02 Janvier 2007
La transmission de l’animal à l’Homme
Le virus de la
grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de
l’animal à l’homme comme c’est le cas depuis janvier 2004 en
Asie. La contamination est aérienne et se fait
essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et
répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions
respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. Cette
situation est très commune an Asie où les hommes, des
villageois essentiellement, vivent intimement avec des
poulets d’élevages. Cependant la transmission peut se faire
de façon directe ou indirecte, par l’intermédiaire des
surfaces et/ou des mains souillées par les déjections.
La transmission
interhumaine
La transmission
inter-humaine du virus H5N1 a été formellement confirmée le
23 juin par l’OMS. C’est une mère de famille, infectée par
des volailles malades, qui a contaminé par sa toux plusieurs
membres de la famille vivant dans la même pièce. Mais ce n’etait
pas la première fois qu’une transmission d’homme à homme a
eu lieu et il faut se souvenir que le 28 septembre 2004,
l’OMS avait annoncé un cas probable de transmission d’humain
à humain en Thaïlande du sous-type viral A (H5N1). Cependant
cela ne veut pas dire que le virus s’est humanisé, on sait
seulement que le virus peut s’adapter à l’homme soit en
passant par le porc en prenant au passage des gènes aux
virus qui infectent le porc, soit plus directement en
choisissant des virus qui infectent l’homme.
|
Des tests en
laboratoire sur des poulets ont confirmé les deux premiers
foyers de la souche pathogène H5N1 du virus de la grippe
aviaire, ont annoncé les autorités pakistanaises, mardi. |
Chine. Les poulets sont infectés dans la zone frontalière du Vietnam, mais aussi en plein centre du pays (Hubei, Henan). Les autorités déclarent qu’elles vont procéder à des abattages massifs ; il va y avoir du travail : rien que dans la province de Canton, on élève 1,3 milliard de volatiles !
Vietnam. Huit cas confirmés, dont six décès ; les deux derniers cas sont survenus à HoChiMinh Ville –Saigon-, le poumon (excusez-nous, le terme est mal choisi) économique du pays. Un nombre indéterminé de patients sont actuellement en cours de bilan.
Thaïlande. Trois cas officiels, dont deux décès. Des poulets contaminés sont présents dans au moins la moitié du pays, et y compris dans la capitale Bangkok. Autres pays atteints, sans cas humain à ce jour : - Cambodge - Corée du Sud - Japon - Indonésie - Laos - Pakistan - Taiwan Soit un total de dix pays.
Éviter les marchés animaux,
les fermes, les parcs et réserves ornithologiques et tout
contact avec tous volatiles et leurs fientes ; ne manger de
volaille que très cuite.
Prévention des infections
manuportées :
- Ongles courts
- Se laver les mains aussi fréquemment que possible
- Faute d’eau, se frotter les mains avec un gel hydro-alcoolique
Se faire vacciner contre la
grippe, dite « saisonnière » : peut-être y aura-t-il une
certaine protection contre le virus mutant, mais surtout :
- cette vaccination diminuera le nombre de voyageurs qui
reviendront de zones de transmission avec seulement une grippe
banale, qu’ils attribueraient dans la panique à une possible
grippe aviaire ; éviter de ce fait un stress inutile et
l’engorgement des services d’urgence ;
- un voyageur atteint par la grippe banale a dans son organisme
le virus ; si le virus H5N1 l’atteint également, les deux virus
vont se côtoyer, ce qui est de nature à favoriser l’émergence du
virus mutant.
Identifiée pour la première
fois en Italie dans les années 19001, l'Influenza aviaire est
une maladie virale hautement contagieuse, susceptible
d'entraîner une mortalité extrêmement élevée chez les oiseaux,
notamment les volailles, les dindes, poules et poulets ; ces
volailles peuvent aussi être infectées avec des symptômes
frustres ou absence de signes cliniques par des souches
faiblement pathogènes. Certaines espèces sont plus résistantes
que d’autres. Ainsi, les canards peuvent être infectés par des
souches pathogènes en ne présentant que des signes cliniques
très discrets. D’autres espèces dont le porc peuvent être
contaminées mais de manière beaucoup plus rare.
L'Influenza aviaire est causée essentiellement par deux
sous-types de virus H5 et H7 parmi lesquels existent différentes
souches plus ou moins pathogènes.
Les virus de l’:influenza
aviaire, très cosmopolites, sont rencontrés dans toutes les
régions du monde, parfois sous la forme d'épizooties meurtrières
(virus H5N2 en Pennsvlvanie - USA de 1983 à 85, virus H7N3 au
Pakistan en 1994-95, virus H5N2 au i\lexique en 1994-95, virus
H5N1 à Hong-Kong et en Chine du sud en 1997, en 2001 et jusqu’à
présent dans de nombreux pays de
l’Asie du Sud-est), ou le plus souvent sous la forme de fovers
isolés dûs à des souches très pathogènes (H7N3 en Australie en
1992 et 1995, H7N4 en 1997, H5N2 en Italie en 1997-98 , H7N7 en
2003 aux Pays-Bas, H5N1 en Russie, Turquie et Roumanie en 2005)
ou encore sous la forme de souches peu pathogènes entraînant des
chutes de ponte. La France est considérée indemne d’influenza
aviaire depuis 1948.
Le virus est transmis
essentiellement par contamination directe (sécrétions
respiratoires et matières fécales des animaux infectés) ou
indirecte (exposition à des matières contaminées : nourriture,
eau, matériel ou vêtements contaminés). Dans le cas où l’élevage
des animaux est réalisé avec des parcours en plein air, la
distribution des aliments à l’intérieur minimise la promiscuité
entre oiseaux sauvages et domestiques et restreint le risque de
passage de virus entre les espèces sauvages et domestiques. La
période d'incubation de la maladie est de trois à cinq jours.
Les signes à observer en priorité chez les volailles sont : la
diminution de l'appétit, une réduction considérable de la
production d’oeufs, et surtout pour les formes graves des
symptômes digestifs, respiratoires ou nerveux évoluant très
rapidement vers la mort qui peut atteindre 90 à 100 % des
volatiles. Cette symptomatologie est proche de celle observée
dans la maladie de Newcastle. Les virus en cause sont pourtant
totalement différents et peuvent être différenciés aisément par
l’analyse en laboratoire.
Sensibilité du virus
Le virus est peu résistant dans le milieu extérieur, comme dans
les produits d'origine aviaire, ce qui réduit les risques de
transmission indirecte. Il peut néanmoins survivre 4 jours à
22°C, 30 jours à 0°C dans l'eau contaminée et 40 jours dans les
fientes . |