La Mauritanie,
officiellement la République islamique de Mauritanie,
est un pays d'Afrique
de l'Ouest.
Elle est située sur la côte nord-ouest du continent et
se situe entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et
17 degrés de longitude ouest.
Elle possède
une côte de 600 km donnant sur l'océan
Atlantique s'étirant
de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord. Au nord,
elle est limitrophe de l'Algérie,
du Sahara
occidental (majoritairement
contrôlé par le Maroc depuis
1975), du Mali à
l'est, et du
Sénégal au
sud.
La
Mauritanie constitue un point de passage entre l'Afrique
du Nord et
l'Afrique
noire.
Elle est peuplée de Mauresarabo-berbères originaires
du nord du continent (Blancs Bidanes ou noirs Haratines),
de Peuls, Wolofs, Soninkés.
Les « Haratines » sont des descendants d'esclaves noirs
venant de différents pays d'Afrique sub-saharienne ;
Le nom
dérive de la Maurétanie romaine
qui concernait la partie nord du Maghrebactuel.
La capitale de l'actuelle Mauritanie est Nouakchott.
Le terme
« Mauritanie occidentale », appliqué en décembre 1899
par Xavier
Coppolani
à une partie de l’ « ensemble mauritanien », supplante
progressivement d’autres noms : le « Chinguett » connu
de l’orient arabe, le « Sahara
occidental »
des explorateurs européens ou Trab el Bidhane des
populations locales.
Le pays a,
de tous temps, été une terre de brassage et d’échanges.
La
Mauritanie est un pays de l'Afrique du nord-ouest. Sa
superficie est de 1 030 700 km².
Elle possède
des frontières avec l'Algérie 463 km,
le Sahara
occidental 1 561 km, le Mali2 237 km et
le Sénégal.
Celles-ci ont été tracées par les colonisateurs
français, ce qui explique les lignes droites sauf pour
le fleuve Sénégal qui constitue une frontière naturelle
entre la Mauritanie et le Sénégal. Elle est bordée à
l'ouest par l'océan Atlantique 700 km.
La
Mauritanie se divise en quatre régions naturelles :
Le long de la côte atlantique s’étend un grand désert
sablonneux, le Sahara.
La région centrale est parsemée de plateaux escarpés : à
l’est s’ouvrent de larges cuvettes dunaires.
Le fleuve
Sénégal a creusé une vallée le long de la
frontière sud du pays.
La Mauritanie est également traversée par le Karakoro.
L'est est
constitué de zones de pâturage alors que le sud
constitue la zone agricole grâce aux alluvions du fleuve
Sénégal.
La majorité
du territoire se trouve dans le désert du Sahara avec
des plaines et des reliefs peu accidentés avec quelques
regs (roches). Pourtant au Nord, il existe de hauts
plateaux avec un sommet à 915 m d'altitude : le mont Kédia.
Dans le centre du pays, la cuvette du Hodhest
bordée au sud-est par des plateaux gréseux (Adrar, Tagant).
La façade maritime a une longue bande de dunes de sable.
Les langues
sont inscrites dans la Constitution à l'article 6.
La langue officielle est l'arabe.
À noter qu'il existe l'arabe littéral et l'arabe
dialectal local : l'Hassaniyya.
Les langues nationales sont l'arabe,
le peul,
le soninké et
le wolof.
Selon
l’article 306 du Code pénal mauritanien, tout musulman
qui apostasie,
sans se repentir dans un délai de trois jours, est
passible de la peine de mort.
Voici une
liste non exhaustive de plusieurs sommités de la
jurisprudence malikite :
Murabit al-Haj est l'auteur de la première reference de
malikisme en terre mauritanienne
Abdul Rahman bin Salek bin Fahfu al-Shinqiti
Abdullah bin Bayyah
Muhammad al-Amin al-Shanqiti
Muhammad ibn al-Hasan al-Shinqiti
Salek bin Siddina
Abdallah ould Hajj al alawi l'auteur du traité sur les
sources de la jurisprudence(uçul) Nasrul bunud d'
Muhammad Salim al-Addud
Ahmed bin Muhammad bin al-Mukhtar al-Shanqiti l'auteur
de Muwahib al-Jalil min Adilat Khalil.
Traditions
Le mariage
unit non seulement deux individus mais aussi deux
familles, deux ethnies. Par le passé, les enfants
étaient désignés pour le mariage dès leur berceau.
Parvenus à l'âge adulte, nul ne songe à décevoir les
parents, la communauté. Une dot est fixée lors d'une
réunion entre les parents.
Après le
mariage, la mariée tente de se cacher avec ses amies. Si
le marié ne la retrouve pas, il paie une rançon au camp
adverse. Après la nuit de noce, le marié montre le
dessous tâché de sang en guise de témoignage de la
virginité de la jeune épousée.
Mais
actuellement, l'évolution de la société mauritanienne
fait que beaucoup de ces pratiques disparaissent surtout
dans les villes.
Visa et Passeports
Si vous êtes
ressortissant français, vous avez besoin d'un visa
d'entrée pour la Mauritanie.
Vous pouvez
remettre directement votre dossier à Action-visas - 10 /
12 rue du Moulin des Prés, 75013 Paris - Tél
01.45.88.56.70 ou l'envoyer par la poste en Lettre
Recommandée ou via un transporteur "en express" si cela
est urgent.
ATTENTION :
Vous devez pouvoir justifier d'un titre de transport
Aller/Retour ou de Continuation (avec visas ou permis de
séjour pour le pays de retour ou de continuation si
nécessaire)
La brève
colonisation de la Mauritanie peut être présentée par
cette chronologie :
1902 : début
de la pénétration coloniale.
1903 : la Mauritanie est dite « protectorat des pays
maures ».
1904 : elle devient territoire civil.
1920 : la Mauritanie est décrétée colonie française.
1934 : fin de la résistance armée.
1945 : la Mauritanie est territoire d’outre-mer de
l’union française.
1957 : la Mauritanie bénéficie de la loi cadre (dite loi
Deferre).
1958 : autonome, la République islamique est proclamée
le 28 novembre.
1960 : le 28 novembre, l’indépendance nationale est
octroyée en vertu des accords franco-mauritanien de
restitution de souveraineté.
Les
Portugais avaient déjà eu des contacts avec les
habitants du banc d'Arguin. Le commerce de la gomme au
nord du Sénégal se développe. Le fort Portendick au nord
de l'estuaire du fleuve Sénégal ainsi que la vallée du
Sénégal deviennent une région servant de base à
l'expansion économique des colonies.
Faidherbe
considère que les émirats sont source d'insécurité et
commence d'abord par annexer l'empire du Oualo avant de
conquérir l'autre rive du fleuve. Les peuples maures du
Trarza tentent d'instaurer une paix entre les tribus
mais dès 1899 l'administrateur Coppolani instituera une
Mauritanie occidentale tout en reconnaissant en 1900 les
intérêts des espagnols établis au cap blanc.
Le
protectorat français s'impose aux émirats. La forte
résistance du nord est combattue par les français qui
s'établissent dans l'Adrar en 1908 puis du Hodh en 1911.
Les frontières sont fixées suite à un accord
franco-espagnol. En 1920, la Mauritanie devient une des
colonies de l'Afrique
occidentale française (l'AOF). 1934 est
l'année qui sonne le glas de la résistance puis 1936
sera l'achèvement de l'occupation militaire de la
Mauritanie.
Il n'y aura
pratiquement pas de développement du pays et juste une
domination militaire en se servant des chefs
traditionnels afin de sécuriser le territoire (les
aménités entre les différentes tribus seront utilisés
avec profit par les français). Ce sera Saint-Louis
du Sénégal — capitale de l'AOF et du Sénégal
— qui sera donc la capitale administrative de la
Mauritanie. Il faudra attendre l'indépendance pour voir
s'ériger des installations portuaires ou des aéroports.
Durant cette période, les populations nomades deviennent
de plus en plus pauvres.
Novembre
1945, les sénégalais Lamine
Gueye et Léopold
Sédar Senghor sont députés de la
circonscription qui réunissait le Sénégal et la
Mauritanie.
En 1946, la
Mauritanie accède au statut de territoire d'outre-mer et
le 10 novembre 1946, Ahmeddou Ould Horma Ould Babana
devient le premier député mauritanien. Cela permet dès
1948, le développement d'une élite et de partis
politiques. La loi-cadre Gaston Deferre du 23 juin 1956
permettra la création d'un pouvoir exécutif local dont
la mise en place sera confiée à un avocat Mokhtar
Ould Daddah.
Fêtes
et santé
Fêtes et jours fériés
Date
Nom français
Nom local
Remarques
28 novembre
indépendance
LISTIKLAL
Dans le sud du pays
(région du fleuve Sénégal), certains vaccins sont
obligatoires : fièvre jaune et tétanos. Ceux qui sont
fortement conseillés: les hépatites ou la poliomyélite.
Le pays peut connaitre des épidémies de cholera, il
appartient donc aux voyageurs d'être très vigilants. Un
traitement antipaludéen est indispensable dans la région
du fleuve Sénégal. Nouakchott et le nord du pays ne sont
pas en zone à risque
Transports
En
avion
Il existe
des vols charter depuis la France vers Atar pour 395€
a/r et des vols réguliers depuis l'Europe vers
Nouakchott pour bien
plus.
Temps moyen
de vol depuis PARIS : +/- 06h00
Des compagnies aériennes régulières desservent le pays
en vols directs vers Paris puis
le reste de l'Europe:
AIR MAURITANIE (MR) n'existe plus depuis 2007
AIR FRANCE (AF)
Avec escales:
ROYAL AIR
MAROC (vers l'Europe via Casablanca pour 650 €)
En
voiture
On peut se
rendre en Mauritanie par la route depuis:
Le Maroc par Guerguerat.
Celui de Gueltat
Zemmour reste fermé côté marocain.
A l'heure
actuelle les bus ne circulent pas, bien que CTM (la
compagnie de bus nationale Marocaine) ai prévu d'ouvrir
une liaison depuis Dakhla jusqu'à Nouakchott à
la fin de l'année.
Pour
l'instant il faut faire du stop auprès de ceux qui
s'apprêtent à franchir la frontière depuis Dakhla (la
plupart passe par le Camping Moussafir juste au nord de
Dakhla) ou bien en payant le passage auprès d'agents
Mauritaniens que l'on trouvera en face du premier poste
de contrôle. On peut les trouver en face du premier
point de controle au nord de Dakhla, le tarif pratiqué
en ce moment est de 250-300 Dhs (negociable). Il est
préféré de partir tôt car le voyage prends presque toute
la journée.
Voir aussi,
dans l'autre sens, la page Arriver
au Maroc depuis la Mauritanie.
On peut
prendre un taxi brousse depuis Dakar ou St
Louis (entres autre) jusqu'à Rosso,
ou le ferry assure le passage de la rivière Senegal, et
de là un taxi brousse vers Nouakchott. Il existe
d'autres points de passage depuis le Sénégal dont le
Diama dam juste qu'nord de St Louis, les transports
publiques suivent également cet itinéraire.
Il y a de
nombreuses lignes Bamako-Nouakchott,
qui partent le matin vers 7h. Les jours de départ
dépendent des compagnies. En juillet 2008, deux
compagnies "recommandables", Bani Transport et Gana
Transport, partaient de Bamako, respectivement les
mercredis et samedis pour Bani, les jeudis pour Gana. La
STV est aussi une compagnie fiable.
Il
semblerait sinon qu'on puisse relier Kayes à Selibabi,
et passer la frontière sud en plusieurs endroits.
Circuler
Des
transports en commun relient les différentes villes.
Néanmoins si vous voulez réellement profiter de la
Mauritanie, louer un 4x4 est presque obligatoire et pas
si cher si vous partagez les frais.
Les taxi
brousse relient la plupart des villes. Pour se déplacer
le moins cher est d'emprunter les pick-up ou les
minibus, suivies par les Peugeot 504 et enfin les
voitures particulières qui sont les plus onéreuses.
En
train
On peut
emprunter le train qui circule dans le désert entre
Nouadhibou, Choum (pour Atar), Fderik et Zouerat, et de
nombreux arrêts moins importants peuvent se faire tout
le long. Circuler dans les wagons qui transportent le
minerai de fer est gratuit, et les wagons de passagers
(seulement un train par jour) sont d'un coût
insignifiant.
Musique
La diversité
de la musique malienne met en valeur la diversité
culturelle du Mali. On peut ainsi trouver différents
styles musicaux comme les chansons de chasseurs,
la musique du wassoulou,
les griots,
etc.
La musique
malienne est surtout connue à travers des célébrités
comme Amadou
et Mariam Bagayogo, le "couple aveugle" qui a
chanté « beaux dimanches à Bamako », Ali
Farka Touré le double nominé aux
grammy
awards, Salif
Keïta, Habib
Koité, le jeune Baba
Salah, Mama Sissoko qui fut même plagié par
le célèbre chanteur américain Carlos
Santana et dont l'affaire fut porté devant la
justice américaine en 2005,Oumou
Sangaré, Oumar Koïta qui est naturalisé
allemand et bien d'autres
La musique
Dogon est bien souvent l'oubliée de ce patrimoine très
riche. Cette musique Dogon est diverse et variée. Elle
est étroitement associée aux différents rites: mariages,
funérailles, etc. La jeune chanteuse
Déné
Issébéré est l'emblème de cette culture
musicale Dogon aussi bien au Mali qu'en dehors des
frontières maliennes.
En plus
d'elle, il y a le célèbre reaggaman Koko Dembélé qui a
composé beaucoup de titres en langue dogon.
La Mauritanie indépendante
Le
référendum de 1958 permettra la création, en 1959, de la
Constitution mauritanienne de type régime parlementaire.
L'indépendance sera proclamée le 28 novembre 1960. Le
pays est reconnu officiellement par l'Organisation des
Nations unies le 27 octobre 1961 et devient membre
fondateur de l'OUA en 1963.
Mokhtar
Ould Daddah (1960-1978)
Reprendre
l'œuvre inachevée de l'unification des diverses ethnies
est l'objectif premier de cette jeune république. Son
président Mokhtar Ould Daddah devra s'imposer face aux
dissensions internes et l'influence de ses voisins
telles que le Maroc ou l'Algérie. En août 1966, il est
réélu à la présidence. Il sera confronté à une
contestation syndicale marxiste et maoïste qui finira
par intégrer l'unique parti au pouvoir quelques années
plus tard en 1975.
Le partage
du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie va
générer de graves crises pour le pays. Le conflit avec
le front
Polisario soutenu par l'Algérie plonge la
Mauritanie dans une misère noire (et une famine à cause
de la sécheresse de 1978). Malgré le soutien de l'armée
française basée à Dakar en décembre 1977, les attaques
de villes dans le nord et même de la capitale de
Nouackchott par le front polisario ont fini par pousser
les militaires mauritaniens à déposer le président
Mokhtar Ould Daddah en 1978.
Moustapha Ould Mohamed Saleck, Ahmed Ould Bouceif et
Mohamed Khouna Ould Haidalla (1978-1984)
Le 10
juillet 1978, le lieutenant-colonel Moustapha
Ould Mohamed Saleck accède au pouvoir. Le
Comité militaire de redressement national signe un
cessez-le-feu avec le front Polisario. Ce nouveau
dirigeant, en proie à des luttes intestines, est
remplacé le 6 avril 1979, par le lieutenant-colonel Ahmed
Ould Bouceif. Un Comité militaire de salut
National est créé. Mort suite à un accident d'avion, il
est remplacé le 2 juin 1979, par le colonel Mohamed
Khouna Ould Haidalla qui signe avec le front
polisario et se retire du Sahara occidental. Divers
putshs sont déjoués tandis que l'opposition ne cesse de
se développer.
Maaouiya
Ould Sid'Ahmed Taya (1984-2005)
Le 12
décembre 1984, le colonel Maaouiya
Ould Sid'Ahmed Taya, chef d'état major des
armées — Premier ministre (1981-1984) et ministre de la
défense — accède au pouvoir par un coup d'état avec
l'aide du Comité militaire de salut national dont il est
président. Il libéralise l'économie, permet
l'organisation des élections au niveau régional et
départemental. En 1991, il proclame une nouvelle
Constitution, instaure le multipartisme et créé le Parti
républicain démocratique et social (PRDS). En 1992, il
est élu président de la République et est réélu en 1997,
malgré de fortes contestations sur l'état des libertés
dans le pays. Crise économique et corruption empêcheront
le processus de démocratisation d'arriver à sa fin.
Ely Ould
Mohamed Vall (2005-2007)
Le 3 août
2005, l'armée, au travers du Conseil militaire pour la
justice et la démocratie (CMJD), prend le pouvoir pour,
officiellement, « mettre fin au régime totalitaire du
président Taya et mettre en place de véritables
institutions démocratiques ». Ce putsch eut lieu alors
que le président était sur le chemin du retour de Riyad
où il avait assisté la veille aux funérailles du roi
Fahd d'Arabie saoudite. Après un cours séjour au Niger
et en Gambie, ce dernier se réfugia au Qatar où il
obtint résidence permanente.
Le nouvel
homme fort du pays, le colonel Ely
Ould Mohamed Vall, a été l'un des plus
fidèles compagnons de route du président déchu. En
effet, responsable de la Sûreté nationale (police
mauritanienne) pendant 18 ans, il était à la base de
toutes les politiques de répressions successives. Le 21
avril 2006, il autorise l'ex-président Maaouiya Ould
Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui
interdisant toutefois de participer aux élections
prévues dans le cadre d'une transition démocratique
jusqu'en 2007. L'ex-président Maaouiya Ould Taya n'a
toutefois pas regagné la Mauritanie.
Conformément
à ses engagements formulés lors de sa prise de pouvoir,
Ely Ould Mohamed Vall ne s'est pas présenté à l’élection
présidentielle de mars 2007, ainsi que tous les
militaires qui avaient participé au coup d'État. Aucun
des candidats en lice n'avait pu obtenir 50 % des
suffrages lors du premier tour. Un second tour a eu lieu
le 25 mars 2007.
Sidi
Mohamed Ould Cheikh Abdallahi (2007-2008)
Le nouveau
président de la République élu lors de ces élections
est Sidi
Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Il prête
serment le 19 avril 2007. C'est le premier civil, depuis
près de 30 ans, élu démocratiquement sans fraude massive
depuis l'indépendance de la Mauritanie. Un vent d'espoir
souffle sur le pays : les médias sont plus libres et de
nouvelles organisations politiques sont acceptées dont
un parti islamiste. Mais des émeutes à cause de la
baisse du pouvoir d'achat et l'augmentation de
l'insécurité dans le pays affaiblissent le pouvoir du
président
Le Premier
ministre est Zeine
Ould Zeidane mais le 6 mai 2008, il annonce
sa démission ainsi que celle de tout son cabinet5.
Le 11 mai 2008, le Premier ministre Yahya Ould Ahmed
Waghf forme son premier gouvernement d'ouverture avec
des personnalités de l'entourage du président déchu, ce
qui sera peu apprécié par les militaires qui étaient à
l'origine du putsch de 2005 sans oublier l'entrée de
deux membres islamistes. Trois femmes dont deux du
précédent gouvernement rejoignent ce cabinet. Mais une
motion de censure est déposée par des députés, le 30
juin 2008. Cette motion n'aboutira pas puisque le
gouvernement démissionnera.
Après trois
semaines de crise constitutionnelle, le Premier
ministre, reconduit dans ses fonctions, compose un
nouveau cabinet renouvelé par moitié mais sans ouverture
vers l'opposition ni vers la deuxième force politique du
pays qui faisait pourtant partie de la majorité
présidentielle. Les anciens membres du gouvernement qui
semblaient être source de conflit entre le président
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et les militaires ont
été écartés afin de permettre le retour à un apaisement
mais les membres inconnus du public semblent susciter
encore des interrogations.
Mohammed
Ould Abdel Aziz (2008)
Lors du coup
d'État militaire du 6 août 2008, le président
de la République et le Premier ministre sont arrêtés et
déposés suite au renvoi de quatre des plus importants
officiers militaires du pays. Le rapporteur de la
présidence annonce que le président Sidi Ould Cheikh
Abdallahi est détenu dans le palais présidentiel de
Nouakchott. Le nouveau maître du pays est le général
Mohammed Ould Abdel Aziz, il préside un Haut Conseil
d'État et promet de rapides élections présidentielles.
Le 13 août 2008, il nomme un nouveau Premier ministre,
Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.