Le Maroc (المغرب) "Al Maghrib"
en arabe, qui signifie en français « le Couchant » ou « l’Occident »),
ou plus complètement Al-Maghrib Al-Aqsa (المغرب الاقصى qui signifie « le
Couchant Lointain » ou « l’Extrême OccidenteMaghreb et royaume du
Maghreb, c'est-à-dire le Maroc.
Le Maroc est situé à la pointe nord-ouest du continent africain. D'une superficie de 458.700 km2 (710.000 km2 en incluant le Sahara occidental), il est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique (2934 km de côtes), au nord par la Méditerranée (512 km de côtes) et n'est séparé de l'Espagne que par les 14 km du détroit de Gibraltar. Il a des frontières terrestres communes avec l'Algérie (1350 km) à l'est, la Mauritanie (650 km) au sud. Héritées de la colonisation espagnole d'une partie du pays, les enclaves de Ceuta et de Melilla sont situées sur le littoral méditerranéen. On distingue trois groupes de régions : - quatre chaînes montagneuses : au nord, une chaîne peu élevée, le Rif, borde le rivage méditerranéen. Un couloir montagneux, la trouée de Taza, le sépare d'une autre chaîne, le Moyen-Atlas, qui s'étire du nord-est au sud-ouest. Plus au sud, la chaîne du Haut-Atlas dont le Toubkal est le point culminant à 4165 m, s'étend jusqu'à l'Atlantique et se raccorde à l'Anti- Atlas par le massif du Djebel Siroua ; - les plaines (du Haouz et du Tadla) et les plateaux (de la Meseta) constituent le Maroc atlantique; - les plateaux arides à l'Est.
Les principaux cours d'eaux se déversant dans l'Atlantique sont le Sebou et l'Oum er Rébia. Seule la Moulouya se jette dans la Méditerranée. Tous connaissent un régime de crue qui les rend non navigables, mais ils sont utilisés pour l'irrigation.
Le Maroc est particulièrement riche en sites touristiques. La plupart des villes du Maroc offrent un patrimoine architectural, culturel et folklorique très varié, ainsi que le spectacle permanent des nombreuses activités artisanales (notamment à Fès et Marrakech). Beaucoup font l'objet d'études archéologiques : ruines romaines de Volubilis, Ville Sainte de Moulay-Idriss, Rabat (Chellah, Lixus, Banassa, Tamusida), Marrakech, ville impériale aux grandes richesses architecturales ; fortifications portugaises d'El Jadida (anciennement Mazagan) ; palais, souks et mosquées de Fès. A noter le célèbre festival folklorique de Marrakech en mai et juin. Par ailleurs toutes les régions offrent des sites naturels d'une grande diversité. Le Sud offre des paysages magnifiques dans le Haut-Atlas, l'Anti-Atlas, aussi bien que dans le désert ou la riche vallée du Souss. A partir de Marrakech, de très nombreuses excursions peuvent être effectuées en direction de la Vallée de l'Ourika, dans le Haut-Atlas vers Ouarzazate ou le Moyen-Atlas (Cascades d'Ouzoud, Pont d'Imni Fri, Demnate).
A visiter : Marrakech, Rabat, Meknès et Fès, El Jadida, Taroudant, Tafraoute, Tiznit, Tata, Erfoud et Ouarzazate. La vallée du Draa est magnifique en particulier au printemps quand les amandiers sont en fleurs.
Conditions générales
Les rapports entre Français et Marocains sont en général bons et la tradition d'hospitalité des Marocains est légendaire. Il convient évidemment d'observer les us et coutumes locales, variables d'une région à l'autre, mais ressortissant néanmoins des principes fondamentaux de la religion musulmane. Il convient, pour les femmes, d'adopter le port du pantalon et de la robe au-dessous du genou, et à la plage de porter un maillot de bain une pièce. A noter que les jours hebdomadaires de congé sont le samedi et le dimanche, contrairement aux autres pays arabes. Bien que le Maroc soit occidentalisé, on ne peut acheter d'alcool, et encore moins en consommer en public pendant le Ramadan. Il convient particulièrement durant cette période d'adopter des tenues vestimentaires décentes. A part la Grande Mosquée de Casablanca, il est interdit aux non-musulmans d'entrer dans les mosquées. La vente et la consommation de stupéfiants sont strictement interdites. Le délit est sévèrement puni par la loi, et les contrôles de police sont fréquents et rigoureux. L'homosexualité et la pédophilie sont considérés comme des délits. Les relations hétérosexuelles hors mariage sont punies par la loi.
Les conditions de sécurité sont globalement bonnes. Il vaut mieux cependant éviter de se promener à pied avec des bijoux ou un sac le soir dans les centres-villes ou les quartiers périphériques des agglomérations, les signes extérieurs de richesse pouvant entraîner des risques de vols à la tire. Il est recommandé de prendre un taxi.
La population marocaine est composée principalement de Berbères (les plus anciens habitants connus dans le pays) et d'Arabes, ces derniers arrivés au VIIème siècle et surtout aux XIIIème et XVème siècles. Les Berbères se trouvent plutôt dans les zones montagneuses et rurales, les Arabes sont majoritaires dans les zones urbaines.
2500 km séparent Paris de Rabat et 3000 km d'Agadir.
Décalage horaire (par rapport à Paris) : - en été, 2 heures de moins. - en hiver, 1 heure de moins.
Langues et Religions
L'islam, de rite sunnite malékite, est la religion d'Etat. Le roi du Maroc, descendant du prophète Mahomet, est Commandeur des Croyants. La population marocaine est musulmane dans sa quasi totalité. Les chrétiens ne représentent qu'environ 1% de la population et les juifs 0,2%. Seules les religions "révélées" dites "du Livre" (l'islam, le christianisme et le judaïsme) sont autorisées.
Le dialecte
arabe du
Maroc est la darija ou arabe
marocain,
langue maternelle des marocains arabophones (environ 60 % de
la population54),
couramment parlée dans la rue et la vie quotidienne et pratiquée
également par les berbérophones dans
leur grande majorité.
Le tamazight n'est pas
reconnu comme langue officielle, cependant le 17 octobre 2001 le roi
Mohammed VI a créé l’Institut
royal de la culture amazighe (IRCAM)57,
régi par le dahir royal no 1-01-299
et qui a pour vocation de donner avis « sur les mesures de nature à
sauvegarder et à promouvoir la langue et la culture amazighes dans
toutes ses formes et expressions ».
Français et
autres langues
Le français,
bien qu'il ne soit pas officiel, reste la langue de travail de
beaucoup de ministères marocains et est la langue officieuse des
domaines comme l'économie, les études supérieures scientifiques et
techniques, entre autres. Il est enseigné dans les écoles primaires,
collèges et lycées, dans toutes les universités et dans les écoles
supérieures.
L'espagnol reste
pratiqué dans le nord du pays et dans le Sahara, du fait de
l'ancienne présence espagnole. Le nombre d'anglophones au Maroc est
encore faible aujourd’hui, mais l’apprentissage de l’anglais est de
plus en plus privilégié par les jeunes Marocains en plus de
l’italien et de l’allemand.
Fêtes fixes 1er janvier : Jour de l'An 11 janvier : Célébration de la Déclaration d'Indépendance 1er mai : Fête du Travail 30 juillet : Fête du Trône 14 août : Allégeance au Wadi-Eddhahab 20 août : Jour de la Révolution du roi et du peuple 21 août : Fête de la jeunesse 6 novembre : Anniversaire de la "Marche Verte" 18 novembre : Fête de l'Indépendance Fêtes mobiles Aïd el Fitr : Fin du Ramadan (2 jours) Aïd el Kebir : Fête du Sacrifice (2 jours) Aïd el Mouloud : Naissance du Prophète Nouvel an musulman
La plupart des sports peuvent être pratiqués aisément au Maroc. Il existe de nombreux clubs sportifs dans la plupart des disciplines, notamment tennis, équitation, golf, gymnastique, cyclisme, sports nautiques, escalade, ski, chasse, pêche ... Il est possible de trouver l'équipement sur place. Les sports collectifs se pratiquent au sein de clubs privés marocains (tarif assez élevé). Le golf club de Dar es Salam à Rabat est très renommé. Les rencontres sportives sont nombreuses tant au niveau national qu'international (football, golf, tennis, équitation, planche à voile). Les plages sont très agréables mais la grande majorité ne sont pas surveillées et la plus extrême prudence est à observer pour les baignades, même sur les plages surveillées, en raison de la force des marées et des courants. La pratique du ski nautique est dangereuse, de même que celle du surf. En hiver, il est possible de faire du ski à Ifrane (250 km de Rabat) et à Oukaimeden (350 km de Rabat). Location de skis et chaussures sur place.
Les salles de cinéma sont nombreuses, de confort variable. Certaines proposent des films européens et américains récents. Les salles de théâtre sont peu nombreuses. Les pièces sont uniquement en arabe, parfois des traductions d'oeuvres françaises. Des concerts sont donnés essentiellement dans le cadre de festivals d'été (à Fès et Meknès notamment). Des artistes étrangers de passage donnent plusieurs fois par an des concerts à Rabat au théâtre Mohammed V et à l'auditorium du Ministère des Affaires Culturelles. Les expositions d'arts plastiques ou de photographies présentées régulièrement dans les galeries ou les grands hôtels sont presque exclusivement consacrées à des artistes marocains. La télévision marocaine dispose de deux chaînes nationales : TVM, chaîne en arabe (pour les deux-tiers) et en français et 2M, ex-chaîne privée semi-cryptée nationalisée en 1996, qui émet désormais en clair et assure la diffusion de Canal Horizons. D'une façon générale, les Marocains jouissent d'une totale liberté de réception par satellite. La pêche en mer est libre et autorisée toute l'année, celle en rivières et en lacs nécessite un permis (s'adresser à la Délégation du Ministère des Eaux et Forêts). Les saisons d'ouverture sont déterminées chaque année, selon le lieu.
Santé
Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée du pays pour un voyageur en provenance de France. Les vaccinations suivantes sont conseillées : - pour les adultes : mise à jour des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite ; vaccinations contre la typhoïde, le choléra, l'hépatite A, l'hépatite B. - pour les enfants : vaccinations recommandées en France par le Ministère de la Santé et en particulier B.C.G. et hépatite B dès le 1er mois, rougeole dès l’âge de 9 mois. Hépatite A possible à partir d'un an. Typhoïde à partir de 5 ans.
Boissons La distribution d'eau potable est assurée dans toutes les grandes villes et certains villages, mais il est recommandé de boire de l'eau minérale. On trouve de l'eau minérale locale et importée, en bouteille capsulée. La consommation d'alcool est autorisée pour les étrangers, mais interdite aux Musulmans. Alimentation L'approvisionnement est varié aussi bien pour les fruits et légumes que pour les viandes et poissons. Il vaut mieux éviter de consommer les aliments crus et laver soigneusement fruits et légumes. Des règlements sanitaires sérieux concernant l'hygiène des marchés, restaurants, ou boutiques, ou encore l'abattage de la viande, ne sont pas toujours appliqués. On trouve de nombreuses marques de lait pour les nourrissons et des aliments pour les enfants tels que les "petits pots", mais très chers, en grande surface et en pharmacie dans les grandes villes. Médicaments On trouve facilement les médicaments dont on a besoin. Pour des médicaments non commercialisés au Maroc, il suffit de demander une autorisation d'importation au service de la pharmacie du Ministère de la Santé, à partir d'une ordonnance justificative précise.
Les cliniques privées sont bien équipées à Rabat et à Casablanca, plus limitées dans les autres villes. Des organisations médicales locales peuvent répondre aux urgences : - à Casablanca : SEMU (022.44.20.20) et SAMU (022.25.25.25) - à Rabat : SOS Médecin (037.20.20.20) - à Agadir : SOS AMU (048 82 88 88).
Le coût d'une intervention chirurgicale simple (appendicite, par exemple) est de l'ordre de 7 à 8000 Il est recommandé d'éviter les séjours dans les hôpitaux publics, et de leur préférer les cliniques privées. En cas d'intervention chirurgicale grave, il est préférable de prévoir le rapatriement vers la France.
Attention aux moustiques et aux scorpions dans le Grand Sud.
Comment s'habiller
Il n'est pas indispensable de prévoir une garde-robe avant son départ, sauf exigences particulières. On trouve vêtements et chaussures sur place, même si le choix est plus limité qu'en France. Les prix sont équivalents ou inférieurs à ceux de France, les prix des articles importés sont plus élevés qu'en France. Il existe de très bons tailleurs et couturières.
Monnaie et Change
L’unité monétaire est le dirham.
Les cartes de paiement de type Visa, Eurocard/Mastercard sont acceptées dans les lieux touristiques, les restaurants, les supermarchés, les hôtels, les sociétés de location de voiture.
Transports
Deux compagnies aériennes (Air France, Royal Air Maroc) assurent un service régulier Paris-Rabat (2 vols par jour - durée : 2h45), Paris-Casablanca (plus de 10 vols - durée : 2h15), Paris-Marrakech (vol quotidien). Il existe également des liaisons entre les autres villes françaises et les grandes villes marocaines, une ou plusieurs fois par semaine, avec ou sans escale. Par la route, il faut compter 48 heures environ en passant par l'Espagne et en traversant le Détroit de Gibraltar . Par bateau : une compagnie maritime (la COMANAV) assure un service régulier par paquebot-ferry (deux fois par semaine en été, une fois par semaine en hiver) entre Tanger et Sète. La durée du voyage est de 36 heures.
Les liaisons intérieures sont assurées soit par avion (lignes sur Agadir, Marrakech, Fès, Tanger, Oujda, Ouarzazate, au départ de Casablanca et Rabat), soit par chemin de fer (il existe trois lignes principales : Tanger-Rabat, Casablanca-El jadida-Marrakech et Kenitra-Oujda). Le réseau d'autocars est assez dense mais ceux-ci sont parfois vétustes et peu fiables. En ville, les bus municipaux sont bondés et irréguliers.
Le Maroc comptait en 2007 68 550
kilomètres de routes dont 69 % étaient goudronnées. Le réseau
routier est généralement considéré comme de qualité satisfaisante
bien qu'étroit et partiellement surchargé. Le PNRR2 (Programme
national de routes rurales) envisage la construction de 15 500
kilomètres de routes rurales supplémentaires à l'horizon 2015 afin
de faire passer le taux de désenclavement rural de 54 % à 80 % à
cette même échéance.37.
La consolidation du réseau
de voies rapides est
considérée comme une priorité nationale. Avec 665 km effectivement
praticables, il est déjà un des plus dense en Afrique. À l'horizon 2015,
il devrait compter 1 804 km et desservir les villes d'Agadir et Oujda,
respectivement 6e et 7e ville du pays.
Le développement des
infrastructures routières au Maroc devrait aussi passer par le
renforcement du réseau
de voies express,
alternatives intéressantes aux autoroutes puisque
moins coûteuses. Le réseau qui ne comporte à l'heure actuelle
que 333 km de voies en service devrait être étendu à plus
de 960 km d'ici 2012,
permettant ainsi de relier des villes telles que Tiznit, Essaouira, Ouarzazate (via Taroudant à
l'horizon
2015)
ou encore Nador (avant
que cette dernière ne soit reliée par Autoroute et
chemin de fer à Taourirt).
A contrario, le chemin
de fer a longtemps pâti au Maroc du manque de volontarisme de la
part des pouvoirs publics. L’ONCF, entreprise
publique chargée
de l’exploitation du réseau
ferroviaire marocain
semble cependant avoir repris son destin en main. Les
infrastructures actuelles (1 907 km au total dont 1 022 km de ligne
électrisée et 600 km en double voie, le reste étant en voie simple)
devraient être augmentées de deux lignes de TGV :
Il existe deux sortes de taxis : - les "petits taxis", très peu onéreux, sont de petites berlines qui ne peuvent charger que 3 personnes et n'ont pas le droit de s'éloigner à plus de 10 km du centre des villes. Chaque ville a sa couleur de "petits taxis" ; - les "grands taxis" sont de grosses berlines (souvent des Mercédès) qui assurent les liaisons de ville à ville et peuvent prendre jusqu'à 6 personnes. Il est recommandé de fixer le prix de la course à l'avance. On peut se déplacer partout dans le pays, sans restriction à la circulation. La conduite s'effectue à droite et la priorité est à droite. Cependant le code de la route est peu observé. Les feux rouges et les "stops" ne sont pas toujours respectés, surtout la nuit. La vitesse est limitée à 40 km/h en ville, à 90 km/h sur route et à 120 km/h sur autoroute. Le permis de conduire français est valable pour un séjour n'excédant pas un an. En cas d'accident grave, le conducteur risque le retrait du permis de conduire voire l'emprisonnement, même si la responsabilité n'est pas établie.
La location de voiture ne pose pas de problèmes particuliers, mais elle est onéreuse. Des sociétés spécialisées sont implantées au Maroc et disposent d'un parc de véhicules important.
L'approvisionnement en carburant est bon en ville et dans les environs, plus problématique dans les campagnes.
Les routes nationales sont en bon état mais étroites et avec un trafic intense. Les routes Casablanca-Marrakech et Casablanca-El Jadida sont réputées dangereuses. Il existe trois tronçons d'autoroute où la circulation est fluide : Rabat-Fès, Larache-Rabat et, à un moindre degré, Rabat-Casablanca. Les pistes qui relient les grandes routes entre elles sont mal entretenues (région de Ouarzazate, Asni, Col du Tichka).
Rester en contact
Les liaisons téléphoniques sont relativement faciles et peu onéreuses. Le délai d'acheminement du courrier vers la France est de 3 à 8 jours. La garantie de réception du courrier est assez bonne. L'envoi des colis est déconseillé car ils se perdent souvent et il faut par ailleurs effectuer des démarches personnelles de dédouanement à la poste centrale.
Médecine de soins
Les médecins sont très nombreux dans les grandes villes. Tous parlent le français. Un simple appel téléphonique au Consulat vous permettra d'obtenir les coordonnées des médecins ou des dentistes habituellement consultés par la communauté française. Vous aurez ainsi les coordonnées les plus actuelles et les plus précises (disponibles également sur le site internet des Consulats de France).
A titre indicatif les tarifs des consultations
Spécialité
Tarif en Dirhams
Tarif en Euros
Médecin généraliste (en cabinet)
120
12
Médecin spécialiste
200
20
Dentiste
200
20
Médecin généraliste (à domicile)
200
20
Médecin Spécialiste (à domicile)
300
29
Hôpital ( prix d'une
journée)
250
25
Clinique privée (prix
jounrée)
450
44
Le coût d'une intervention
chirurgicale simple (exemple, appendicite) est de l'ordre de 7 à 8000 Dh.
Il est recommandé d'éviter les séjours dans les hôpitaux publics, et de
leur préférer les cliniques privées.
En cas d'intervention chirurgicale grave, il est préférable de prévoir
le rapatriement vers la France.
Tourisme
Les prix
varient selon les endroits( à titre indicatifs )
Le Maroc a accueilli en 2007
un total de 7,45 millions de touristes, en hausse de 13% par rapport à
l’année précédente, générant quelque 59 milliards de dirhams de recettes
(+12%), selon le ministère du tourisme marocain qui a publié comme
dessus, des statistiques et des chiffres officielles pour l'année 2007:
Les principaux indicateurs
touristiques en 2007:
Arrivées aux postes
frontières : 7.407.617 de touristes
Nuitées dans les
établissements classés : 16.893.803 nuitées
Capacité d'hébergement
(en lits) : 143.221 lits
Taux d'occupation des
chambres : 48 pour cent
Recettes voyages (en
dollars US) : 8,16 Milliards $
La ville de Marrakech est
la première ville touristique du Maroc. En 2007, la ville possédait une
capacité d’hébergement équivalente à 39 550 lits devant Agadir avec
27 904 lits
Et voici la capacité
d'hébergement classée (en termes de lits)en 2007
A partir de quel moment
les historiens commencent-ils à parler d'un état marocain ?
La fondation du Maroc,
pays se considérant arabo-berbéro-afro-musulman, se fait avec les Idrissides qui
allièrent à leur cause diverses tribus arabo-berbéro-afro-musulmanes
contrôlant des petits royaumes ou territoires indépendants de tout
pouvoir central. Au fur et à mesure des alliances, les Idrissides
vont étendre leur influence territoriale avec des populations
autochtones et lancer les bases de l'organisation d'un état
constitué (Makhzen) reprises par les dynasties suivantes. Si les
Idrissides vont commencer à dessiner les bases le l'état et des
frontières de l'actuel Maroc ce sont les Almoravides qui en créant
leur capitale Marrakech donneront au pays son nom (le nom Maroc est
due à déformation linguistique française de Marrakech); ils
consolideront et élargiront l'œuvre débutante et fragile des
Idrissides ; les dynasties suivantes hériteront de l'expérience
étatique précédente.
Même
si d'autres civilisations du bassin méditerranéen (Rome, Carthage
etc..) ont enrichi l'histoire du pays et même, si des populations de
l'actuel Maroc vont participer à l'essor de ces civilisations, les
historiens du Maroc les considèrent comme appartenant à des
puissances étrangères, de surcroît non musulmanes, point important
dans la définition du pays.
À partir des Idrissides,
les dynasties qui suivirent et qui durent, elles aussi, établir des
alliances avec des tribus de l'actuel Maroc, seront considérées
comme marocaines par les historiens.
A l'époque des
Idrissides, le Maroc s'appelle le Royaume de Fez.
A propos du Maroc, le
terme Empire est parfois utilisé car par définition, un empire est
un ensemble d'états ou de royaumes (voir les différentes cartes du
Maroc). Ceci explique l'appellation « villes impériales » utilisée
encore de nos jours pour qualifier les villes de Fès, Marrakech,Meknès et Rabat.10
Lorsque le Maroc se
fonde, le reste du Maghreb est éclaté sous forme de royaumes ou
territoires indépendants, parfois concurrents ou en guerre, sans
pouvoir central c'est-à-dire non organisés en état dirigé par des
populations autochtones.
L'organisation en état
organisé permit aux Saadiens et aux Alaouites de s'opposer à
l'avancée ottomane qui s'arrêta à la Moulounyia et qui s'étendait
sur une grande partie des autres pays arabes actuels.
Des désaccords apparues
au début du 20e siècle dans la famille Alaouite et dans le Makhzen
plus gobalement suite à des problèmes de gestion du pays, créèrent
une période d'instabilité (comme le Maroc en connut dans le passé)
dont vont profiter plusieurs puissances coloniales (Allemagne,
Angletterre, Espagne, France) pour essayer de s'emparer du pays qui
possède entre autres une position géostratégique intéressante, à la
veille de la première guerre mondiale. Après bien des tractations
houleuses et secrètes qui faillirent déclencher dès 1912 la première
guerre mondiale, le Maroc fut partagé entre la France et l'Espagne.
Préhistoire
Les premières traces
d'une présence d'hominidés sur le territoire marocain datent
d'environ 700 000 ans. De cette période dite acheuléenne,
on a retrouvé un certain nombre d'outils, notamment dans la plaine
de la Chaouïa et
plus précisément à proximité immédiate de l'agglomération
casablancaise.
Outre l'outillage, on a découvert un certain nombre de fragments
humains notamment dans les carrières Thomas (mandibules, maxillaires
et fragments crâniens d'Homo
erectus).
De l'époque moustérienne (120 000
à 40 000 ans BP),
le site le plus explicite est celui de Jbel Irhoud situé à mi-chemin
entre les villes modernes de Marrakech et
de Safi et
où ont été découverts deux crânes d'hominidés, des outils associés à
l'industrie levalloiso-moustérienne ainsi que d'importants restes
d'animaux aujourd'hui disparus.
Extension de
la culture ibéromaurisienne
L'époque atérienne (60
à 40 000 ans BP)
a apporté son lot d'outils pédonculés retrouvés dans de nombreuses
grottes situées sur le littoral atlantique (Dar
Soltane 2). Néanmoins cette période a surtout été marquée par de
profonds bouleversements
climatiques ayant
entrainé une désertification sans
précédent du territoire marocain ainsi que la raréfaction voire la
disparition d'un grand nombre d'espèces animales et végétales. Cette
dynamique a cependant été contrecarrée par le rempart naturel que
constitue la chaîne de l'Atlas,
que ce soit au Maroc ou dans le reste du Maghreb.
Il y a environ 21 000
ans, la civilisation ibéromaurusienne voit
le jour. Elle se caractérise par des rites funéraires plutôt évolués
et par un raffinement de l'outillage utilisé. Néanmoins, il n'est
pas encore question d'agriculture. La grotte de Taforalt dans
la région d'Oujda correspond
au plus grand gisement de l'époque.
Cette civilisation se
maintient et se répand sur l'ensemble du Maghreb avant de se
métisser progressivement vers le neuvième millénaire avant notre ère
avec les populations
capsiennes,
ancêtres des Berbères modernes.
Les premiers éléments découverts correspondant à cette période (Néolithique)
datent d'environ 6 000 ans. Ceux-ci témoignent d'une sédentarisation
déjà avancée ainsi que d'une maîtrise relative des techniques
agricoles.
Le Maroc antique
À partir des années -
3 000 se développe au Maroc la culture
campaniforme. Dès lors le Maroc entre dans l'âge
du bronze et on assiste à la diffusion d'une céramique
noire spécifique dont la présence est attestée dans un certain
nombre de sépultures de la région rifaine.
L'autonomie progressive
de Carthage profitera
aux comptoirs fondés sur les côtes marocaines dans la mesure où ils
seront davantage mis en valeur du fait de la proximité relative avec
la capitale. L'influence punique se fit grandement sentir auprès des
populations indigènes dont l'organisation s'améliore parallèlement.
Ainsi les tribus berbères se fédèrent progressivement, fondant des
royaumes cohérents dont le premier sera le royaume de Maurétanie d'abord
confiné dans le nord de l'actuel Maroc.
Du fait du soutien
apporté par la Maurétanie à
l'Empire
Romain lors de la destruction de Carthage,
il se nouera une étroite amitié entre les deux entités (d'où
l'éviction du chef numide Jugurtha).
Lors d'une invitation de Ptolémée
de Maurétanie à Rome,
ce dernier est assassiné par l'empereur Caligula ce
qui entrainera après deux années de troubles une annexion de la
Maurétanie (42
après J.-C.) que l'on désignera dès lors sous le nom de Maurétanie
Tingitane. Là encore, seul le nord de l'actuel territoire
marocain est effectivement sous contrôle romain, le reste du
territoire demeurant berbère. Ils fonderont la prospère cité de
Volubilis (non loin de l'actuelle Meknès véritable
emblème de cette période. Néanmoins la capitale administrative
demeurera Tingis, future
Tanger. Durant toute cette période
il sera laissé une grande autonomie aux différentes tribus mais la
constante pression des tribus méridionales aura progressivement
raison de la Maurétanie
Tingitane puisqu'au IIIe siècle elle
en sera réduite à la côte nord et à Sala (actuelle Salé).
En 429, des tribus Vandales traversent
le Détroit
de Gibraltar mais dans leur imperturbable course vers ce
qui demeurait de la mythique
Carthage, ils ne contrôleront guère
que le littoral méditerranéen, se désintéressant de l'intérieur des
terres. Un siècle plus tard, les Byzantins,
désireux d'anéantir le royaume
vandale pacifieront le nord du territoire, désenclavant
par la même occasion les tribus berbères du
reste du pays.
Comme dans l'histoire de
très nombreuses nations à travers le monde, aucune dynastie
marocaine (des Idissides aux Alaouites) ne pourra s'imposer par
elle-même. Toutes devront, pour étendre et asseoir leur influence
géographique sur des périodes plus moins longues, passer des
alliances (intéressées, religieuses, maritales, forcées, pacifiques
ou négociées) avec les différentes autres tribus musulmanes et
parfois juives du pays. L'Islam sera le principal ciment entre les
différentes tribues arabo-afro-berbères qui composent le royaume
mais ses interprétations feront naitre des conflits. Le fait que
certaines dynasties se soient réclamées Chérifiennes ne
sera pas un atout suffisant à leur persistance.
Le Maroc restera
longtemps un pays fortement tribal cela même après l'indépendance du
pays en 1956. C'est la raison pour laquelle, de nos jours encore,
les représentants des différentes tribus du pays continue à réitérer
leur allégeance au Roi au cours de la fête annuelle du Trône. Compte
tenu des dissensions familiales et des luttes de pouvoir au sein des
différentes dynasties marocaines successives tous les membres (sans
exception) de la famille royale sont également tenues de prêter
allégeance au Roi. Au cours de cette fête (reliant le Peuple au Roi
et le Roi au Peuple), les représentants des tribus crient à 3
reprises " NAAM A SIDI" que l'on peut traduire en Français par " A
vos ordres ou à votre service votre Majesté" . L'aspect tribal du
Maroc actuel va en s'effaçant en particulier dans les grandes
villes.
Cette fête du Trône a
pour but de souder et de rappeler le lien entre le monarque et le
peuple en particulier à des moments difficiles de l'histoire du
pays.
De la conquête arabe aux
troubles anarchiques
En
649, débute la conquête du Maghreb par
les troupes arabes.
C'est 35 ans plus tard que ces troupes pénètrent véritablement dans
le territoire marocain. Les tribus berbères installées aussi bien
dans les contreforts montagneux de l'Atlas et du Rif que dans les
fertiles plaines atlantiques soutiendront dans un premier temps les Byzantins installés
sur les côtes méditerranéennes qu'ils
préféreront aux Arabes notamment à cause d'erreurs diplomatiques. La
destruction des installations byzantines aux alentours de l'an 700
aura finalement raison de la résistance berbère qui
se convertira dès lors à l'islam apporté
par les conquérants arabes. Les berbères du Maroc étaient alors très
faiblement christianisés tandis que les populations juives ne se
convertirent que très faiblement à l'islam. Par ailleurs, l'islam ne
sera dès lors plus jamais contesté au Maroc, contrairement à ce qui
a pu se passer en Algérie ou
en
Tunisie. D'autre part, l'année 708
correspond à l'intégration du Maroc au sein de l'empire des
Omeyyades. Dans le sillage des
succès marocains, les armées arabes traverseront le détroit
de Gibraltar sous le commandement de Tariq
ibn Ziyad et atteindront la Navarre dès
715.
En 740,
les tribus berbères adoptent
le kharijisme jugé
plus proche des principes de "démocratie tribale" que la doctrine omeyyade.
Le califat qui refuse cette hérésie se
replie, fragilisé depuis Damas
par l'irrésistible ascension des Abbassides.
Le Maroc connait l'anarchie.
L'histoire des Idrissides est
indissociable de la personne d'Idriss
Ier, descendant d'Ali, gendre deMahomet qui
fuyant les massacres dont était victime son entourage et sa famille
vint se réfugier dans leMoyen
Atlas, à Volubilis,
ancienne cité romaine déchue. Obtenant l'aval des tribus locales, il
fonda en 789 la ville de Fès dans
la plaine du Saïss dont il fit la capitale de son nouveau royaume,
le Maroc, proclamé en 791.
Assassiné par un envoyé du calife Haroun
ar-Rachid, son fils
Idris II lui succède après une
régence. Il étend sa capitale ainsi que son royaume et avance
au-delà de Tlemcen,
pris par son père dès 789 et
assujettit de nombreuses tribus Zenata.
Son successeur Mohammed fera
construire la prestigieuse mosquée Quaraouiyine,
une des toutes premières universités de l'Histoire. À cette
période, Fès devient
un des principaux centres intellectuels du monde arabe et attire
d'éminents scientifiques et théologiens. Le royaume du Maroc étend
régulièrement ses frontières mais se retrouve menacé par la
puissante dynastie des
Fatimides à l'est. Indiqués califes
de Cordoue au
début du Xe siècle,
les Idrissides subiront
également au nord la pression des Omeyyades.
En985,
les Fatimides et
leurs vassaux d'Algérie poussent
les Idrissides à
se réfugier en Andalousie.
Dès le milieu du Xe siècle,
l'affaiblissement des Idrissides du
fait non seulement des pressions externes mais surtout des
dissensions internes entraine un regain d'activité des grandes
tribus berbères qui fondent et conquièrent de nombreuses cités. Les
états de Sijilmassa dans
le sud et de Nekor dans
le nord se maintiennent et gagnent de l'ampleur durant cette
période.
Pendant la conquête, les
points de vue des Maghraouas, Banou
Ifrens et Meknassas divergèrent
provoquant une instabilité sur l'ensemble du territoire. Les
diverses tribus maghraouas étaient
tantôt alliées auxOmeyyades tantôt
aux Fatimides.
Les Banou
Ifrens demeurèrent réfractaires à toute alliance avec les
puissances arabes
Les Fatimides profitent
de ces divisions entre les 3 tribus zénètes et
envoient les Zirides de
l'Ifriqiya pour
conquérir le Maghreb el Aksa (le Maroc actuel). Le ziride nommé Ziri
ibn Menad réussit à conquérir une parte du Maroc actuel.
En 971,
son fils Bologhine
ibn Ziri affirme sa souveraineté sur la majorité des
villes importantes. Durant cette période, les Berghouatas (confédération
tribale masmouda et sanhadja)
seront donc attaqués par les Zirides.
Les Maghraouas demandent
l'aide des Omeyades.
Ces derniers acceptent enfin d'aider les Zénètes à
reconquérir les territoires, en particulier ceux des Maghraouas de
l'ouest du Maghreb.Bologhine
ibn Ziri est contraint de reculer devant l'armée omeyade venue
d'Andalousie par
voie maritime et qui s'installe à Ceuta.
Par la suite, Ziri
Ibn Attia des Maghraouas entre
en conflit avec les chefs des Banou
Ifrenset des Meknassas.
Une lutte au pouvoir sera acharnée entre les fractions zénètes.
Les Banou
Ifrens attaquent les Berghouata et
prennent plusieurs fois Fès,
place forte maghraoua.
Ces derniers rétabliront finalement l'équilibre du Maghreb el Aksa.
Le règne des 3 tribus zénètes s'achèvera
par l'arrivée des Hilaliens et
desAlmoravides vers
le XIe siècle en 1059.
Les Zénètes seront
évincés par les Almoravides du Maghreb el
Aksa. De tout temps, les Zénètes étaient
seuls maitres des routes et du commerce dans la région. Cette
période est caractérisée par une certaine prépondérance des
pratiques démocratiques tribales, comme ce fut déjà le cas deux
siècles auparavant lors des révoltes kharijites.
Les Zénètes ont
démontré par leur histoire qu'ils pouvaient négocier avec toutes
les tribus au
Maghreb. Plusieurs alliances et traités ont été élaborés pendant
cette période. La construction s'est développée et plusieurs villes
ont connu un véritable essor (construction de mosquée, de kalaâ,
ksours, etc). En 1068,
les trois "dynasties" chutent tant à cause du zèle manifeste de
certains chefs que du fait de leur détermination à se lancer dans
des guerres
saintes.
Dynastie des Mérinides
Contrairement aux deux
dynasties précédentes, la montée en puissance des Mérinides n’est
pas à mettre sur le compte d’une démarche personnelle associable à
un individu mais plutôt à l’affirmation collective d’une tribu.
L’autre rupture que marque l’accession au pouvoir des Mérinides est
l’abandon du leitmotiv de la purification religieuse au profit d’une
conception de la conquête du pouvoir plus classique, plus conforme à
l’identité tribale des protagonistes.
La tribu en question est
une tribu Zénète dont
les origines sont issues des Wassin. Toujours est-il que les Beni
Merin (ou Bani Mari) constituent tout au long du XIIe siècle
l’archétype d’une tribu berbère lambda,
nomadisant entre le bassin de la Haute-Moulouya à
l’ouest (entre Guercif et Missour)
et le Tell algérien,
au sud de Sidi
bel Abbès à l’est. La première occurrence de la tribu
des Beni Merin dans l'historiographie
marocaine coïncide avec leur participation en tant que groupe
à la bataille d'Alarcos(1196),
bataille finalement remportée par le camp almohade.
C’est à cette occasion que s’illustre Abd
al-Haqqconsidéré comme le véritable fondateur de la dynastie
mérinide. De retour au pays, la tribu retombe dans un
anonymat relatif jusqu’à la cinglante défaite almohade de Las
Navas de Tolosa à l’issue de laquelle les troupes
Mérinides iront défaire 10 000
soldats Almohades.
Suite à ce succès, les Mérinides s’installent
temporairement dans le Rif,
soutenus par des Miknassas sédentarisés
au nord de Taza.
Dès 1216,
ils se faisaient payer tribut par les cités de Fès et Taza.
Les Almohades soucieux
de restaurer leur autorité sur tout leur territoire lancent de
nombreuses contre-offensives, le plus souvent vaines. C’est au cours
d’une de ces manœuvres que décède Abd
al-Haqq. Son fils Uthman
ben Abd al-Haqq lui succède. Dès 1227,
toutes les tribus entre le Bou
Regreg et la
Moulouya ont fait allégeance aux Mérinides.
En 1240, Uthman
ben Abd al-Haqq décède, assassiné par son esclave
chrétien. C’est son frère Muhammad
ben Abd al-Haqq qui lui succède, assiégeant avec un
succès relatifMeknès.
Il décède en 1244,
tué par des milices chrétiennes au service des Almohades.
Au milieu de la décennie1240,
les troupes Almohades sont
mises en déroutes à Guercif.
Les Mérinides s’engouffrent
alors dans la très stratégique Trouée de Taza,
tremplin qui leur permit d’entreprendre le siège de Fès en
août 1248 et
d’envisager la prise de toute la moitié nord du Maroc. Mais la
moitié sud n’est pas en reste. Abu
Yahya ben Abd al-Haqq ayant précédemment succédé joue des
amitiés traditionnelles des Beni Merin avec les Béni-Ouaraïn du Moyen
Atlas et d’autres tribus du Tafilalet pour
contrôler les oasis et détourner les revenus du commerce
transsaharien de Marrakech vers Fès,
désignée comme capitale mérinide.
En 1258, Abu
Yusuf Yaqub Ben Abd Al-Haqq succède à son frère enterré
dans l’antique Nécropole
de Chella qu’il avait commencé à réhabiliter. Le début de
son règne est marqué par une lutte avec son neveu qui réclamait la
succession. Ce dernier parvient à prendre Salé.
La situation à l’embouchure du Bou
Regreg profite à la Castille qui
prendra la cité en otage durant deux semaines. L’ouest du Rif fut
également en proie à de nombreuses insurrections Ghomaras tandis
que Ceuta et Tanger étaient
alors aux mains d’un sultan indépendant, un dénommé El Asefi.
Rapidement le nouveau souverain exprima son désir d’en découdre
rapidement avec les Almohades retranchés
dans le Haouz, l’est des
Doukkala et une partie du Souss.
Une première tentative en ce sens se solda par un échec en 1262.
Les Almohades pressèrent
alors lesAbdalwadides d’attaquer
leurs rivaux Mérinides par
surprise. Yghomracen,
célèbre souverain abdalwadide fut
défait en 1268.
L’année suivante,Marrakech fut
définitivement prise.
Durant les années qui
suivirent, il bouta les espagnols hors de tous leurs établissements
atlantiques jusqu’à Tanger.
En 1276, Fès,
nouvelle capitale du royaume se voit augmentée d’un nouveau
quartier, à l’écart de l’ancienne ville, où se côtoient notamment le
nouveau palais
royal et le Mellah.
C’est Fès El Jedid. Globalement la ville connaîtra sous l’ère mérinide un
second âge d’or, après celui connu sous les Idrissides.
Après la pacification totale du territoire et la prise de
Sijilmassa aux Abdalwadides,
le sultan franchit le détroit et
tente de reconstituer la grande Andalousie musulmane
des Almohades.
Les entreprises espagnoles desMérinides furent
complexes mais n’accouchèrent que de peu de résultats concrets.
Suite au siège de Xerès,
un traité de paix stipulant le retour de nombreux documents et
ouvrages d’art andalous (tombés aux mains des chrétiens lors des
prises deSéville et Cordoue)
vers Fès.
En 1286, Abu
Yusuf Yaqub Ben Abd Al-Haqq décède àAlgésiras.
Il est inhumé à Chella.
Son fils Abu
Yaqub Yusuf, plus tard dit an-nāsr, lui succède et se
voit confronté dès son intronisation à un durcissement des révoltes
dans le Drâa et
à Marrakech et
à un désaveu de certains membres de sa famille, s’alliant tantôt
avec les Abdalwadides ou
les révolté. Il rendit Cadix aux Nasrides de
Grenade en guise de bonne volonté
mais 6 ans plus tard, en 1291,
ces derniers, alliés aux Castillans dont
ils sont les vassaux, entreprennent de bouter définitivement les Mérinides de
la Péninsule
Ibérique. Après quatre mois de siège, Tarifa est
prise par les Castillans.
Mais les yeux d’Abu
Yaqub Yusuf an-Nasr sont plutôt rivés surTlemcen,
capitale des éternels rivaux des Beni Merin que sont les Abdalwadides.
Il se dirige vers Tlemcen à
la tête d’une armée cosmopolite puisqu’essentiellement composée de
mercenaires chrétiens et Kurdes.
Le siège durera 8 ans et se poursuivra jusqu’à l’assassinat du
souverain, des mains d’un des eunuques de son harem, en 1307.
Jusqu’à l’avènement d’Abu
al-Hasan ben Uthman en 1331,
la dynastie est marquée par une forme de décadence dont les
principaux symptômes sont la multiplication :
Des querelles de
succession
Des révoltes populaires
(des difficultés dans le Rif,
à Ceuta et Tanger se
surajoutèrent au climat insurrectionnel croisant à Marrakech et
dans le Souss)
Des révoltes militaires
(c’est la première fois dans l’histoire du Maroc que les généraux de
l’armée royale auront leur mot à dire dans la gestion des affaires
royales).
En 1331 donc, Abu
al-Hasan ben Uthman succède à son père, quelques mois
seulement après avoir obtenu son pardon. Rapidement, l’obsession de
ses aînés pour Tlemcen le
rattrape. Il entame un nouveau siège sur la ville qui s’avèrera
vain. Il évince ceux qui dans son entourage familial le jalousent
mais sait faire preuve d’une grande dextérité dans sa gestion des
velléités tribales. Tlemcen tombe
enfin en 1337.Abu
al-Hasan ben Uthman est auréolé de gloire. Cette victoire
lui ouvre la voie du Maghreb médian
mais avant de s’engouffrer dans cette brèche ouverte en direction d’Ifriqiya,
le souverain tient à venger la mort de son fils Abu Malik, surpris
par les Castillans après
son succès à Gibraltaren 1333.
La bataille
de Tarifa, le 30 octobre 1340 se
solde par une lourde défaite qui signera la fin définitive des
ambitions marocaines en terreespagnole.
Sept années plus tard, le sultan et ses armées parviennent à
soumettre l’Ifriqiya.
L’année suivante pourtant, les Mérinides essuient
une cuisante défaite
à Kairouan. L’écho de la déconvenue est grand, au point
que nait et se répand une folle rumeur selon laquelle Abu
l’Hassan serait mort au combat. À Tlemcen, Abu
Inan Faris est alors intronisé. C’est de sa volonté
qu’émanera la construction de la medersaBou
Inania de Fès. Il a d’ailleurs également parachevé la
construction de la Medersa
Bou Inania de Meknès, entamé par son aîné. Ce dernier
tentera un vain retour via Alger puis Sijilmassa.
Il est finalement défait et tué par les armées de son fils sur les
rives de Oum
Errabiaa. Abu
Inan Faris, profondément chagriné par ce décès, tentera
alors de faire asseoir son autorité sur l’ensemble du royaume, de
nouveau fragilisé par la recrudescence des velléités
insurrectionnelles. Il s’entoure à ces fins d’Ibn
Khaldoun, penseur de génie et véritable précurseur de la sociologiemoderne.
Son neveu, maître de Fès,
est exécuté, mais à l’occasion de ce déplacement au Maroc, c’est Tlemcen qui
se soulève. Une intense campagne permet un certain regain de vigueur
des Mérinides mais Abu
Inan est étranglé des mains d’un de ses vizirs le 3
décembre 1358,
neuf ans seulement après son accession au pouvoir.
L’anarchie est alors à
son paroxysme. C’est le premier
grand déclin de la dynastie. Chaque vizir tente de porter
sur le trône le prétendant le plus faible et manipulable. Les
richesses patiemment accumulées par les souverains précédents sont
pillées. Un premier prétendant venu de Castille parvient
à se soustraire pour un temps à ce diktat des vizirs. Il s’appelle Abû
Ziyân Muhammad ben Ya`qûb plus simplement appelé Muhammad
ben Yaqub. Reconnu et acclamé dans le nord du Maroc, il
règne à partir de 1362 sur
un royaume dont seule la moitié nord (de la Tadla aux
contreforts méridionaux du Rif)
est demeurée loyale à l’autorité mérinide.
Tout au long de son bref règne, il tentera de faire évincer un à un
les vizirs jugés encombrants mais c’est des mains d’un de ces
derniers, le grand vizir Omar, qu’il périra en 1366.
Omar désincarcère alors le fils d’Abu
l’Hasan, Abu
Faris Abd al-Aziz ben Ali ou plus simplement Abd
al Aziz. Après avoir réussi le tour de force d’évincer
bon nombre de vizirs dont celui qui l’a porté au pouvoir, il
parvient à mater le pouvoir parallèle en place à Marrakech (pouvoir
dit d’Abou l'Fadel, vaincu en 1368).
Il parvient à asseoir son autorité en pays Hintata, puis dans le Souss et
à Sijilmassa.
En 1370, Tlemcen,
où s’était reconstitué le pouvoir abdalwadide,
retombe aux mains des Mérinides.
Mais deux ans plus tard seulement, il s’éteint. Le royaume est à
nouveau scindé en deux, les zaouias prenant
le pouvoir à Marrakech.
La peste
noire se fait dévastatrice.
S’ensuivent 21
années de déclin durant lesquelles se multiplient les
intrigues dynastiques, les coups politiques des différents vizirs,
les ingérences Nasrides et
de vaines tentatives de coup d’éclat militaires face à Tlemcen.
Durant les deux périodes de déclin, la pratique de la course se
développe, tant dans le nord, dans les environs de Tanger et Ceuta,
que sur la côte atlantique.
En 1399,
alors que le Maroc est en proie à une anarchie des plus totales, le
roi Henri
III de Castille arme une expédition navale destinée à
annihiler la pratique de la course depuis Tétouan.
En fait, la ville est non seulement mise à sac mais également
totalement vidée de sa population (la moitié est déportée en Castille).
En 1415,
c’est au tour de Ceuta de
tomber aux mains des navires de Jean
Ier,
roi du Portugal,
lui aussi en croisade contre la course.
La dynastie mérinide connait
un tragique déclin. Abu
Said Uthman ben Ahmad dit Abu
Said succède à Abu
Amir Abd Allah dans des circonstances troubles. Prince
taciturne, il se tourne à nouveau vers Tlemcen.
Mais le vent a tourné et Abou Malek, souverain abdalwadide,
pétri de haine à l’encontre des maîtres de Fès,
parvient à prendre la ville et impose un souverain fantoche. Les
document concernant cette période sont très flous et se
contredisent. Toujours est-il que Abu
Muhammad Abd al-Haqq succède à Abu
Said alors qu’il n’a qu’un an (1421).
Cette accession au trône appela bien sûr une régence. Les vizirs Wattassides s’avèreront
incontournables.
Sport
Le Maroc s’illustre dans
de nombreux sports au niveau continental et mondial et constitue la
locomotive du développement du sport du continent africain et du
monde arabe. À titre d’exemple, l’augmentation à cinq du nombre de
pays africains à représenter l’Afrique au
mondial du football grâce aux bonnes prestations que le Maroc a
réalisées ces 3 dernières décennies dans le football et également
dans d'autres compétitions internationales telles que l’athlétisme,
la motomarine,
le taekwondo,
la boxe
thaïe, etc. Voici quelques sportifs et équipes ayant
marqué le sport marocain :
Said Aouita a
réussi à battre les records du monde du 1 500 m et du 5 000 m en 1985.
Il détient encore le record olympique sur 5 000 m en 12'58"39.
Nawal El Moutawakel, la première
femme arabe et africaine à se hisser à ce niveau de compétition et
par la même occasion casser tous les tabous dans les pays émergents.
La sélection
nationale s’est qualifiée pour les coupes du monde de
football de 1970,
de 1986 et
s’est qualifiée aux huitièmes de finales et devient le premier pays
arabe et africain à atteindre ce stade de compétition, puis 1994 et
enfin celle de 1998.
Elle a gagné la Coupe
d'Afrique des nations de football 1976 en tant que
premier pays maghrébin et a fini finaliste de l’édition de 2004.
En 2007, Henri Michel revient au poste d'entraineur des Lions de
l'Atlas après une période d'incertitude avec, néanmoins, la
qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations 2008.
L’équipe de football
juniors a été classée 4e au
dernier mondial organisé aux Pays-Bas
L’équipe olympique de
football s'est qualifiée plus de six fois aux jeux olympiques
Badr Hari (né le 8 décembre 1984)
est un Kickboxeur marocain de K-1
Liens
En France :
Ambassade du Maroc 5, rue Le Tasse 75116 Paris Tel : 01 45 20 63
35
Consulat du Maroc 12, rue de la Saida
75015 Paris Tel : 01 56 56 72 00
Office du tourisme du Maroc 161, rue
Saint-Honoré 75001 Paris Tel : 01 42 60 63 50 Fax : 01 4297 48
31
Site web :
http://www.tourisme-marocain.com/
Au Maroc :
Ambassade de France au Maroc B.P. 602 -
Rabat - Chellah 3, rue Sahnoun - Agdal Tél.: 037 68.97.00
Fax : 037 68.97.01
Site web :
http://www.ambafrance-ma.org/
Consulat Général de France à Rabat 49, rue
Allal Ben Abdallah BP 139 - 10000 Rabat Tél. :
037.26.81.81 Fax : 037.26.81.71
Consulat Général de France à Agadir Bd.
Mohamed Cheik Saadi BP 267 - Agadir Tél. : 048 84.08.23 Fax
: 048 84.23.30
Consulat Général de France à
Casablanca Avenue Prince Moulay Abdallah - Casablanca Tél.
: 022 48.93.00 Fax : 022 48.93.05
Consulat Général de France à
Marrakech 1, rue Ibn Khaldoun - Marrakech Tél. : 044
38.82.00 Fax : 044 38.82.32