L’économie,
essentiellement axée sur la production de café et
de cacao,
connaît au cours des deux premières décennies un essor
exceptionnel, faisant de la Côte d’Ivoire un pays phare
dans la sous-région ouest-africaine. En 1990,
le pays traverse, outre la crise
économique survenue à la fin des années
1970 et qui perdure, des périodes de
turbulence aux plans social et politique. Ces problèmes
connaissent une exacerbation à la mort de
Félix Houphouët-Boigny en 1993.
L’adoption d’une nouvelle constitution3 et
l’organisation de l’élection présidentielle qui, en 2000,
porte au pouvoir Laurent
Gbagbo, actuel
Président de la République,
n’apaisent pas les tensions sociales et politiques, qui
conduisent au déclenchement d’une crise
politico-militaire le 19septembre2002.
Après plusieurs accords de paix, le pays s’engage le 4mars2007,
dans un nouveau processus de sortie de crise fondé sur
un accord
politique conclu à Ouagadougou (Burkina Faso)
Sécurité
Arrêtez le
mensonge en Côte D'Ivoire on n'est pas contre les autres
noirs mais contre les blancs. On a toujours vécu en bon
voisinage avec les autres africains de toutes
nationalités. Les africains ont toujours chez eux en
Côte d'Ivoire, surtout les Sénégalais.
Il y a dans
les quartiers populaires une animosité anti Français ou
anti Blanc, seulement une certaine classe sociale
manifeste ses sentiments politiques en refusant des
priorités, ou en faisant des réflexions qui ne vont
jamais loin...
Le blanc
novice, et hésitant est effectivement très vite la proie
de tous les vendeurs, gamins, et quêteurs, comme partout
Important :
Etre très prudent de ce qu'on photographie, pas de
police, de militaires,... d'établissements, (espionnite)
et les Ivoiriens pensent souvent qu'on photographie des
choses pour montrer comment c'est sale ou dégradant...
Le
territoire de la Côte d'Ivoire présente l'aspect d'un
quadrilatère, dont le sud offre une façade de 520 km sur
l'océan
Atlantique, dans la partie occidentale du golfe
de Guinée. Le pays est caractérisé par un relief peu
élevé. Les terres sont constituées en majeure partie de plateaux et plaines.
L'ouest du pays, région
montagneuse, présente toutefois quelques
reliefs au-delà de mille mètres (le mont
Nimba culmine à 1 752 m). Hormis cette
région, les altitudes varient généralement entre 100
et 500 mètres, la plupart des plateaux se situant autour
de 200 à 350 mètres. Ceux-ci présentent différents
aspects. Les plateaux les plus élevés sont rigides dans
leurs formes ainsi que dans leurs matériaux ; ceux de
niveaux intermédiaires ont assez souvent des formes
émoussées ; les plus bas présentent quant à eux une
certaine rigidité, mais sont constitués de matériaux
meubles. Des étendues rigoureusement tabulaires et
horizontales sont parfois présentes dans les régions de
savanes, mais également sous les petits accrocs de
savanes incluses dans la forêt dense. L’élément dominant
de ces plateaux est constitué par une cuirasse
ferrugineuse visible en surface sous forme de dalles de
teinte rouille, mais parfois voilées de sables, de
gravillons ou produits plus fins.
Les eaux,
qui couvrent environ 4 462 km2,
soit 1,38 % de la superficie totale du pays, sont
constituées au sud par l'océan (Atlantique), les
lagunes dont les plus
célèbres sont les complexes Aby-Tendo-Ehy, Ebrié, Grand-Lahou-Tadio-Makey-Tagba,
ainsi que d'eaux mortes. De nombreux cours
d'eau avec souvent des débits extrêmes,
drainent tout le territoire. Au nombre de ceux-ci
figurent quatre grands fleuves qui sont le Cavally (700 km),
le Sassandra (650 km),
le Bandama (1 050 km)
et la Comoé (1 160 km).
D'autres cours d'eau importants sont
tributaires de ces
derniers ou forment des bassins
versants indépendants en tant que fleuves
côtiers comme le Tabou, le Néro, le
San-Pedro, le Bolo, le Niouniourou, le Boubo, l'Agnéby,
la Mé, la Bia. À cet ensemble s'ajoutent des ruisseaux et
plusieurs étendues
marécageuses.
Toujours
penser à marchander: meubles, location, taxi, hôtel,
souvenirs, nourriture etc... Sinon, on trouve aussi à
Abidjan plusieurs centres commerciaux à l'européenne,
avec les mêmes fournitures. on peux aussi acheter des
marchandises made in rci a adjamé mais attention aux
marchands frauduleux
Langues et
Religions
la langue officielle
est le français mais il existe 60 dialectes
nationaux notamment le dioula, le baoulé, l'abbey
...
Cependant la langue la plus utilisée par les jeunes
est le nouchi, melange entre du français et des
langues nationales.
Le pays est
caractérisé par une diversité religieuse. Les religions
les plus pratiquées par les populations vivant en Côte
d’Ivoire sont l'islam (38 %),
le christianisme et
en particulier catholicisme (22 %)
et le
protestantisme (5,5 %).
Les autres habitants sont attachés aux religions
traditionnelles (17 %), qui, au demeurant,
influencent plus ou moins fortement les autres
croyances. Il convient de noter que 17 % des habitants
du pays pratiquent d'autres religions.
L'islam et
le christianisme sont pratiqués dans une variété de
formes dans tout le pays. La religion musulmane est
connue et pratiquée dans l'extrême nord du pays depuis
environ sept siècles. Les
missionnaires chrétiens sont,
pour leur part, arrivés sur le littoral ivoirien au XVIIe siècle.
Les fêtes chrétiennes et les célébrations musulmanes
sont librement organisées par les adeptes de ces
religions et reconnues par tous. La tolérance est
l'attitude générale envers la pratique de la religion et
les communautés religieuses coexistent en général
pacifiquement. Cette tolérance religieuse fait également
partie de la pratique des pouvoirs publics. La Côte
d’Ivoire est certes un État laïc,
mais des fonctionnaires sont souvent désignés pour
représenter l'État à des cérémonies religieuses et
certaines écoles confessionnelles reçoivent encore des
aides financières de l'État.
Visa et Passeports
Si vous êtes
ressortissant français, vous avez besoin d'un visa
d'entrée pour la Côte d'Ivoire.
Si vous êtes
ressortissant d'un des Etats membres de la CEDEAO, vous
n'avez pas besoin d'un visa. Il vous suffit d'être en
possession d'un document de voyage en cours de validité
(passeport, laissez-passer de la CEDEAO). Pays de la
CEDEAO: Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d'Ivoire,
Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali,
Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.
Pour les
ressortissants étrangers en France, les tarifs
consulaires sont différents. Veuillez contacter
action-visas.com (cf tél. dans la rubrique : A propos
d'action-visas.com)
La
vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire
(carnet de vaccination demandé à l'arrivée)
ATTENTION :
Vous devez pouvoir justifier d'un titre de transport
Aller/Retour ou de Continuation (avec visas ou permis de
séjour pour le pays de retour ou de continuation si
nécessaire)
Compris
entre 4° et 10° de latitude nord, le territoire de la
Côte d'ivoire est distant de l'équateur d'environ 400 km sur
ses marges méridionales, et du Tropique
du Cancer d'environ 1 400 km sur ses
frontières septentrionales. Le climat, généralement
chaud et humide, constitue dès lors une transition entre
l'équatorial et le tropical. Équatorial le
long des côtes, il est semi-aride à l'extrême nord. Le
pays connaît en général des variations importantes de
température entre le nord et le sud, mais également le
long de l'année en fonction des saisons. Les
températures oscillent autour de 28 °C en moyenne. Deux
grandes zones climatiques se côtoient : le climat
équatorial et le climat
tropical de savane, lui-même plus ou moins
sec.
Le climat
subéquatorial est caractérisé par des températures de
faibles amplitudes de (25 °C à 30 °C), un fort taux
d'humidité (de 80 à 90 %) et des précipitations
abondantes, qui atteignent à Abidjan 1 766 mm3 et
à Tabou 2 129 mm3.
Cette zone connaît deux saisons sèches et deux saisons
humides. La grande saison
sèche, chaude, est entrecoupée de quelques
pluies et s'étend du mois de décembre au
mois d'avril.
La petite saison sèche couvre les mois d'août et
de septembre.
Quant aux saisons de pluie, elles s'échelonnent de mai à juillet pour
la grande et d'octobre à novembre pour
la petite.
Le climat
tropical de savane humide couvre le nord de la zone
forestière du sud et le sud de la région des savanes.
Les températures, à amplitudes plus importantes, y
oscillent entre 14 °C et 33 °C avec une hygrométrie de
60 % à 70 % et des précipitations annuelles de1 200 mm3 à Bouaké.
Cette région climatique connaît également quatre
saisons : deux saisons sèches, de novembre à mars et de
juillet à août et deux saisons pluvieuses, de juin à octobre et
de mars à mai.
Le climat de
savane sec concerne principalement la région
des savanes. Les amplitudes thermiques
quotidiennes et annuelles y sont relativement
importantes, de l'ordre de 20 °C, le taux d'humidité,
inférieur à celui du sud du pays, varie de 40 % à 50 %.
La zone considérée est caractérisée par la présence
intermittente entre les mois de décembre et février d'un
vent frais et sec, l'harmattan.
On y relève deux saisons : l'une sèche, de novembre à juin,
ponctuée par quelques pluies au mois d'avril,
et l'autre pluvieuse, couvrant la période de juillet à octobre.
Les précipitations moyennes enregistrées sont
de 1 203 mm3 à Korhogo.
Ces climats
induisent quatre grands types de biomes différents,
que le WWF désigne
par écorégions.
La savane
ouest soudanienne, au nord du 8eparallèle,
recouvre près du tiers du territoire. Le tiers sud du
pays est lui à cheval sur deux écorégions : à l'ouest
l'écorégion de forêts appelée « forêt de plaine de
l'ouest guinéen » ainsi qu'au centre sud et au sud-est
l'écorégion de la forêt de l'est guinéen, séparée par le
Sassandra. Entre ces deux zones, la mosaïque
de forêt-savane guinéenne, entrecoupée de zones
ripariennes et de zones
humides au centre du pays, présente de
nombreux points de forêt sèche assez dense. En outre, le
centre ouest du pays abrite une petite écorégion de
montagne appelée forêt
de montagne ouest-africaine. Ces trois zones
sont incluses par la Conservation
International dans le point chaud de biodiversité
de l'Upper Guinean forests (littéralement de l'anglais
« forêt Haute-guinéenne »). Il existe aussi deux mangroves,
de l'écorégion de mangrove
guinéenne, une à l'ouest d'Abidjan, à
l'embouchure de la Bia et
l'autre à l'ouest à l'embouchure du Boubo.
Le climat
de Odienné,
une ville du nord-ouest, est lui, influencé par la
présence des montagnes, la pluviométrie y est plus
élevée avec1 491 mm3 et
les températures y sont plus basses, que plus à l'est.
La pluviométrie de cette zone est même de 1 897 mm3 à Man.
Faune et flore
Le
couvert végétal s’est considérablement modifié au cours
des années. Le paysage de base, constitué par les forêts denses,
globalement subdivisées en forêts hygrophiles et forêts
mésophiles, occupe à l’origine un tiers du territoire au
sud et à l’ouest. Il est complété par les forêts claires
ou savanes arborées ou boisées, qui s’étendent du Centre
au Nord, avec toutefois de nombreux points de forêt
dense sèche. De petites mangroves en outre existent sur
la côte. Depuis la période coloniale, les surfaces de
forêts denses ont connu, par le fait de l’homme
(plantations arbustives, exploitations
forestières), une importante réduction. Le
patrimoine forestier ivoirien est estimé en 2007
à 6 000 000 hectares; il était estimé à près du double
dans les années 1920.
La faune
présente une richesse particulière, avec de nombreuses
espèces animales (vertébrés, invertébrés,
animaux aquatiques et parasites).
Parmi les mammifères,
l’animal le plus emblématique reste l’éléphant,
dont les défenses,
constituées d'ivoire,
ont jadis été une importante source de revenus. Espèce
autrefois abondante en forêt comme en savane, l’éléphant
a été intensément chassé et braconné.
Aussi ne subsiste-t-il que dans les réserves et parcs et
en quelques points des forêts où il est côtoyé par l’hippopotame,
plus lié aux zones de savanes, l’hylochère ou
sanglier géant, l’antilope et
d’autres céphalophes,
des buffles,
des
singes, des rongeurs,
des pangolins et
des carnivores,
parmi lesquels le lion,
la panthère et
la mangouste.
Les oiseaux, dont plusieurs centaines d’espèces ont été
identifiées, embellissent les paysages. On trouve
également un très grand nombre de plus petites espèces
parmi les invertébrés comme des mollusques,
des insectes, des espèces aquatiques, etc. Certains
animaux, célèbres dans la zone plus humide du Sud,
deviennent, à l’image de quelques espèces de chimpanzé,
plus rares. Bien d’autres espèces sont en voie de
disparition
Vous pouvez
circuler en visite touristique sur la baie lagunaire du
plateau. Vous pouvez ainsi voyager de San-Pedro pour
aller jusqu'au Liberia.
En
train
vous pouvez
faire Abidjan/DAKAR/Abidjan et Abidjan avec encore
d'autres villes africaines comme Ouagadougou et Conakry
ainsi que Bamako avec le réseau RAN
En
autocar
vous pouvez
faire les voyages avec les badjans reliant Abidjan et
d'autres villes africaines
En
voiture
le réseau
routier de la cote est dense ce qui est le contraire de
ses voisins exemptés le Ghana vous pourriez donc faire
les voyages du nord au sud de l'est a l' ouest mais
attention aux coupeurs de route a partir de la nuit
chers ami
Santé
La Côte
d’Ivoire dispose au plan infrastructurel d’une
couverture sanitaire relativement importante en
comparaison aux pays de la sous-région de l'Afrique
de l'Ouest. Toutefois, seules deux régions
administratives (sur les dix-neuf que compte le pays)
possèdent des centres
hospitaliers universitaires(CHU). Il s'agit
des CHU de Cocody, Treichville et de Yopougon à Abidjan
(Région des Lagunes) et du CHU de Bouaké (Région de la
Vallée du Bandama). Les autres régions sont dotées de centres
hospitaliers régionaux (CHR) tandis que, dans
les autres agglomérations, sont installés des centres de
santé soit urbains, soit ruraux dans les cas des
communautés villageoises.
À ceux-ci
s'ajoutent des formations spécifiques dont les plus
connues sont les hôpitaux militaires de
Bouaké et d’Abidjan,
l’hôpital des fonctionnaires au cœur du Plateau, les
léproseries de Manikro (Bouaké), de Daloa et Man et
l’hôpital psychiatrique de Bingerville.
Ces formations sanitaires publiques, qui sont appuyées
par un faisceau assez diversifié d'hôpitaux et de
cliniques privées, sont cependant confrontées à de
sérieux problèmes s'agissant du matériel médical, mais
également des effectifs qui restent encore faibles : un
médecin pour 9 908 habitants, un infirmier pour 2 416
habitants, une sage-femme pour 2 118 femmes en âge de
procréation.
Chaque année
de nouveaux cadres supérieurs de la santé formés dans
les universités de Bouaké et d’Abidjan et de nouveaux
agents de santé issus des Instituts de formation des
agents de la santé (INFAS) sont mis à la disposition des
formations sanitaires du pays. Pourtant, la situation
sanitaire du pays est jugée préoccupante et l’accès aux
soins de santé difficile.
Littérature, arts traditionnel et graphique
La
Côte d’Ivoire présente une littérature abondante, riche
de sa diversité de style et de ses proverbes,
soutenue par des infrastructures éditoriales
relativement solides et des auteurs de différentes
notoriétés. Les plus célèbres de ces auteurs sont Bernard
Dadié, journaliste, conteur, dramaturge,
romancier et poète qui domine la littérature ivoirienne
dès les années trente, Aké
Loba (L'Étudiant noir, 1960) et Ahmadou
Kourouma (Les Soleils des indépendances,
1968) qui a obtenu le Prix
du Livre Inter en 1998 pour son ouvrage
devenu un grand classique du continent africain En
attendant le vote des bêtes sauvages. À
ceux-ci s'ajoute une nouvelle génération d'auteurs de
plus en plus lus dont Véronique
Tadjo, Tanella
Boni,Isaie
Biton Koulibaly, Camara
Nangala...
L'art
ivoirien se caractérise par de nombreux objets usuels ou
culturels (ustensiles, statues, masques…)
réalisés dans diverses matières et dans diverses parties
du pays par chacun des groupes culturels qui témoigne de
son art de vivre par ses réalisations. Ainsi, des
matériaux tels le bois ou
le bronze,
le raphiaou
le rotin ou
encore le bambou permettent
la réalisation de vanneries, sculptures,
meubles d’art, statues et masques.
Les masques Dan, Baoulés, Gouros, Guérés et Bétés sont
les plus connus. L’art du tissage est également partagé
par les Baoulés et les Sénoufos qui
sont en outre reconnus pour leur peinture sur tissu. Des
figurines de cuivre servant
autrefois à peser l’or sont aujourd'hui utilisées comme
ornementation, particulièrement dans l'aire culturelle Akan.
Mais la danse,
soutenue par une variété d'instruments de musique (tam-tams, balafons),
reste une pratique largement partagée par tous les
peuples ivoiriens traditionnels. Certaines danses ont
acquis une célébrité nationale : le Temate de
Facobly, la danse des échassiers de Gouessesso et Danané,
le Boloye du
pays sénoufo, le Zaouli du
pays gouro.
Il convient également de citer les poteries artistiques
fabriquées notamment par des femmes, et entièrement
réalisées à la main. Les poteries de Katiola sont
les plus célèbres du pays.
Ce
patrimoine culturel est abondant et disponible. De
nombreuses œuvres traditionnelles (surtout les
sculptures) sont vendues aux touristes de passage dans
les villes balnéaires comme Grand-Bassam ouAssinie.
D'autres encore sont exposées dans des galeries d'art ou
au musée des civilisations d'Abidjan.
Des peintres
tels Gilbert
G. Groud ou Michel
Kodjo exposent assez fréquemment des œuvres
de notoriété, alors que la bande dessinée est dominée
par Zohoré Lassane, caricaturiste et fondateur du
journal d'humour et de satire Gbich !.
On trouve en
Côte d’Ivoire une grande variété de monuments
historiques. Grand-Bassam,
première capitale de la Côte d’Ivoire, abrite le Palais
du Gouverneur, siège du premier gouvernement
à la colonie des français à la République de Côte
d’Ivoire, préfabriqué en France, avant d'être
reconstruit et amélioré en Côte d’Ivoire en 1893. La
ville compte également au nombre de ses bâtiments
pittoresques de style colonial, la maison Varlet et la
maison Ganamet appartenant à l'époque à de riches
commerçants et dont l'architecture intègre des matériaux
locaux de construction.
A Abidjan,
la cathédrale Saint-Paul présente une architecture très
particulière et contient deux pans entiers de vitraux
représentant l'arrivée des missionnaires en Afrique. À
Yamoussoukro, la basilique
Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro inaugurée
et consacrée par le Pape Jean-Paul
II en 1990, est une réplique de la basilique
Saint-Pierre de Rome et peut accueillir, dans
sa partie centrale 18 000 personnes dont 7 000 assises,
30 000 personnes debout sur son parvis et plus de
150 000 personnes debout dans l'espace compris entre les
colonnes de son esplanade. Elle est d'autre part
considérée comme l'un des édifices religieux les plus
grands et les plus vastes au monde, respectivement en
termes de hauteur et de superficie, et a nécessité
environ 300 millions de dollars pour sa construction.
Mais le bâtiment de la
Fondation Félix Houphouët-Boigny
pour la recherche de la paix est également
remarquable.
Dans le nord
du pays, des édifices religieux musulmans de style
soudanais caractérisés par un type d'architecture
introduit dans l'Empire
du Mali au 14e siècle
sont également remarquables. Les plus significatifs sont
la mosquée de Kaouara (département de Ouangolodougou),
la mosquée de Tengréla, la mosquée de Kouto, la mosquée
de Nambira (sous-préfecture de M'Bengué), les deux
mosquées de Kong ayant, selon les spécialistes, une
triple valeur architecturale, historique et
patrimoniale.
Sports
De
nombreuses disciplines sportives sont pratiquées dans le
pays. Des possibilités diverses de pratique de golf
existent avec les terrains de golf d’Abidjan,
de Yamoussoukro et
de San-Pedro qui
offrent quatre parcours de 9 à 18 trous. Chaque année un
open international doté du prix Félix Houphouët Boigny
est organisé et enregistre des participants de
notoriété.
Cependant,
le football reste
le sport roi en Côte d’Ivoire. Il attire de nombreuses
foules et déchaîne des passions. Ce sport populaire
jusque dans les contrées les plus profondes du pays est
largement pratiqué. Chaque ville et même chaque quartier
organise ses propres tournois de maracana.
Depuis 1991,
les médias en
Côte d’Ivoire sont régis par la loi. La Radiodiffusion-Télévision
ivoirienne (RTI) est l'organisme de diffusion
radiophonique et audiovisuel de l'État ivoirien. Elle
est financée par la redevance, la publicité et des
subventions. Elle comporte deux chaînes de télévision et
deux stations de radio : La
Première, généraliste ; TV2,
thématique dédiée au divertissement en majorité et
émettant dans un rayon limité à 200 km autour d'Abidjan
; Radio
Côte d'Ivoire, généraliste ; Fréquence
2, chaîne de divertissement ; Radio
Jam, 1re radio
privée du pays ; Africahit
Music TV.
Des journaux
de diverses audiences paraissent également
principalement à Abidjan. Hormis les journaux du Groupe
Fraternité Matin (Presse d'État, 25 000 exemplaires,
quotidien), la quinzaine d'autres titres est détenue par
des entreprises privées.
La musique
ivoirienne comporte plusieurs courants qui
peuvent se répartir entre les précurseurs (Ziglibithy,
Gbégbé, Lékiné...), les moins traditionalistes (zouglou,
zoblazo, mapouka,
ambiance facile...) et les courants modernes (N'dombolo,
Coupé-décalé...). Elle intègre également de nombreuses
danses. Les animateurs des courants précurseurs sont,
pour les plus connus : Amédée
Pierre, roi du Dopé (nom bété du rossignol), Allah
Thérèse, Tima Gbahi, Guéi Jean, Zakry Noël.
Les moins traditionalistes sont Anouman Brou Félix, Mamadou
Doumbia, François
Lougah (décédé), Ernesto
Djédjé (décédé) et Justin Stanislas. Une
vague d’artistes modernes peut être citée. Il s’agit
pour le reggae, de Alpha
Blondy, Tiken
Jah, Ismaël
Isaac, Serges Kassi, Fadal Dey ; pour le zouglou :
Serges Bilé, Yodé et l’enfant siro, Magic
System, Soum Bill, Espoir
2000, Aboutou
Roots ; pour la musique mandingue, de Aïcha
Koné, Mawa Traoré, Kandet Kantet, Affou Kéïta ;
pour le groupe des Disc-Jockeys, de Douk
Saga (décédé), Mareshal Dj, DJ Caloudji, Don
Mike le Gourou, DJ Jacob ; pour les variétés, de Meiway, Bailly
Spinto, Johnny La Fleur, Luckson Padaud,
Betika, Affo Love(décédée), Mathey, Tiane, Nigui Saff
K-Dance, Sothéka, Alain de Marie, Joëlle-C (décédée) ;
pour la musique religieuse, de Schékina, O’Nel Mala,
Pasteur Adjéi, Constance, les frères Coulibaly... et
pour la musique sentimentale, de Daouda, Frost. RTI
Music Awards récompense les meilleurs
artistes ivoiriens et africains de l'année. Ce trophée
est décerné par la RTI.
Le genre
théâtral est dominé par de nombreux humoristes dont Adama
Dahico, Digbeu Cravate, Zoumana, Adjé
Daniel, Bamba
Bakary, Gbi de Fer, Jimmy
Danger, Doh Kanon, Adrienne Koutouan, Marie
Louise Asseu et le duo Zongo et Tao qui, tous, se
produisent à la fois dans les salles de spectacles, à la
télévision et dans des films.
Le cinéma
ivoirien, depuis l'avènement du numérique,
a connu, dès 2004, de nouvelles sorties de films
comme Coupé-décalé de Fadiga de Milano, Le Bijou du
sergent Digbeu de Alex Kouassi, Signature de Alain
Guikou ou Un
homme pour deux sœurs de Marie-Louise
Asseu. Actuellement on assiste à la sortie
d'un film tous les trois mois en moyenne. Ces films
connaissent souvent des défauts techniques (image ou
son), mais leur rythme de production représente, grâce
au numérique, un nouveau départ pour le cinéma ivoirien.
Le Marché
des arts du spectacle africain (MASA) créé en
1993 par l’Organisation
internationale de la francophonie, est devenu
depuis mars 1998 un programme international de
développement des arts vivants africains. C'est un
projet artistique panafricain comprenant un marché de
spectacles, un forum de professionnels et un festival
qui se déroule à Abidjan tous les deux ans.