Le Sénégal, officiellement la République du
Sénégal, est un pays d'Afrique
de l'Ouest appartenant à l'Afrique
subsaharienne. Il est bordé par l'océan
Atlantique à l'ouest, la
Mauritanie au nord et à l'est, le Mali à
l'est et la Guinée et
la Guinée-Bissau au
sud. La
Gambie forme une quasi-enclave dans le Sénégal, pénétrant à plus de 300 km à
l'intérieur des terres. Les îles du Cap-Vert sont
situées à 560 km de
la côte sénégalaise.
Le pays doit son nom au fleuve qui le borde à
l'est et au nord et qui prend sa source dans le Fouta
Djallon en Guinée. Le climat est tropical et sec avec deux saisons :
la saison sèche et la saison des pluies.
Pendant la période coloniale, plusieurs comptoirs
appartenant à différents empires
coloniaux s'établissent le long de la côte. La ville de Saint-Louis devient
capitale de l'Afrique
occidentale française puis ce sera la ville de Dakar en 1902 laquelle
deviendra ensuite la capitale de la république sénégalaise au moment de
l'indépendance en 1960.
Le Sénégal a une importante façade maritime à
l'ouest avec l'océan
Atlantique (530 km de
côtes). Le fleuve Sénégal constitue une frontière au nord avec la Mauritanie et
à l'est avec le Mali.
Au sud-est, la frontière avec la Guinée est
traversée par les contreforts de la montagne du Fouta-Djalon et
au sud-ouest avec la Guinée-Bissau par
une forêt tropicale. La Gambie forme
une enclave et sépare la région de la
Casamance avec le reste du pays.
Le territoire sénégalais est compris entre 12°8 et
16°41 de latitude nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest. Sa pointe
ouest (la presqu'île
du Cap-Vert, et particulièrement l'emplacement du Club Med de Dakar)
constitue la partie la plus occidentale de toute l’Afrique continentale.
Le pays s’étend sur 196 722 km².
Si on le compare à ses voisins, le Mali et
la Mauritanie,
le Sénégal est un pays de petite taille.
Réserve et parc
nationaux
Parcs et réserves naturelles représentent 8 % du
territoire national. Ils jouent un rôle majeur dans la préservation de
l'environnement et contribuent de manière significative à l'essor
touristique.
Dans ces aires protégées on dénombre au total 169
espèces de mammifères et 540 espèces d'oiseaux.
Le climat est au nord du type désertique et au sud
du type tropical avec :
une saison des pluies de juin à octobre avec un
pic en août, septembre et variable selon la latitude (moins de
précipitations dans le nord par rapport au sud). C'est la période des
moussons. On ne peut parler de vraie saison des pluies que dans la
Casamance, seule région où il y a aussi des forêts dignes de ce nom ;
une saison sèche de novembre à juin avec des
alizés continentaux.
Les températures suivent les saisons :
en été, période de pluie, les températures sont à
leur maximum ;
mais sont au minimum au mois de janvier.
Sur
le littoral, la mer apporte de la fraîcheur, les températures sont de
l'ordre de 16 °C à 30 °C mais
le centre et l'est du Sénégal peuvent avoir des températures allant
jusqu’à 46 °C.
Pendant l'hiver en Europe, le Sénégal devient une
destination appréciée permettant de développer une activité touristique.
De manière générale, l'ouest du pays, représenté
par le littoral, connait des températures plus fraîches qu'à l'est grâce
à l'océan. Le centre et l'est du pays connaissent des températures
continentales très chaudes pendant la journée, et fraîches la nuit.
Du nord au sud, il existe 5 types de domaines
climatiques appartenant au climat
tropical :
Dans la zone sahélienne, aux nord dans la région
de Saint-Louis, une végétation typique du Sahel représente
le domaine de la steppe
arborées ou arbustives. De nos jours, la désertification touche cette
zone. L'acacias est
l'arbre le plus présent avec quelques baobabs.
Dans la zone sahélo-soudanienne, qui s'étend sur
les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Louga, Matam, la steppe fait
place à la savane
arborée et sèche. Le baobab, l'acacias et le fromager y
sont les arbres dominants.
Dans la zone soudanienne, vers les régions de
Fatick, Kaolack, tout le nord et le centre de la région de Tambacounda,
la végétation de type savane, est beaucoup plus dense que dans la
précédente zone : les arbres y sont beaucoup plus présents, et des
forêts clairsemées apparaissent. Baobab, acacias, fromager et palmier sont
les arbres dominants dans cette zone.
Dans la zone soudano-guinéenne, au nord des
régions de Ziguinchor, Kolda, et au sud de la région de Tambacounda, les
forêts sont très présentes ainsi que de grandes savanes très denses. Les
arbres sont variés : baobab, fromager, palmier, filao et ronier.
La zone guinéenne, sur le sud des régions de
Ziguinchor et Kolda. Étant la zone la plus humide, on commence à y
reconnaître les caractéristiques du climat équatorial, avec les forêts
très denses, parfois presque impénétrables. Tous les arbres du Sénégal
sont présents.
Décalage Horaire
Décalage horaire par rapport à Paris :
-
Décalage horaire Sénégal : Moins 1 h en hiver Moins 2 h en été de
décalage horaire avec le Sénégal
Culture
Il existe une grande diversité linguistique à travers les langues
du Sénégal. La Constitution de 2001 a
reconnu au français le
statut de langue officielle et à six langues celui de langues
nationales, le wolof —
langue parlée par le plus grand nombre de personnes même appartenant
à d'autres ethnies
— le sérère,
lepeul,
le mandingue,
le soninké et
le diola.
Cinq autres langues vernaculaires ont été promues peu après (hassaniyya, balante, mancagne, noon et manjaque),
et d'autres ajouts de langues codifiées sont en cours. Au total ce
sont près d'une vingtaine de langues qui pourraient bénéficier du
statut de langue nationale au Sénégal.
La littérature
sénégalaise a longtemps été connue dans le monde surtout à
travers Léopold
Sédar Senghor, à la fois poète et homme d'État, chantre de la négritude et
figure emblématique de la francophonie.
Parmi les autres auteurs désormais classiques figurent notamment les
romanciers Cheikh
Hamidou Kane,Birago
Diop, Boubacar
Boris Diop, mais aussi Ousmane
Sembène qui portera à l'écran quelques-uns de ses propres
romans. De leur côté les femmes sont particulièrement actives, voire
incisives. En 1980,Mariama
Bâ décrit avec une grande sensibilité la société polygame dans
« Une si longue lettre ». Aminata
Sow Fall, dans « La Grève des Bàttu » (1986),
montre que le petit peuple n'était pas dépourvu de ressources. Plus
récemment, Fatou
Diome rencontre le succès avec « Le Ventre de l'Atlantique » (2004),
un roman qui met en scène, souvent avec humour, les rêves d'évasion
des jeunes Sénégalais.
Tradition et modernisme, marque l'architecture du Sénégal. L'habitat
traditionnel, sobre et fonctionnel mais plus éphémère, utilise les
matériaux locaux (pierre, terre, bois, paille), comme pour les
cases peules ou
les cases à impluvium casamançaises.
La période coloniale a laissé des traces comme à Gorée ou à
Saint-Louis, et ces sites figurent aujourd'hui sur la liste
du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aujourd'hui, l'architecte diolaPierre
Goudiaby Atepa originaire de la Casamance a conçu plusieurs
grandes réalisations contemporaines, telle la Porte
du Troisième millénaire à Dakar.
Les arts plastiques ont été soutenus pendant la période où le
président poète L.S. Senghor était au pouvoir à travers le mécénat
d'état. Par la suite, ses successeur sont eu des difficultés à
poursuivre cette politique à cause de la crise économique. Diverses
initiatives privées se sont développées afin de soutenir les
artistes. Ces arts sont à l'honneur à travers le sculpteur Ousmane
Sow de renommée internationale.
La série de timbres émise
sous l’intitulé « Élégance
sénégalaise » célèbre ces femmes séduisantes qui
impressionnaient déjà les observateurs d’autrefois et inspiraient
les poètes : femmes peules au
port altier, lingères de
sang royal, signares fortunées
de Sénégal ou
de Gorée.
Même avec de modestes budgets, le souci de l’apparence perd rarement
ses droits au Sénégal : boubous, coiffures et bijoux sont choisis
avec soin et fréquemment renouvelés. Qu'ils portent l'habit
traditionnel ou le costume, les hommes aussi sont attentifs à leurs
tenues. En contrepoint les tenues décontractées de certains touristesdéconcertent
parfois.
Dans le prolongement des activités anciennes de tissage et
de teinture,
l’industrie de la mode s’est
tout naturellement épanouie dans le pays, avec quelques
personnalités de premier plan telles que Collé
Ardo Sow, Clare
Kane et surtout Oumou
Sy, à la fois costumière, styliste,
décoratrice et femme d’affaires au rayonnement international.
Le cinéma
sénégalais est l'un des plus anciens d'Afrique. Ses
représentants les plus connus sont les cinéastes Ousmane
Sembène — également romancier — et Djibril
Diop Mambéty, auxquels il faut ajouter Safi
Faye, réalisatrice de films documentaires. Ces productions sont
souvent mieux appréciées à l'étranger qu'au Sénégal où beaucoup de
salles ont fermé, concurrencées par le marché plus florissant de la
vidéo. On remarque également que nombre
de films d'origines diverses ont été tournés dans ce pays au
climat propice et aux paysages des plus photogéniques.
Les grands noms de la musique
sénégalaise contemporaine sont : Youssou
N'Dour, auteur-compositeur, musicien et interprète de renommée
internationale. Baba
Maal est un auteur-compositeur, interprète qui se produit
internationalement ainsi que Ismael
Lô auteur-compositeur, interprète.
Djembé, sabar, kora, xalam et balafon font
partie des instruments traditionnels toujours très populaires. Parmi
les instruments de percussion, le sabar et le Mbalax désignent à la
fois l'instrument de musique, un style de musique et une danse. Ce
sont des sons typiques de la culture sénégalaise. Thione
Seck qui est un auteur-compositeur-interprète de mbalax a
su adapter la tradition et la modernité : il est apprécié par des
fans de tous âges au Sénégal. Omar
Pène, Ndongo Lô (décédé le 16 janvier 2005), sont également des
artistes de l'univers du mbalax. Cheikh
Lô, auteur-compositeur, musicien et interprète a su allier le
mbalax et des influences reggaes. À noter, Viviane
Ndour, meilleure artiste sénégalaise 2006 et reine du mbalax,
une des rares artistes féminines à avoir su se faire une place. Les
instruments à corde telle que la kora connue dans toute l'Afrique de
l'ouest sont à présent connus en dehors du continent à travers des
groupes de jazz ou de world musique.
Yassa de poulet
Dans « Un grain de vie et d'espérance », la romancière Aminata
Sow Fall met en scène la place essentielle occupée par la cuisine
sénégalaise dans la culture et la vie quotidienne du pays. La « teranga »,
ce sens de l’hospitalité cher au cœur des Sénégalais, s'exprime
souvent autour d'un plat unique réunissant la famille et les amis.
Relativement peu connue à l’étranger en dehors des communautés
issues de l'immigration et de quelques restaurants de grandes
villes, la cuisine sénégalaise a attiré l'attention des médias avec
la publication du livre de Youssou
N'Dour, « La cuisine de ma mère », vibrant hommage aux valeurs
familiales comme aux plats relevés et longuement mijotés.
Cette cuisine présente quelques similitudes avec celles des pays d'Afrique
de l'Ouest, mais elle accueille d'autres influences, venues d'Afrique
du Nord, du Liban,
de France ou
du Portugal.
Elle fait un large usage du poisson et
des céréales (riz et mil)
dans les plats nationaux, comme la thiéboudienne,
le yassa de poulet, le maffé, la soupe kandia ou cette préparation
plus sophistiquée qu’est le mulet farci à la saint-louisienne. Dans
un pays majoritairement
musulman, le thé,
la tisane de kinkeliba et
le bissap l’emportent
sur les alcools, mais les bières locales – Flag ou Gazelle –
et le vin de palme en Casamance ont
aussi leurs adeptes.
Salle de classe dans un village
L'éducation
au Sénégal est l'une des plus avancées sur le continent. Le
Sénégal peut se targuer d'avoir un enseignement de qualité avec des
équivalences de diplômes avec des universités étrangères les plus
prestigieuses tant en France qu'aux États-Unis.
Ceci permet également des échanges avec des étudiants qui viennent
étudier au Sénégal dans le cadre d'études spécifiques sur le pays ou
des étudiants sénégalais qui partent à l'étranger afin de
diversifier leurs connaissances dans le cadre de recherche.
La population étant très jeune, la demande en formation est très
forte sans compter la jeunesse des autres pays africains plus
pauvres qui tente de terminer leurs études à Dakar.
Le Sénégal est membre de la Francophonie et est devenu pays
observateur au sein de la communauté
des pays de langue portugaise (CPLP). Le Sénégal envisage de
devenir membre à part entière de la CPLP alors
que le portugais
n'est parlé que par la très faible part de la population.
Visa et Passeports
Vous n'avez pas besoin de visa pour des séjours de moins de 3 mois
si vous êtes ressortissant français ou ressortissant d'un des autres
Etats membres (avant mai 2004) de l'Union Européenne. Il vous suffit
de présenter votre passeport en cours de validité (si vous
participez à un voyage organisé, votre Carte nationale d'Identité
suffit). Dans le cas contraire.
Si vous êtes ressortissant d'un des Etats membres de la CEDEAO, vous
n'avez pas besoin d'un visa. Il vous suffit d'être en possession
d'un document de voyage en cours de validité (passeport,
laissez-passer de la CEDEAO). Pays de la CEDEAO: Bénin, Burkina
Faso, Cap Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau,
Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.
ATTENTION : Vous devez pouvoir justifier d'un titre de transport
Aller/Retour ou de Continuation (avec visas ou permis de séjour pour
le pays de retour ou de continuation si nécessaire)
Liste des Etats membres de l'Union Européenne avant mai 2004:
Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France,
Grèce, Grande Bretagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays Bas,
Portugal, Suède
L'eau courante est impropre à la consommation pour les organismes
qui ne sont pas habitués. Après une période d'adaptation de quelques
semaines et une bonne tourista carabinée, elle présente moins de
danger et peut être bue au risque d'une dysenterie de temps en
temps. Un filtrage évitera les parasites et vers. La nourriture est
généralement très cuite et ne présente aucun risque, à moins d'être
conservée et resservie. Attention aux légumes (en particulier
salade) qui sont parfois cultivés avec de "l'engrais humain", très
propice à la transmission de maladie. Toujours laver à l'eau froide
additionnée de quelques goutes de javel. Les infrastructures de
santé sont extrêmement inégales selon le budget. Le "premier prix"
est la médecine traditionnelle, pratiquée par des marabouts et
autres "sages", à base d'herbes médicinales, de mysticisme et de
versets du Coran. Au-dessus, l'hôpital public offre des prestations
de base par du personnel de qualité à petits prix à condition
d'accepter l'attente et la promiscuité. Pour des choses plus
délicates ou lourdes, la médecine privée peut proposer des
prestations moyen de gamme, le haut de gamme (scanners, chirurgie
esthétique, spécialités pointues) ne sont généralement pas
disponibles. Les pharmacies se trouvent partout et peuvent commander
sous des délais raisonnables la plupart des médicaments. Noter la
vente de médicaments génériques en présentation hospitalière (sans
emballages) à des prix plus que compétitifs. Il arrive parfois que
certains produits soient difficiles à trouver en fonction de l'offre
et de la demande internationale, car tout est importé.
Sécurité
Le Sénégal est un pays calme et sûr, mais certains points sous forte
pression occidentale développent des comportements parfois
agressifs. Citons entre autres certaines zones de l'aéroport, de
l'embarcadère de Dakar, du lac rose, ou de M'Bour. Le reste du pays
est un havre de calme et de sérénité, où on peut se promener seul en
pleine nuit sans frissonner.
Le Sénégal étant un pays résolument tourné vers ses traditions,
largement inspirées de l'Islam,
le voyageur évitera certaines pratiques, comme, par exemple pour les
dames, les seins nus sur les plages publiques. Il est aussi à noter
que les sénégalais n'aiment pas tous être pris en photo, prenez donc
garde quand vous photographiez si vous ne voulez pas passer pour une
personne irrespectueuse.
Le franc CFA (communauté financière africaine), a cours dans
plusieurs pays d’Afrique : le Sénégal, le Mali, le Niger, la Côte
d’Ivoire, le Tchad, la Guinée-Bissau, le Togo, le Bénin, la
Cameroun, la République Centrafricaine, le Gabon, le Congo et les
Comores. C’est un avantage considérable pour tout ces pays pauvres
d’avoir une monnaie commune leur permettant d’éviter les frais
d’impression et de change et empêchant la dévaluation quotidienne
dont souffrent l’ensemble des monnaies «de singe» de la plupart des
autres pays d’Afrique (Zaïre, Ghana, Sierra Léone, Liberia,
Mauritanie, Gambie, etc...) grâce à sa parité avec le Franc Français
et maintenant avec l’Euro
Les moyens de transport au Sénégal restent souvent traditionnels (charrette, pirogue),
même si de nombreux projets d'équipement sont en cours (autoroute,
nouvel aéroport).
Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays et la circulation des
marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et
la presqu'île
du Cap-Vert.
Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le
désenclavement de ces régions constitue un véritable défi.
Leur utilisation est souvent collective et le prix de la course est
généralement convenu au départ. Le taxi-brousse permet de parcourir
de longues distances à travers le pays.
Cars rapides
Abondamment
décorés et couverts d'inscriptions religieuses (Alhamdoulilah !),
ils font partie intégrante du paysage sénégalais.
Lorsqu'ils sont de couleur jaune-orange-bleue, ce sont souvent des
camionnettes Renault (GoéletteSaviem)
des années
1980, aménagées pour une vingtaine de passagers. Leur conduite
parfois aléatoire, en raison de la densité du trafic et de leur
mauvais état, leur a valu le surnom de « S'en fout la mort »,
parfois peint sur la carrosserie. On les appelle aussi
« mille-kilos » ou « 22-places ». Ils sont utilisés pour des trajets
urbains ou interurbains.
Mais il en existe d'autres, parfois des Mercedes de
couleur blanche, généralement plus confortables.
Les cars mourides,
les plus récents, assurent des lignes régulières, plutôt sur de
longues distances.
À Dakar il existe aussi un réseau de bus municipaux (DAKAR DEM DIKK).
Rail
Voulue par Faidherbe,
la ligne de chemin de fer Dakar reliant à Saint-Louis — la première
de l'Afrique
de l'Ouest — fut inaugurée le 6 juillet1885.
La gare
de Dakar et celle de Saint-Louis datent de la même période.
Dans l'intervalle, le transport de voyageurs entre Dakar et
Saint-Louis a été abandonné. Outre l'axe principal reliant la
capitale au Mali, il subsiste le dénommé Petit
train de banlieue.
En 20052,
le réseau ferroviaire comptait 906 km. Il est très concurrencé par
la route, tant pour le transport des marchandises que pour celui des
voyageurs.
Transports
aériens
En 2006,
on dénombrait au Sénégal 20 aéroports/aérodromes civils ou
militaires.
La construction d'un nouvel aéroport moderne à Diass,
à une quarantaine de kilomètres de Dakar, est en cours, l'aéroport
international Blaise Diagne. La première pierre en a été posée
par le Chef de l'État le 4 avril 2007.
Le Sénégal opère quelques aérodromes militaires, tels que la base
aérienne 160 de Dakar-Ouakam.
Se loger, manger, acheter
A Dakar et
Saint-Louis, le choix des hôtels est assez pléthorique, des guide
touristiques sur Internet vous renseigneront sur les meilleurs
établissements touristiques. A Saly, la station balnéaire la plus
courue du Sénégal, les touristes logent souvent dans des petites
résidences groupées en complexes hôteliers.
Manger
Les plats typiques sont le thiéboudieune (le riz au poisson), le
mafé et le yassa (Yassa Poulet ou Yassa Poisson) un plat alliant du
poulet ou du poisson et du riz, un peu de citron et des oignons. Il
est conseillé d'éviter les salades et autres fruits et légumes déjà
pelés.
Acheter
Pour l'achat une seule règle : le marchandage,
qui est ici un jeu.
Si vous souhaitez faire votre marché hebdomadaire, il y a le marché
de Soumbédioune, le marché Kermel (etc. situés à Dakar) où vous
pouvez acheter de bons fruits biens juteux, du bon riz parfumé sans
pour autant passer son temps à marchander. A soumbédioune, acheter
du poisson tout fraichement pêché et profiter de ses saveurs
exquises avec des plats tels que le Maafe, le Ceebu jën... En
général, le marchandage ne s'applique pas aux produits alimentaires
mais plutôt lors de l'achats de vêtements, de tableaux et statuettes
en bois et aussi pour les produits électroniques (télé...)
Histoire
Le
plus souvent la préhistoire
et protohistoire du Sénégal évoquent avant tout les cercles
mégalithiques de Sénégambie ou les amas coquilliers artificiels, tels
ceux de l'île de Fadiouth.
Pendant la préhistoire, la présence d'un peuplement assez ancien est
estimé très antérieure à l’ère chrétienne. Des bifaces en amande du paléolithique inférieur
ont été découverts dans la presqu'île du Cap-Vert, ainsi que d'autres
objets en pierre plus élaborés (hachereaux, racloirs) dans la région de Rufisque et
au bord des rivières du Sénégal oriental.
Au néolithique, l'outillage se diversifie et la céramique fait son
apparition. Les fouilles menées dans les régions côtières ont mis au
jour des restes de cuisine qui témoignent d'une importante population de
pêcheurs et commerçants (marigot de Khant dans le delta, embouchure du Saloum).
La métallurgie se développe à l'époque protohistorique (premier
millénaire avant J.-C.), où l'on retrouve des tombeaux en forme de tumulus.
Dans le centre du pays, débordant sur l'actuelle Gambie,
on trouve un ensemble de cercles de mégalithes sur
un secteur de 100 km sur 250 km. On retrouve ce type d’alignement dans
le nord est de la république
centrafricaine.
Le Djolof était un empire fondé par Ndiadiane
N'diaye, premier bourba (roi) djolof. Il avait été élu comme chef
dans ce qui allait devenir le royaume
du Oualo, au nord-ouest de l'actuel Sénégal, dans la région du
fleuve. Il avait réuni toutes les populations d'ethnie wolof pour
fonder cet empire au XIIIe siècle.
L'empire s'effondra en 1549,
avec la mort du dernier empereur du Djolof, Lélé Fouli Fak, tué par
Amari Ngoné Sobel Fall, alors chef de la région du Cayor.
Le Djolof est resté vassal de l'empire
du Mali pendant un siècle. À partir de là, les autres États
allaient, tour à tour, prendre leur indépendance jusqu'à réduire le
grand empire du Djolof aux dimensions d'une royauté dans la partie
centrale du pays. Dans la seconde moitié du XIXe siècle,
les colons français annexèrent progressivement tous les royaumes du
Sénégal. Le Djolof fut le dernier royaume annexé avec le dernier bourba
djolof, Bouna
Alboury Ndiaye, sous l'impulsion de Louis
Faidherbe.
L'islam est
introduit au Sénégal pour la première fois entre le VIIIe siècle et
le ixe siècle par
le biais des commerçants arabo-berbères. Ils diffusent pacifiquement
cette religion, initialement transmise aux Dyulas qui
convertiront par la suite les
Toucouleurs et les Sarakhollés,
lesquels la propageront partout au Sénégal. Plus tard, au XIe siècle,
les Almoravides,
aidés des Toucouleurs, tentent d'islamiser les groupes de religion
traditionnel par le Djihad.
C'est l'une des raisons qui entraîne la migration des Sérères vers le
Sine-Saloum, des Wolofs, des Peuls et
des Mandingues,
qui étaient tous concentrés au Tekrour.
L'islam se propage très tôt dans l'empire du Djolof. Mais c'est au XIXe siècle qu'il
gagne véritablement l'ensemble des populations, pacifiquement, grâce aux
marabouts tels que Cheikh
Amadou Bamba, fondateur du mouridisme, El-Hadji
Malick Sy (Tidjaniya)
ou Seydina
Limamou Laye, fondateur de la confrérie layène,
qui émerveillent les populations par leur érudition et leurs miracles.
C'est également un moyen pour les populations de s'unir et se protéger
contre les ravages que connaissent les royaumes au XIXe siècle (djihads répétés,
colonisation forcée, exactions des Tiédos).
Le XIXe siècle est
en effet marqué par la chute des royaumes, l'avancée des colons
européens ainsi que par la résistance anticoloniale, illustrée par des
personnages tels que Lat
Dior, Sidya Ndaté Yalla Diop, El
Hadj Oumar Tall, Mamadou
Lamine Dramé, Bouna
Alboury Ndiaye, Alpha Molo Balde, Maba
Diakhou Ba, Ndaté Yalla Mbodj, Moussa Molo Balde. La religion catholique se
diffuse avec les missionnaires européens à partir du xixe siècle,
en particulier au Sine et en Casamance.
La figure emblématique de la Casamance est Aline
Sitoe Diatta, une femme qui lutta contre les exactions des colons
européens, au XXe
siècle.
La colonisation
La
conquête coloniale commence dès la découverte
de ces terres en 1442 par
le navigateur vénitien
Cadamosto pour le compte du Portugal. Les Portugais se lancent alors
rapidement dans la traite
des Noirs, mais devront bientôt faire face à la concurrence des
négriers britanniques, français et hollandais à travers le Commerce
triangulaire.
Les Hollandais fondent un comptoir sur l´île de Gorée, la France établit
en 1659 celui
de Saint-Louis qui
deviendra la première capitale du Sénégal. En 1677 les
Français occupent à leur tour l'île
de Gorée (un des principaux centres du commerce des esclaves avec Saint-Louis et
le fort de l'île
James en Gambie).
La seconde République de 1848 créé
un mandat de député pour Saint Louis. L'ordre colonial s'impose avec Faidherbe,
gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 et
de 1863 à 1865 qui
jette les bases de la future Afrique
occidentale française (AOF). Respectueux des coutumes indigènes, il
étend l'influence française très au-delà du Sénégal, travaille à
développer l'économie locale et créé le port
de Dakar. La Troisième république accorde le statut des quatre
communes à St louis, Gorée, Dakar et Rufisque, puis, sous
l'influence du député noir Diagne une
citoyenneté pour les habitants de ces communes en 1916 qui
envoient des conscrits pendant les deux conflits mondiaux (les tirailleurs
sénégalais). En 1919, certains troubles agitent Dakar. Le
tirailleur Cheikou
Cissé, né au Soudan et
blessé pendant la guerre, est condamné à la peine
de déportation perpétuelle et envoyé au bagne
de Nouvelle-Calédonie. Mort en 1933, il a fait l'objet d'une lutte
de la part des milieux anticolonialistes français (dont le Secours
rouge international et la SFIC communiste).
En janvier 1959,
le Soudan
français (actuel Mali)
et le Sénégal fusionnent pour former la Fédération
du Mali, qui devient complètement indépendante le 20juin1960.
Cette indépendance est la conséquence des transferts de pouvoirs
convenus dans l'accord signé en France le
4avril1960.Cette
date est considérée comme le jour officiel d'accession du Sénégal à
l'indépendance.
Indépendance
Le 20août1960,
le Sénégal se retire de la fédération du Mali et proclame son
indépendance.
Le Sénégal et la Gambie s'unissent
en 1982 pour
former la Confédération
de Sénégambie, mais celle-ci ne fut que théorique et n'a jamais été
mise en application. Elle est finalement dissoute en 1989.
Un autre foyer de conflit entre des Casamançais et la Guinée-Bissau s'est
développé en avril 2007.
En 1989, la Mauritanie et le Sénégal ont rejeté
violemment et respectivement les communautés du pays voisins alors
que la plupart étaient nés depuis longtemps dans leur nouveau pays
d'adoption et s'étaient bien implantés dans le tissu social et
économique. Selon le HCR, des réfugiés sont toujours établis le long du
fleuve Sénégal. En 2007, le président de la Mauritanie a déclaré lors de
sa campagne, être en faveur du retour de ses compatriotes vivant au
Sénégal et au Mali contre leur gré.