longtemps bilingues alors que la connaissance des langues européennes est renforcée par l’exposition de la Tunisie à ce continent par l’intermédiaire de la télévision et du tourisme.
Les années 1990 marquent un tournant avec l’arabisation des cours de sciences jusqu’à la fin du collège, avec toutes les difficultés occasionnées par ce type de processus, afin de faciliter l’accès aux études supérieures et ce dans un contexte de réhabilitation du référent arabo-islamique dans l’espace public. En octobre 1999, les établissements commerciaux se voient contraints d’accorder deux fois plus de place aux caractères arabes qu’aux caractères latins. Dans le même temps, l’administration se voit contrainte de communiquer exclusivement en arabe mais seuls les ministères de la Défense et de la Justice et le parlement sont totalement arabisés. Dans ce contexte, l’usage du français semble régresser malgré le nombre accru de diplômés du système d’enseignement, ce qui conduit au fait qu’une bonne pratique du français demeure un marqueur social important. Puisqu’elle reste largement pratiquée dans les milieux d’affaires, l’univers médical et le monde culturel, on peut même considérer qu’elle s’est embourgeoisée.
Religion

 

L’islam est la religion principale et officielle de la Tunisie avec un taux qui avoisine les 98 % de la population. 85 % des musulmans tunisiens sont sunnites de rite malékite, le reste étant hanafite13 et ibadites. Le christianisme, le judaïsme et le bahaïsme sont très minoritaires en Tunisie mais le pays se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait son identité.
La constitution tunisienne prévoit ainsi l’exercice libre de la foi tant qu’elle ne porte pas atteinte à l’ordre public. Le gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne permet pas l’établissement de partis politiques basés sur la religion, interdit le prosélytisme, la polygamie, et limite le port du hijab (notamment dans les administrations et les écoles publiques). Les fêtes religieuses musulmanes (Aïd el-KebirAïd el-FitrMawlid, etc.) sont considérées comme des jours fériés.
Les Tunisiens conservent par ailleurs quelques croyances d’origine païenne comme le mauvais œil. Par ailleurs, le pays est parsemé de petites constructions blanches appelées marabouts. Ce sont les tombeaux de sages qui sont censés avoir un certain privilège dans l’au-delà leur permettant d’être un lien entre l’homme et Dieu. Aujourd’hui encore, des Tunisiens continuent à les prier et à leur demander d’intercéder pour eux auprès d’Allah et de faire accepter leur demande. Ces pratiques sont toutefois dénoncées par le sunnisme comme forme d’association religieuse.

 

Visa et Passeports

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Si vous êtes ressortissant français, vous n'avez pas besoin de visa pour des séjours d'une durée inférieure ou égale à trois mois, il vous suffit d'être en possession de votre passeport en cours de validité. La carte nationale d'identité de moins de dix ans, accompagnée d'un justificatif d'achat de prestations terrestres délivré par l'agence, est tolérée pour les voyages en groupe.

Pour les séjours supérieurs à trois mois et si vous êtes ressortissant français, vous avez besoin d'un visa

Les ressortissants français possédant également la nationalité tunisienne (double-nationaux) doivent impérativement présenter, à l'entrée comme à la sortie de Tunisie, un passeport tunisien en cours de validité (il est rappelé que l'âge de la majorité légale en Tunisie est fixé à 20 ans). Leur passeport français n'est valable que pour les formalités de police en France.

Plus d'informations cliquez ici

Loisirs

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Fêtes légales
Jour de l’An
20 mars : Fête de l'Indépendance (1956)
21 mars : Fête de la Jeunesse
9 avril : Journée des Martyrs
1er mai : Fête du Travail
25 juillet : Jour de la République
13 août : Journée de la Femme
7 novembre : Anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Zine El Abidine Ben Ali (1987) Les dates des fêtes religieuses musulmanes varient chaque année en fonction du calendrier lunaire : Aïd el-Kebir, El am Hejir, Mouled, Aïd el-Fitr.

Le sport en Tunisie est marqué par la domination du football, tant en termes de couverture médiatique qu’en termes de succès populaire avec 27 733 licenciés contre 13 992 pour le taekwondo. Toutefois, des sports comme le volley-ball ou le handball figurent également parmi les sports les plus représentés même si des sports moins connus sont plus pratiqués par les Tunisiens, notamment les arts martiaux (taekwondo, judo et karaté), l’athlétisme voire le tennis. D’autres grands sports comme le cyclisme sont en revanche moins représentés, faute d’infrastructures, d’équipement et d’intérêt médiatique suffisant.
L’Espérance sportive de Tunis est le club de football le plus titré du championnat national avec vingt titres à son actif. Le Club athlétique bizertin devient en 1988 le premier club tunisien à avoir remporter un trophée continental : la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe. Le Club africain est le premier club tunisien à avoir remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1992. L’Étoile sportive du Sahel est le premier club tunisien à remporter la Ligue des Champions de la CAF dans sa nouvelle édition le 9 novembre 2007. Le Club sportif sfaxien a aussi remporté des manifestations continentales et régionales ; il est le premier club à remporter deux fois de suite la coupe de la CAF en 2007 et 2008.
Le derby de la capitale entre le Club africain et l’Espérance sportive de Tunis reste l’événement footballistique phare de l’année en rassemblant à deux reprises par saison plus de 60 000 spectateurs et donnant lieu à un show (dakhla en tunisien) de la part des supporters des deux équipes. Le grand classique du championnat entre l’Espérance sportive de Tunis et l’Étoile sportive du Sahel retient également l’attention populaire et cristallise autour de lui la rivalité historique qui oppose les deux clubs.
L’année sportive tunisienne est rythmée par les grandes compétitions que sont les championnats (footballhandball, volley-ball et basket-ball) et les coupes (footballhandball, volley-ball et basket-ball) des sports les plus populaires. En cyclisme, discipline moins suivie, sont organisés les championnats de Tunisie de cyclisme et, de façon irrégulière, le Tour de Tunisie. Mais le pays organise également des compétitions internationales. Ainsi, la première édition de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans s’y tient en 1977 tout comme les phases finales des coupes d'Afrique des nations de football en 19651994 et2004, dernière édition remportée par la sélection nationale. Plus récemment, le championnat du monde de handball masculin 2005 s’est également tenu en Tunisie.
En mai 2007, le pays compte 1 673 clubs sportifs dont les principaux sont actifs dans le football (250) et le taekwondo (206)153. Viennent ensuite le karaté et ses dérivés (166), l’handisport (140), le handball (85), l’athlétisme (80), le judo (66), le Kung Fu (60), le kick-boxing (59), le basket-ball (48), la pétanque (47), le tennis de table (45), le volley-ball (40), la boxe (37), la natation (31) et le tennis (30).
Parmi les sportifs les plus connus, Mohammed Gammoudi s’illustre en athlétisme, ce qui lui permet de remporter quatre médailles aux Jeux olympiques, ce qui en fait le sportif tunisien le plus médaillé de l’histoire du pays. La Tunisie a également vu émerger des champions dans des sports individuels tels que Anis Lounifi (champion du monde de judo) ou encore Oussama Mellouli (champion du monde de natation). En ce qui concerne les sports collectifs, les équipes nationales ont remporté une coupe d'Afrique des nations de football, sept championnats d’Afrique de handball masculin, huit championnats d’Afrique de volley-ball masculin ou encore la compétition de basket-ball des Jeux panafricains de1973.


Santé

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Aucune vaccination n’est exigée à l’entrée dans le pays sauf contre la fièvre jaune pour les personnes en provenance d’une zone infectée. Il est néanmoins recommandé, pour des raisons médicales, d’effectuer les vaccinations suivantes :
Chez l’adulte, mises à jour des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite ; vaccinations contre l’hépatite A à partir de 50 ans ; vaccination contre la typhoïde, l’hépatite B et la rage en cas de séjour long et/ou à risque.
Chez l’enfant, vaccinations recommandées en France par le ministère de la Santé et en particulier : BCG et hépatite B dès la naissance, rougeole dès l’âge de 9 mois.
Tous les vaccins (d’origine française, italienne, hollandaise) peuvent se trouver sur place.

Numéros utiles :
SAMU : 190
Protection civile : 198
Centre antipoison : (216) 71 245 075
SOS Médecins : (216) 71 744 215
SOS Ambulances : (216) 71 725 555 ou 599 900
Urgences Le Secours : (216) 71 351 500
Ambulances médicalisées : (216) 71 780 000 ou 781 000

Les scorpions sont particulièrement abondants dans le sud du pays.

Boissons
On peut boire l’eau du robinet sans précautions particulières. Cette eau, dont la distribution est assurée régulièrement, présente un aspect normal et limpide. Les eaux locales en bouteille sont contrôlées par les services sanitaires.
Toutefois certaines précautions élémentaires doivent être prises : ne pas boire l'eau des fontaines et des puits à l'extérieur de Tunis, laver soigneusement les fruits et les légumes.
La consommation d’alcool est autorisée ; mais elle est réglementée dans les bars de ville entre 14 et 20 heures ; elle est libre dans les restaurants touristiques et les hôtels.
Outre certaines espèces d'animaux sauvages, les chiens errants et les chats peuvent être porteurs de la rage. Il est donc peu conseillé de laisser sans surveillance les animaux
domestiques.

Alimentation
L’approvisionnement est varié et régulier, y compris en produits d’importation (bananes par exemple). Des règlements sanitaires sérieux sont appliqués pour l’hygiène des marchés, des restaurants, des boutiques (à Tunis), des produits manufacturés localement, et en principe, pour l’abattage et la conservation de la viande. Poissons et crustacés ne génèrent pas de pathologie spécifique mais la prudence est recommandée à l’égard de certaines moules, clovisses et huîtres en raison de toxi-infections alimentaires et hépatites virales possibles. On ne rencontre pas de difficulté pour trouver du lait pour nourrissons. On trouve également des « petits pots » BLEDINA.

 

Comment s'habiller

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Il est conseillé d'opter pour le même type de vêtements qu'en France méridionale. Choisir des articles en coton pour l'été et des vêtements de pluie en demi-saison. Prévoir également des lainages et des blousons pour l’hiver.
Les disponibilités sur place en vêtements et en chaussures sont bonnes en général mais les prix sont assez élevés pour les vêtements de qualité le plus souvent importés.

 

Monnaie et Change

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Monnaie et change
L’unité monétaire est le dinar tunisien (DT). Il se divise en millimes ( 1 DT = 100 millimes) Au 12 février 2006, le dinar tunisien vaut 0,61 euros c’est-à-dire qu’un euro équivaut à 1,61 dinars tunisiens.
Toutes les devises étrangères convertibles sont acceptées dans les nombreux bureaux de change et les distributeurs automatiques de billets sont disponibles dans la plupart des agglomérations. Les cartes de crédit internationales, acceptées dans les grands hôtels, ne sont pas utilisables dans les magasins et les petits restaurants.

Notre convertisseur de devises 

 

Transports

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La distance Paris-Tunis est de 1500 km.
Par bateau, la Société de Navigation Corse Méditerranée (SNCM) et la Compagnie
Tunisienne de Navigation (CTN), assurent la liaison entre Tunis et Marseille en 23 heures environ, au minimum trois fois par semaine.
Par avion, les compagnies Air France et Tunisair assurent un vol régulier en 2h 20, plusieurs fois par jour à destination de Paris au départ de Tunis, plusieurs fois par semaine à destination de Marseille et Lyon, au moins deux fois par semaine à destination de Nice, Bordeaux et Toulouse.

Compagnies aériennes (cliquez ici)

Le réseau routier est en voie d'amélioration, mais les chaussées sont encore étroites sur de nombreux parcours. En général, les grands axes sont en bon état mais le réseau secondaire est de qualité variable.
La liberté de circulation est totale excepté dans le Sud tunisien pour lequel une autorisation est nécessaire (les adresses des organismes délivrant les autorisations sont données à la page 20).
La conduite s'effectue à droite, la priorité est à droite ; La vitesse est limitée à 50 km/h en ville, à 90 km/h sur les routes et à 110 km/h sur les autoroutes. La ceinture de sécurité est obligatoire. D'une manière générale, le code de la route est mal respecté. La conduite exige donc beaucoup de vigilance et n'est pas recommandée la nuit. La responsabilité d'un conducteur dans un accident mortel se traduit par une incarcération dans l'attente du procès et les délits de fuite sont sévèrement réprimés.
La compagnie Tuninter assure des liaisons aériennes fréquentes entre les principales villes de Tunisie (Tunis, Djerba, Sfax, Tozeur, Tabarka, etc.). La voie aérienne est d'un bon rapport qualité-prix. Tunisavia loue des avions de tourisme aux particuliers.
Tuninter, tél : (216) 71 701 717
Tunisavia, tél : (216) 71 717 600

Le réseau ferroviaire couvre la quasi-totalité du territoire et relie la plupart des grandes villes du nord (Tunis, Bizerte, Beja) et de l’est (Sousse, Sfax, Gabès). Le trajet Tunis-Bizerte s'effectue en 2heures 50 ; le trajet Tunis-Gabès dure 7 heures et couvre une distance de 406 km. Les trains sont assez lents, mais économiques et ponctuels.
Gare SNCFT, Tunis, tél : (216) 71 354 511 ou (216) 71 254 440
Par autocar, les liaisons sont nombreuses mais le confort très aléatoire. Celles-ci sont relayées par le système de "louage". Il s'agit de taxis collectifs d'une capacité de 5 ou 6 personnes avec bagages. Le louage ne part que lorsqu'il est plein. Dans chaque ville, il existe une station de louage : les voitures à bandes bleues desservent les localités proches, celles à bandes rouges les longues distances.
Les horaires des bus reliant Tunis aux grandes villes figurent dans le Temps et la Presse, deux quotidiens de langue française.
Société nationale de transports SNTRI, tél : (216) 71 562 299 / 532 / 663
En ville, les transports en commun sont variés : métro (à Tunis), autobus (à éviter), taxis individuels (très nombreux et d'un coût abordable).

Déplacement en voiture

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Il existe de nombreuses possibilités de location de véhicule sur place auprès de sociétés spécialisées, dans des conditions semblables à celles de la France (environ 60 TND soit 31 € la journée pour un véhicule de tourisme).
La ceinture de sécurité est obligatoire à l'avant des véhicules
.

Rester en contact

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Il est parfois difficile de se connecter à certains sites Internet.(Les courriels sont contrôlés)

Les liaisons téléphoniques sont bonnes.
L'indicatif téléphonique pour la Tunisie est le 216 ; 216 71 pour Tunis (ainsi que pour Carthage et La Marsa), 216 74 pour Sfax.
Les liaisons postales offrent de bonnes garanties de réception.
La durée d'acheminement d'une lettre ordinaire varie de trois à six jours. Pour les colis, les délais peuvent atteindre huit jours.

 

Médecine de soins

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Médecins
L'état sanitaire est satisfaisant et l'équipement médical est performant à Tunis et Sfax. Il est plus limité dans les autres villes du pays.
Les praticiens, médecins généralistes et spécialistes, dentistes, sont de bon niveau. A Tunis, 3000 médecins exercent en clientèle privée et tous parlent français. Une quarantaine de médecins français (à Sousse, Sfax, Bizerte, Gafsa, mais surtout Tunis) exercent en libre pratique ou en services hospitaliers.

Quatre cliniques privées sont conventionnées auprès de la Caisse des Français de l’étranger :


Clinique Saint Augustin
Rue Habou-Hanifa - TUNIS
Tél : (216) 71 783 033

Clinique Taoufik
Boulevard du 7 novembre – TUNIS


Polyclinique de La Marsa
15, avenue de la République – LA MARSA
Tél : (216) 71 749 000


Polyclinique El-Bassatine
Cité Jardin II – SFAX

A titre indicatif les tarifs des consultations

  Spécialité

Tarifs en Dinars Tunisiens Tarifs en Euros
Médecin généraliste 15 9,26 €
Médecin spécialiste  25 15,44 €
Dentiste 20 12,35 €

 

Biens de consommations

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Prix moyen d'un repas dans un restaurant

 

Alimentaire

Tarifs en Dinars Tunisiens

Tarifs en Euros

Tomates (le Kg)

0,80

0, 49 €

Pommes de terre

0,60 0,37 €

Fruits (Pommes le Kg)

1,89 1,16 €

Fruits (Oranges le Kg)

1,10 0,67 €

Fruits (Bananes le Kg)

3,00 1,85 €

Viandes (Boeuf le Kg)

10,00 6,17 €

Viandes (Mouton le Kg) 

10,00 6,17 €

Viandes (Volaille le Kg)

4,40 2,71 €

Poissons (Cabillaud le Kg)

23,00 14,20 €

Poissons (Crevettes le Kg)

19,00 11,73 €

Produits laitiers (Lait) (litre)

0,70 0,61 €

Produits laitiers (Beurre la livre)

2,50 1,54 €

Produits laitiers (Oeufs par 12)

1,05 0,64 €

Boissons

Tarifs en Dinars Tunisiens

Tarifs en Euros

Eau minérale (le litre)

0,50 0,30 €

Bières (les six)

6,00 3,70 €

Épicerie

Tarifs en Dinars Tunisiens

Tarifs en Euros

Café (500g)

5,00 3,08 €
Thé  (25 sachets) 1,53 0,94 €

Sucre en morceaux (le kg)

0,59 0,36 €

Produits pour bébé

Tarifs en Dinars Tunisiens

Tarifs en Euros

Couches-culottes (les 52)

30

18,53 €

 

Histoire

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La première expédition arabe sur la Tunisie est lancée en 647. En 661, une deuxième offensive se termine par la prise de Bizerte. La troisième, menée en 670 par Oqba Ibn Nafi Al Fihri, est décisive : ce dernier fonde la ville de Kairouan au cours de la même année et cette ville devient la base des expéditions contre le nord et l’ouest du Maghreb. L’invasion complète manque d’échouer avec la mort d’Ibn Nafi en683. Envoyé en 693 avec une puissante armée arabe, le général ghassanide Hassan Ibn Numan réussit à vaincre l’exarque et à prendre Carthage en 695. Seuls résistent certains Berbères dirigés par la Kahena. Les Byzantins, profitant de leur supériorité navale, débarquent une armée qui s’empare de Carthage en 696 pendant que la Kahena remporte une bataille contre les Arabes en 697. Ces derniers, au prix d’un nouvel effort, finissent cependant par reprendre définitivement Carthage en 698 et par vaincre et tuer la Kahena.
Contrairement aux précédents envahisseurs, les Arabes ne se contentent pas d’occuper la côte et entreprennent de conquérir l’intérieur du pays. Après avoir résisté, les Berbères se convertissent à la religion de leurs vainqueurs, principalement à travers leur recrutement dans les rangs de l’armée victorieuse. Des centres de formation religieuse s’organisent alors, comme à Kairouan, au sein des nouveaux ribats. On ne saurait toutefois estimer l’ampleur de ce mouvement d’adhésion à l’islam. D’ailleurs, refusant l’assimilation, nombreux sont ceux qui rejettent la religion dominante et adhèrent au kharidjisme, hérésie née en Orient et proclamant l’égalité de tous les musulmans sans distinction de race ni de classe. La région reste une province omeyyade jusqu’en 750, quand la lutte entre Omeyyades et Abbassides voit ces derniers l’emporter. De 767 à 776, les kharidjites berbères sous le commandement d’Abou Qurra s’emparent de tout le territoire, mais ils se retirent finalement dans leur royaume de Tlemcen, après avoir tué Omar ibn Hafs, surnommé Hezarmerd, dirigeant de la Tunisie à cette époque.
En 800, le calife abbasside Haroun ar-Rachid délègue son pouvoir en Ifriqiya à l’émir Ibrahim ibn Al-Aghlab et lui donne le droit de transmettre ses fonctions par voie héréditaire. Al-Aghlab établit la dynastie des Aghlabides, qui règne durant un siècle sur le Maghreb central et oriental. Le territoire bénéficie d’une indépendance formelle tout en reconnaissant la souveraineté abbasside. La Tunisie devient un foyer culturel important avec le rayonnement de Kairouan et de sa Grande mosquée, un centre intellectuel de haute renommée. À la fin du règne de Ziadet Allah Ier (817-838), Tunis devient la capitale de l’émirat jusqu’en 909.
Appuyée par les tribus Kutama qui forment une armée fanatisée, l’action du prosélyte ismaélien Abu Abd Allah ach-Chi'i entraîne la disparition de l’émirat en une quinzaine d’années (893-909). En décembre 909, Ubayd Allah al-Mahdi se proclame calife et fonde la dynastie des Fatimides, qui déclare usurpateurs les califes omeyyades et abbassides ralliés au sunnisme. L’État fatimide s’impose progressivement sur toute l’Afrique du Nord en contrôlant les routes caravanières et le commerce avec l’Afrique sub-saharienne. En 945Abu Yazid, de la grande tribu des Banou Ifren, organise sans succès une grande révolte berbère pour chasser les Fatimides. Le troisième calife, Ismâ`îl al-Mansûr, transfère alors la capitale à Kairouan et s’empare de la Sicile en 948. Lorsque la dynastie fatimide déplace sa base vers l’est en 972, trois ans après la conquête finale de la région, et sans abandonner pour autant sa suzeraineté sur l’Ifriqiya, le calife Al-Muizz li-Dîn Allah confie à Bologhine ibn Ziri — fondateur de la dynastie des Zirides — le soin de gouverner la province en son nom. Les Zirides prennent peu à peu leur indépendance vis-à-vis du calife fatimide, ce qui culmine avec la rupture avec ce suzerain devenu lointain et inaugure l’ère de l’émancipation berbère. L’envoi depuis l’Égypte de tribus arabes nomades sur l’Ifriqiya marque la réplique des Fatimides à cette trahison. Les Hilaliens suivis des Banu Sulaym — dont le nombre total est estimé à 50 000 guerriers et 200 000 bédouins — se mettent en route après que de véritables titres de propriété leur ont été distribués au nom du calife fatimide. Kairouan résiste pendant cinq ans avant d’être occupée et pillée. Le souverain se réfugie alors à Mahdia en 1057 tandis que les nomades continuent de se répandre en direction de l’Algérie, la vallée de la Medjerda restant la seule route fréquentée par les marchands. Ayant échoué dans sa tentative pour s’établir dans la Sicile reprise par les Normands, la dynastie ziride s’efforce sans succès pendant 90 ans de récupérer une partie de son territoire pour organiser des expéditions de piraterie et s’enrichir grâce au commerce maritime.
Les historiens arabes sont unanimes à considérer cette migration comme l’événement le plus décisif du Moyen Âge maghrébin, caractérisé par une progression diffuse de familles entières qui a rompu l’équilibre traditionnel entre nomades et sédentaires berbères. Les conséquences sociales et ethniques marquent ainsi définitivement l’histoire du Maghreb avec un métissage de la population. Depuis la seconde moitié du VIIe siècle, la langue arabe demeurait l’apanage des élites citadines et des gens de cour. Avec l’invasion hilalienne, les dialectes berbères sont plus ou moins influencés par l’arabisation, à commencer par ceux de l’Ifriqiya orientale.
À partir du premier tiers du XIIe siècle, la Tunisie est régulièrement attaquée par les Normands de Sicile et du sud de l’Italie, basés dans le royaume normano-sicilien. Cependant, l’ensemble du territoire d’Ifriqiya finit par être occupé par l’armée du sultan almohade Abd al-Mumin lors de son expédition depuis le nord du Maroc en 1159. L’économie devient florissante et des relations commerciales s’établissent avec les principales villes du pourtour méditerranéen (PiseGênesMarseilleVenise et certaines villes d’Espagne). L’essor touche également le domaine culturel avec les œuvres du grand historien et père de la sociologie Ibn Khaldoun ; le siècle almohade est considéré comme l’« âge d’or » du Maghreb. De grandes villes se développent et les plus belles mosquées sont érigées à cette époque. Les Almohades confient la Tunisie à Abû Muhammad `Abd al-Wâhid ben Abî Hafs mais son fils Abû Zakariyâ Yahyâ se sépare d’eux en 1228 et fonde la nouvelle dynastieberbère des Hafsides. Elle acquiert son indépendance dès 1236 et dirige la Tunisie jusqu’en 1574, ce qui en fait la première dynastie tunisienne par sa durée. Elle établit la capitale du pays à Tunis, et la ville se développe grâce au commerce avec les Vénitiens, les Génois, les Aragonais et les Siciliens.

 

Tunisie indépendante

Le 25 mars, l’Assemblée nationale constituante est élue : le Néo-Destour en remporte tous les sièges et Bourguiba est porté à sa tête le 8 avril. Le 11 avril, il devient le Premier ministre de Lamine Bey. Le Code du statut personnel, à tendance progressiste, est proclamé le 13 août et, le 25 juillet 1957, la monarchie est abolie, la Tunisie devenant une république dont Bourguiba est élu président le8 novembre 1959.

Photo officielle de Habib Bourguiba

Le 8 février 1958, en pleine guerre d'Algérie, des avions de l’armée française franchissent la frontière algéro-tunisienne et bombardent le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef. En 1961, dans un contexte d’achèvement prévisible de la guerre, la Tunisie revendique la rétrocession de la base de Bizerte : la crise qui suit fait près d’un millier de morts, essentiellement tunisiens, et la France finit, le 15 octobre 1963, par rétrocéder la base à l’État tunisien.

Avec l’assassinat de Salah Ben Youssef, principal opposant de Bourguiba depuis 1955, à Francfort et l’interdiction du Parti communiste (PCT) le 8 janvier 1963, la République tunisienne devient un régime de parti unique dirigé par le Néo-Destour. En mars 1963, Ahmed Ben Salah entame une politique « socialiste » d’étatisation pratiquement totale de l’économie. Des émeutes contre la collectivisation des terres dans le Sahel tunisien le 26 janvier 1969 poussent au limogeage de Ben Salah le 8 septembre avec la fin de l’expérience socialiste. Avec une économie affaiblie par la fin du socialisme et un panarabisme défendu par Mouammar Kadhafi, un projet politique qui unifierait la Tunisie et la Libye sous le nom de République arabe islamique est lancé en 1974 mais échoue très rapidement en raison des tensions tant nationales qu’internationales. Après la condamnation à une lourde peine de prison de Ben Salah, rendu responsable de l’échec de la politique des coopératives, viennent l’épuration de l’aile libérale du PSD animée par Ahmed Mestiri puis la proclamation de Bourguiba comme président à vie en 1975. C’est dans ces conditions, marquées par un léger desserrement de l’étau du PSD sous le gouvernement d’Hédi Nouira, que l’UGTT gagne en autonomie tandis que naît en 1977 la Ligue tunisienne des droits de l'homme. Le coup de force du « Jeudi noir » contre l’UGTT en janvier 1978 puis l’attaque contre la ville minière deGafsa, en janvier 1980, ne suffisent pas à museler la société civile émergente.

Dès le début des années 1980, le pays traverse une crise politique et sociale où se conjuguent le développement du clientélisme et de la corruption, la paralysie de l’État devant la dégradation de la santé de Bourguiba, les luttes de succession et le durcissement du régime. En1981, la restauration partielle du pluralisme politique, avec la levée de l’interdiction frappant le Parti communiste, suscite des espoirs qui seront déçus par la falsification des résultats aux élections législatives de novembre. Par la suite, la répression sanglante des « émeutes du pain » de décembre 1983, la nouvelle déstabilisation de l’UGTT et l’arrestation de son dirigeant Habib Achour contribuent à accélérer la chute du président vieillissant. La situation favorise la montée de l’islamisme et le long règne de Bourguiba s’achève dans une lutte contre l’islamisme menée par Zine el-Abidine Ben Ali, nommé ministre de l’Intérieur puis Premier ministre en octobre 1987.

Le 7 novembre 1987, Ben Ali dépose le président pour sénilité, action accueillie favorablement par une large fraction du monde politique. Élu le 2 avril 1989 avec 99,27 % des voix, le nouveau président réussit à relancer l’économie alors que, sur le plan de la sécurité, le régime s’enorgueillit d’avoir épargné au pays les convulsions islamistes qui ensanglantent l’Algérie voisine, grâce à la neutralisation du parti Ennahda au prix de l’arrestation de dizaines de milliers de militants et de multiples procès au début des années 1990. Les opposants laïques signent quant à eux le Pacte national en 1988, plate-forme destinée à la démocratisation du régime. Pourtant, l’opposition et de nombreuses ONG de défense des droits de l'homme accusent peu à peu le régime d’attenter aux libertés publiques en étendant la répression au-delà du mouvement islamiste. En 1994, le président Ben Ali est réélu avec 99,91 % des voix et signe l’année suivante un accord de libre-échange avec l’Union européenne. Les élections du 24 novembre 1999, bien qu’elles soient les premières présidentielles à être pluralistes avec trois candidats, voient le président Ben Ali réélu avec un score comparable aux scrutins précédents. La réforme de la constitution approuvée par référendum le 26 mai 2002 accroît encore les pouvoirs du président, repousse l’âge limite des candidats, supprime la limite des trois mandats réintroduite en 1988 et permet au président de briguer de nouveaux mandats au-delà de l’échéance de 2004 tout en bénéficiant d’une immunité judiciaire à vie. Le 11 avril 2002, un attentat au camion piégé vise la synagogue de la Ghriba et provoque la mort de 19 personnes dont 14 touristes allemands.

 

 

 

Certaine source provienne de wikipedia et wikitravel

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